Enseigner au XXI siècle

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« L’invasion du curriculaire », selon la Société des agrégés

ministre et lussault

la ministre et le nouveau président du CSP

Michel Lussault, grand géographe et directeur de l’Institut français de l’éducation, organisme qui a succédé à l’INRP, vient d’être nommé président du iFEConseil supérieur des programmes. Je ne connais pas suffisamment la personne pour préjuger de son action à venir, mais le fait qu’il allie la légitimité scientifique et l’implication dans la recherche pédagogique est plutôt bon signe. J’ai aussi regardé son blog (qui n’est plus à jour) sur lequel notamment un billet m’a bien plu où l’universitaire s’élevait contre ses collègues qui réclamaient moins d’enseignement pour davantage de recherche dans leur service et surtout qui, dans un appel, semblaient considérer celle-ci comme infiniment plus « noble » que le fait d’enseigner.

Mais plusieurs groupes toujours opposés à un passage « au XXI° siècle » de notre école commencent à se déchainer. (suite…)

Mais voyons, c’est si simple !

Je viens de lire ce matin une interview de François Desmet dans Libération consacrée à l’abus de la référence à Hitler. Peu importe ici ce que le philosophe expose, mais je découvre la fin où il évoque des pistes pour combattre les idées d’extrême-droite : « L’école pourrait aussi dispenser des cours communs de philosophie et d’histoire des religions ».

J’ai écouté récemment un débat de bonne tenue sur LCP dans l’excellente émission « ça vous regarde » sur la vertu et la politique. Blandine Kriegel, philosophe du droit, y développait des idées pas inintéressantes, même si on pouvait être irrité par sa monopolisation de la parole, fort discourtoise et prétentieuse (mais là n’est pas la question). Cependant, au final, dans les pistes évoquées pour « rétablir de la vertu », là encore, l’école « devrait enseigner le droit » (ce qui aurait été proposé à JP Chevénement et refusé)

Alain Bentolila (comme dans Carmen, j’ai envie d’écrire : « c’est quelqu’un que j’aimais autrefois », quand il était un linguiste nuancé et l’organisateur des Entretiens Nathan), raconte dans son récent Comment nous sommes devenus si cons   (sic) que les jeunes d’aujourd’hui ne savent plus expliquer quelque chose d’aussi simple que la loi de la chute des corps (« comment expliquer que lorsqu’on lâche une pierre, elle tombe ? ») et mettant en cause finalement l’école qui ne fait pas son travail correctement. (suite…)