Edtech, la Silicon Valley et le reste du monde – Episode 4, le Mooc est mort vive le Mooc

Passer une semaine à San Francisco, rencontrer les principaux acteurs edtech et universitaires, revenir à Paris, reprendre le travail, procure une étrange sensation : celle d’avoir appuyé sans s’en rendre compte sur le bouton “avance rapide” de sa télécommande. Voici le dernier épisode de ma série « Edtech, la Silicon Valley et les reste du monde : Episode 4, la Mooc est mort, vive le Mooc »

La visite de Stanford et de l’équipe en charge du digital learning m’a stupéfié à plusieurs égards. Le premier, est l’hostilité presque agressive avec laquelle les Moocs sont maintenant considérés. Le deuxième est l’esprit moutonnier du monde, qui duplique ce que font les Américains sans s’interroger sur le sens, car c’est bien connu, tout ce que font les Américains est forcément génial, avant de s’apercevoir qu’il y avait peut-être des ajustements à faire…. Ainsi, je rencontre encore des gens qui déplorent que la France n’ait pas produit assez de Moocs, comme si le critère quantitatif avait du sens.

Les raisons pour lesquelles le monde universitaire amércain semble se détacher des Moocs, sont assez simples : les Moocs servent de complément de formation à des individus déjà éduqués; leur modèle économique reste branlant; leur pédagogie n’est pas toujours personnalisée. Pour des universités prestigieuses comme Stanford, les partenariats avec des plateformes Mooc sont considérés comme des coûts de R&D dont elle font porter le risque aux plateformes (et à leurs investisseurs). Cela devrait faire réfléchir les universités qui publient des Moocs sans stratégie, sans modèle économique, sur des thématiques déjà saturées.

L’hybridation du Mooc avec d’autres modalités se développe, en particulier chez les entreprises qui développent leurs propres offres de Moocs corporate. Nous le constatons déjà avec nos clients qui utilisent les Moocs en les adaptant, en intégrant du présentiel.

Le Mooc “pur” va évoluer : marque employeur, produit d’appel pour une entreprise, communication d’influence, philanthropie, refonte de la formation initiale : les raisons de faire des Moocs sont nombreuses.

Le Mooc est mort; vive le Mooc !

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