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	<title>Commentaires sur : Le conseil de classe comme espace de neutralisation du politique</title>
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		<title>Par : Jacques Vauloup</title>
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		<dc:creator>Jacques Vauloup</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Aug 2012 13:44:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Subtile, utile et loin d&#039;être futile analyse de l&#039;ouvrage de Calicchio et Mabilon-Bonfis (2004), y compris en période de trêve estivale. 

Dans &quot;Changer le conseil de classe&quot; (EduSarthe, 2004), dans &quot;Une orientation scolaire a-t-elle un sens ? (EduSarthe, 2009), mais aussi dans &quot;L&#039;orientation, c&#039;est l&#039;affaire de tous&quot; (Scéren-Cndp, tome 1, article &quot;Le conseil de classe entre justesse, justice et justification&quot; par Desclaux-Vauloup), les 10 paradoxes du dialogue en orientation avaient été croqués ainsi. 
Extraits : 

Petit décalogue des paradoxes du dialogue  

1- L’élève est censé élaborer son projet personnel d’orientation, le choisir et en prendre la responsabilité ; mais c’est le chef d’établissement qui en décide.
2- Le chef d’établissement a le pouvoir de décider, mais comme il hésite à exercer ce pouvoir en solitaire et à remettre en cause l’avis des professeurs, la compétence propositionnelle du conseil de classe devient, de facto, une compétence décisionnelle.
3- Le conseiller d’orientation-psychologue, faute de disponibilité, et pourtant membre de droit du conseil de classe, participe aujourd’hui moins souvent à un conseil qui désormais propose qu’il n’assistait autrefois (avant 1991) aux conseils de classe qui, à l’époque, décidaient. 
4- L’élève est absent en conseil de classe au moment de l’analyse de sa propre situation, alors qu’il est présent en commission d’appel, qu’il soit majeur ou mineur (avec autorisation des parents dans ce cas). En conseil de classe, l’élève, même s’il est majeur (18 ans révolus), est stricto sensu un incapable juridique.  
5- Le parent d’élève est absent en conseil de classe au moment de l’examen de la situation de son enfant, mais il est présent en commission d’appel.
6- Le conseil de classe peut proposer à l’élève une orientation vers une spécialité dont les professeurs savent qu’elle est difficile d’accès, sans être assurés que l’élève pourra y être admis, et donc sans être aucunement en mesure de rassurer la famille et l’élève et sa famille sur ses chances d’y accéder.
7- Curieusement, et contrairement au cas de tous les autres conseils ou réunions convoqués par l’établissement, aucun compte rendu officiel des conseils de classe n’est assuré par l’établissement. On se contente de demander aux délégués des élèves de faire un compte rendu (écrit et/ou oral) aux autres élèves de la classe, et on laisse les représentants des parents d’élèves faire un compte rendu aux autres parents. Pour réaliser leur tâche, les délégués des élèves et représentants des parents sont, pendant le conseil, concentrés sur la prise de notes, et s’immiscent rarement dans l’échange.
8- Le chef d’établissement peut à la fois présider le conseil de classe, instance propositionnelle, recevoir la famille lors de l’entretien post-conseil, arrêter la décision d’orientation, mais ne peut pas être entendu par la commission d’appel alors que c’est lui qui a pris la décision d’orientation.
9- Le chef d’établissement, ou son représentant, préside le conseil de classe. Dans les faits, si le chef d’établissement ne préside pas le conseil, il peut être remplacé par son adjoint, mais aussi par le conseiller principal d’éducation, par le professeur principal, voire par un autre professeur de la classe. A ce régime, tout membre de droit du conseil pourrait, sur mandat du chef d’établissement, présider cette instance.
10- En commission d’appel, le «  dossier de l’élève est présenté par un professeur de la classe à laquelle appartient l’élève et par le conseiller d’orientation intervenant dans l’établissement » ; mais ce n’est pas obligatoirement le professeur principal qui s’en charge, et la commission d’appel entend un représentant de l’instance propositionnelle (un professeur, un conseiller d’orientation-psychologue), et non le chef d’établissement.

Pour le conseil de classe, on attend aussi le changement, maintenant !]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Subtile, utile et loin d&rsquo;être futile analyse de l&rsquo;ouvrage de Calicchio et Mabilon-Bonfis (2004), y compris en période de trêve estivale. </p>
<p>Dans &laquo;&nbsp;Changer le conseil de classe&nbsp;&raquo; (EduSarthe, 2004), dans &laquo;&nbsp;Une orientation scolaire a-t-elle un sens ? (EduSarthe, 2009), mais aussi dans &laquo;&nbsp;L&rsquo;orientation, c&rsquo;est l&rsquo;affaire de tous&nbsp;&raquo; (Scéren-Cndp, tome 1, article &laquo;&nbsp;Le conseil de classe entre justesse, justice et justification&nbsp;&raquo; par Desclaux-Vauloup), les 10 paradoxes du dialogue en orientation avaient été croqués ainsi.<br />
Extraits : </p>
<p>Petit décalogue des paradoxes du dialogue  </p>
<p>1- L’élève est censé élaborer son projet personnel d’orientation, le choisir et en prendre la responsabilité ; mais c’est le chef d’établissement qui en décide.<br />
2- Le chef d’établissement a le pouvoir de décider, mais comme il hésite à exercer ce pouvoir en solitaire et à remettre en cause l’avis des professeurs, la compétence propositionnelle du conseil de classe devient, de facto, une compétence décisionnelle.<br />
3- Le conseiller d’orientation-psychologue, faute de disponibilité, et pourtant membre de droit du conseil de classe, participe aujourd’hui moins souvent à un conseil qui désormais propose qu’il n’assistait autrefois (avant 1991) aux conseils de classe qui, à l’époque, décidaient.<br />
4- L’élève est absent en conseil de classe au moment de l’analyse de sa propre situation, alors qu’il est présent en commission d’appel, qu’il soit majeur ou mineur (avec autorisation des parents dans ce cas). En conseil de classe, l’élève, même s’il est majeur (18 ans révolus), est stricto sensu un incapable juridique.<br />
5- Le parent d’élève est absent en conseil de classe au moment de l’examen de la situation de son enfant, mais il est présent en commission d’appel.<br />
6- Le conseil de classe peut proposer à l’élève une orientation vers une spécialité dont les professeurs savent qu’elle est difficile d’accès, sans être assurés que l’élève pourra y être admis, et donc sans être aucunement en mesure de rassurer la famille et l’élève et sa famille sur ses chances d’y accéder.<br />
7- Curieusement, et contrairement au cas de tous les autres conseils ou réunions convoqués par l’établissement, aucun compte rendu officiel des conseils de classe n’est assuré par l’établissement. On se contente de demander aux délégués des élèves de faire un compte rendu (écrit et/ou oral) aux autres élèves de la classe, et on laisse les représentants des parents d’élèves faire un compte rendu aux autres parents. Pour réaliser leur tâche, les délégués des élèves et représentants des parents sont, pendant le conseil, concentrés sur la prise de notes, et s’immiscent rarement dans l’échange.<br />
8- Le chef d’établissement peut à la fois présider le conseil de classe, instance propositionnelle, recevoir la famille lors de l’entretien post-conseil, arrêter la décision d’orientation, mais ne peut pas être entendu par la commission d’appel alors que c’est lui qui a pris la décision d’orientation.<br />
9- Le chef d’établissement, ou son représentant, préside le conseil de classe. Dans les faits, si le chef d’établissement ne préside pas le conseil, il peut être remplacé par son adjoint, mais aussi par le conseiller principal d’éducation, par le professeur principal, voire par un autre professeur de la classe. A ce régime, tout membre de droit du conseil pourrait, sur mandat du chef d’établissement, présider cette instance.<br />
10- En commission d’appel, le «  dossier de l’élève est présenté par un professeur de la classe à laquelle appartient l’élève et par le conseiller d’orientation intervenant dans l’établissement » ; mais ce n’est pas obligatoirement le professeur principal qui s’en charge, et la commission d’appel entend un représentant de l’instance propositionnelle (un professeur, un conseiller d’orientation-psychologue), et non le chef d’établissement.</p>
<p>Pour le conseil de classe, on attend aussi le changement, maintenant !</p>
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