S’AFFRANCHIR DE L’ORIENTATION : une nécessité éducative et démocratique

Je vous propose le texte de Jean-Marie Quairel qu’il résume ci-dessous.

C’est la notion même d’Orientation qu’il faut remettre en question en formation initiale et tout au long de la vie, si l’on veut pouvoir mettre en œuvre un processus humaniste de développement personnel et d’aide au choix de formations et à leur accomplissement.

Les racines de la discorde

Historiquement, l’Orientation s’inscrit dans un fonctionnement de l’école où « l’Elitiste Républicain » masque un tri sélectif massif, à caractère social ( cf R.Establet ou P.Meirieu . Après 68, aucun pouvoir politique n’a finalement décidé de rompre avec les fondements de cette approche qui repose sur l’idée selon laquelle il serait nécessaire d’organiser la division sociale du travail à partir d’un tri de la population, basé sur les aptitudes et les résultats scolaires de chaque enfant. Ainsi l’Orientation Scolaire et Professionnelle, puis l’Information et l’Orientation se sont elles développées dans un tiraillement permanent entre les attentes des gouvernements, plus ou moins affirmées, d’orientation des jeunes en fonction des besoins de l’économie et celles des aspirations des jeunes et des familles à s’orienter en fonction de leurs motivations personnelles. L’obtention en 1991 du titre de Psychologues par les Conseillers d’Orientation , si elle pouvait apparaître comme un aboutissement logique des liens historiques de cette profession avec les grands courants de la Psychologie (Reuchlin, Wallon, Piaget etc…), n’a pas réglé la question de l’instrumentalisation de l’orientation à des fins dirigistes et a même augmenté la distance entre les dirigeants politiques et les professionnels des services d’orientation , qui ne sont plus pilotés par le MEN depuis le milieu des années 90 . L’ « intérêt de l’élève » , décrété par des maîtres formés à l’élitisme et supposés infaillibles, s’est imposé , en lieux et place de son écoute, de l’empathie à son « être au monde » et du respect de son développement et de son propre désir d’advenir ; autant de dimensions portées par beaucoup de COP depuis le début des années 80…. Pas assez nombreux ? De fait , l’Orientation symbolise cette opposition fondamentale.

Dans les années 2000, de nombreux rapports ont dénoncés, à juste titre , les dérives et les dysfonctionnements d’un système éducatif à bout de souffle , symbolisés par les « erreurs d’orientation » ou par les « orientations subies » , mais en les amalgamant à l’action des professionnels plutôt qu’en remettant en question les procédures qui structurent le système . La tentative avortée de régionalisation des services d’orientation en 2003 , est une preuve évidente du déni du MEN à l’égard de ses propres services d’orientation . Depuis très longtemps mal perçue par le public (« si vous continuez à ne pas travailler, vous allez être orienté ! ») l’orientation est devenue un repoussoir et l’action des COP une « obscure clarté » : Il serait inutile de développer une approche psychologique et développementale de l’orientation des jeunes , qui « ont surtout besoin d’informations sur les métiers et les débouchés ». En vérité, personne ne veut remettre en question, une organisation scolaire, protectrice de l’ordre social conservateur et du pouvoir que confère le savoir universitaire.

Aujourd’hui, c’est cette conception dirigiste qui ressurgit, même si le projet de « refondation de l’école » évoque la possibilité d’accorder au jeune et à sa famille le pouvoir ultime de décision en matière d’orientation. Par ailleurs, les atermoiements du gouvernement dans la mise en place d’un nouveau SPO régionalisé (bien nécessaire pour endiguer le consumérisme autour de l’information et de l’orientation) et l’hostilité ou les réserves qu’elle suscite chez les COP et DCIO, démontrent clairement que la question de l’Orientation est toujours clivante et ne peut pas se prévaloir d’une culture commune qui fasse consensus.

 

L’Orientation : des procédures « obstacles » à un processus éducative

 

Les obstacles qu’elles constituent sont largement développés dans de nombreux articles, en particulier sur le Blog de Bernard Desclaux auquel je contribue. Ils peuvent se résumer ainsi :

– Arbitraire des décisions prise par les chefs d’établissements, en cas de désaccord avec la famille.

– Déresponsabilisation des jeunes et des familles.

– Renforcement de la hiérarchisation des filières de formations.

– Facteur déclenchant majeur du décrochage scolaire en LP.

– Blocage de l’ascenseur social par interdiction d’accès au Bac généraux de certaines catégories sociales.

– Brouillage du message concernant la nécessité pour chaque jeune de « choisir son orientation » et non de la « subir ».

– Rupture du temps et de la continuité nécessaire pour construire un projet .

– Justification du maintien d’une pédagogie aux objectifs discriminant et élitistes, plus que favorisant l’émancipation de tous, par une réussite aux formes diverses.

Au-delà de l’avancée démocratique considérable que constituerait la reconnaissance du « droit à décider de son orientation » pour les jeunes et les familles les plus éloignés de l’école, il convient cependant de s’interroger plus avant sur la notion même d’Orientation et sur l’usage qui en est fait.

 

L’Orientation : une notion piégée, contre une véritable démocratie scolaire et citoyenne

 

L’Orientation est une notion qui piège tous les acteurs car elle prétend résumer un processus de choix d’études ou de métiers, alors qu’elle ne fait que valider ou sanctionner un parcours scolaire et accorder ou refuser l’autorisation de commencer une formation.

Il n’est pas sérieux, aujourd’hui, de laisser entendre que l’on peut prévoir à l’avance l’adaptation et la réussite d’un jeune dans ses études , pas plus que de laisser croire que l’on peut y arriver par de meilleures informations sur les études et sur les débouchés . Les incertitudes sur l’avenir du monde et l’instabilité, la précarité des destins individuels, rendent cette approche illusoire . En figeant les données et les variables en jeux, en insistant sur les limites des sujets, plus que sur leurs ressources, l’Orientation ne fait plus sens, ou plutôt elle signifie de fausses perspectives et de fausses nécessités pour celles et ceux qui y sont confrontés . L’élévation du niveau général de la population et le recours massif aux NTIC, la rende obsolète et attentatoire au « droit à l’égalité des chances ».

Ainsi, l’Orientation, remise au goût du jour par les tenants d’une économie dérégulée et d’une Ecole à minima, comme par ceux qui veulent « refonder l’Ecole » et qui croient à l’investissement dans l’éducation, démontre sa propension à être instrumentalisée : Certains veulent « orienter précocement les jeunes », quand d’autres veulent « les aider à s’orienter et leur éviter des orientations subies ». Elle est, en tous cas devenue incompatible avec une approche « humaniste » de la formation et du devenir de la jeunesse. Nos gouvernants actuels feraient bien d’y réfléchir à deux fois, avant d’en faire un pivot de leur politique éducative : s’ils veulent instaurer une réelle égalité de droit entre tous les citoyens, la notion d’orientation sera un obstacle, puisqu’il y a ceux qui peuvent choisir leur destin et ceux qui le subissent. Aujourd’hui, le rôle des pouvoirs publics en matière de formation, est il de continuer à trier, à priori, entre les jeunes ou les salariés en fonction d’une offre de débouchés aléatoires, ou de favoriser l’expérience et l’adaptation de chacune et chacun à une formation, choisie en toutes consciences de ses exigences et de ses contraintes et facilement adaptable aux évolutions du contexte économique ?

 

L’échec de l’Education à l’Orientation

 

Dans la foulée de l’ADVP (activation du développement vocationnel) et de l’ EDC (Education des Choix) de nos amis Canadiens, l’EAO (Education à l’Orientation) s’est développée en France dans les années 90 , sans pouvoir s’inscrire durablement et largement dans les pratiques des enseignants , ni dans celles des COP.

Il ne pouvait pas en être autrement puisqu’elle tentait d’associer deux termes antinomiques : Education, un processus, et Orientation, essentiellement des procédures. L’approche Canadienne avait du sens, car elle ne parlait pas d’orientation, mais de processus d’activation et de choix, pleinement en accord avec une approche éducative.

En conséquences, l’image de l’Orientation et des COP n’est pas sortie améliorée de ces tentatives, dans la mesure où, globalement, un écart considérable est apparu entre des ambitions éducatives et des réalités d’échecs scolaires et sociaux, où ceux qu’elle devait aider en priorité, ont continué de subir l’exclusion et son cortège de conséquences sociétales négatives , en particulier dans le champ de l’insertion et de la formation continue. S’en remettre aux effets, incontestables par ailleurs , de la « résilience » ou de la « sérendipité » pour les réparer, n’est pas une solution responsable, mais un renoncement.

Peut on envisager de construire un avenir meilleur pour la jeunesse, en conservant une notion aussi ambiguë et instrumentalisée que celle d’Orientation ? Qu’elle soit confirmée nationale ou devienne régionale, cette référence sera un frein : nous ne pouvons pas appeler à la responsabilité de tous pour avoir un projet ou faire un choix, en refusant, en même temps, à certains, par la loi, le simple pouvoir de se confronter à leur désir d’apprendre pour briser certains déterminismes sociaux et culturels.

La question du « niveau de connaissances des élèves » qui la justifie, est un faux problème , puisqu’on sait de puis très longtemps (C.Freinet) ce que de récentes études en neuro biologie nous confirment : il ne se constitue pas par empilement de couches successives , mais il est une création permanente , très dépendante du contexte des apprentissages, ainsi que de l’envie et du plaisir de l’élève .

 

Des solutions alternatives

 

Il faut remplacer le terme « Orientation » par celui « d’aide aux choix de formations » qui correspond plus justement à ce qui est en question, en rendant plus lisible l’ensemble du processus et des intentions à l’égard des jeunes.

En effet, la notion de « formation » inclue toutes les spécialisations, des bacs généraux aux CAP, ainsi que l’idée des métiers et la forme de l’apprentissage, bien mieux que celle d’orientation : elle est « inclusive » et non pas « exclusive » ; elle ne sépare pas, elle unifie.

 

Le MEN doit mettre en place un « Service Public d’aide aux choix de formations » régionalisé, s’il ne peut plus être financé par l’Etat, seul moyen d’empêcher les dérives consuméristes actuelles.

Dans les Rectorats, le SAIO devient un « Service Académique d’information et de régulation des formations » qui pilote avec la Région (conventions), l’action du réseau des organismes participants au « Service Public d’aide aux choix de formations tout au long de la vie». Le Rectorat garde en particulier la main sur la gestion des « Psychologues-Conseillers en parcours de formations » (ex COP) qui continuent à être nommés dans un « Centre d’information et de Conseil en formations » (ex CIO) , dirigé par un Directeur au statut spécifique , et à exercer , à part égale , en CICF et en établissements scolaires du second degré .

Les jeunes et les familles, disposant de toutes les informations, avis et conseils nécessaires, ont connaissance avec précision des contraintes liées à l’affectation dans certaines sections, et décident de leurs choix de formations.

La disparition progressive du redoublement (une excellente évolution) entraîne toutefois l’arrivée en LP d’élèves souvent trop jeunes (- de 15 ans) pour assumer ce type de formation . Il faudra instituer une « année préparatoire aux choix de formations », après la 3° , pour éviter des échecs inutiles à celles ou ceux qui ne peuvent pas choisir : demandons nous pourquoi le temps accordé aux meilleurs élèves pour choisir leur voie (Classe prépa), est refusé aux plus fragiles ?

Les jeunes adultes, en reconversion volontaire, ou en recherche de qualification, choisissent de s’engager, en toute conscience, dans une formation ; il est question de «choisir ou de changer le sens et le contenu de son parcours ». L’utilisation d’une formule plus active est moins connotée que celle d’Orientation, est le but recherché. Les changements de parcours imposés devraient être désignés comme tels et ouvrir droit à compensations.

« L’entretien de conseil en parcours de formations » reste le cœur du métier des Psychologues-Conseillers. Il a une triple visée, de préparation aux choix de formations, d’aide à l’adaptation et, plus largement, au développement personnel dans la collectivité.

Les conséquences de ces changements d’appellations vont bien au-delà d’une modification des apparences : il est question de transformer en profondeur les intentions de la nation à l’égard de ses jeunes et d’organiser en conséquence les services chargés de les accompagner et de les aider dans le choix de leurs parcours de formations et tout au long de leurs déroulements, ainsi qu’au moment de leur insertion professionnelle. Parions que les jeunes citoyens sauraient reconnaître le signe de confiance et d’accueil qui leur serait ainsi envoyé par les dirigeants et par la société toute entière. L’école subit la société et elle la détermine en même temps ; l’une et l’autre sont dans une relation d’inter dépendance : Comme pour deux personnes qui veulent progresser ensemble, la nécessité d’une « empathie croisée » est incontournable, sous peine de rupture irrémédiable… Ce point n’est peut être pas atteint .

 

Perspectives : « Être attentif à chacune et chacun, dans un projet d’avancée collective et tout au long de la vie »

 

De tels objectifs ne peuvent s’inscrire que dans le cadre d’un système éducatif profondément rénové, attentif à chaque jeune et facilitant ses expériences pour choisir et apprendre, en lien avec une organisation du travail, une reconnaissance et un respect des salariés, enfin digne d’un pays démocratique et évolué. C’est une volonté politique qui peut seule faire changer les choses, en s’appuyant et en favorisant les initiatives citoyennes . Il y aura toujours besoin de professionnels qualifiés et désintéressés, pour favoriser l’émancipation et la structuration de ceux qui vont constituer notre futur : les COP et DCIO ont , avec d’autres , cette vocation et cette mission , mais ces évolutions concernent toute la société civile … Le fonctionnement économique et social d’une nation dépend de son organisation , elle même conditionnée par le niveau de conscience , de culture , l’esprit civique de ses citoyens . Dans un monde aux ressources finies, il n’y a pas d’autres issus que de créer les conditions d’un « futur désirable pour tous » (cf. Pacte Civique) Au-delà de l’engagement de chacun, rien ne sera possible sans des changements « systémiques » dont ceux touchant à l’Orientation ne sont qu’un exemple emblématique.

 

Janvier 2013 Jean Marie Quairel

 

Conseiller d’Orientation Psychologue

Directeur de CIO retraité.

 

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This entry was posted on lundi, février 4th, 2013 at 11:45 and is filed under Orientation. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

4 Responses to “S’AFFRANCHIR DE L’ORIENTATION : une nécessité éducative et démocratique”

  1. Roger Mohr Says:

    Cette analyse fournit des points de vues excellents. Je partage en effet l’idée de conseil en formation plutôt que d’orientation.

    Ce principe idéal étant énoncé, sa mise en œuvre se heurte à plusieurs obstacles, et je n’en développerai ici que deux :

    1- les CIO, et le système éducatif de manière plus générale, n’ont qu’une vision trop réduite de la réalité des emplois. De part mes fonctions j’ai pu mesurer ce trou. D’une part sur la méconnaissance de la réalité des fonctions qui sont exercées dans différents métiers, d’autre part les besoins économiques directement liés au nombre d’emplois offerts. Certes c’est très fluctuant dans ce monde qui évolue rapidement, mais il y a quelques constantes qu’il ne faudrait pas ignorer.

    2- les jeunes et leurs familles : je rencontre constamment des jeunes souhaitant s’engager dans des métiers « sexy » tels que technicien du son, journaliste, communication en événementiel, … (la liste serait trop longue); quand je leur explique la difficulté d’exercer dans ces domaines où l’offre est très largement en dessous de la demande, la réponse est constamment : je suis très motivé(e), c’est vraiment ce que je veux faire, … Du coup on se retrouve avec ces formations à chômeurs, parfois exploitées au plus grand profit de systèmes de formations privés qui ont compris cette demande.
    A cette dimension de la demande de jeunes se greffe celle des parents pour qui le diplôme le plus élevé est un signe de réussite sociale. J’ai malheureusement trop d’exemples, certains très personnels, de poursuites de niveau conduisant à des catastrophes à cause de l’inadéquation des capacités des jeunes face aux exigences des études visées. Et c’est une réalité que toutes les théories éducatives n’arriveront pas à supprimer.

    Ma conclusion : la réflexion menée ici est certes intéressante mais incomplète face à des aspects bien concrets comme ceux soulevés ici. J’aime les grands principes, mais j’aime aussi qu’ils puissent être placés face à la réalité des choses.

  2. Sirius Says:

    On est consterné par ces propos qui, une fois de plus, montrent qu’on ne fait pas forcément une bonne politique avec des bons sentiments.
    Il y a longtemps que l’on sait qu’il est impossible de faire une prévision précise des emplois futurs. Et c’est une accusation sans preuve de dire que les gouvernements ont fait du tri social délibéré à travers l’orientation.
    L’orientation actuelle est médiocre et insuffisante. Mais c’est aggraver la situation que de dire que la régulation des flux doit être laissée au « désir d’apprendre ». Alors que les professeurs peuvent prédire avec une faible marge d’erreur (qui peut être corrigée par des passerelles) que tel, qui ne maîtrise pas la langue française, ne pourra être juriste ou professeur de lettres, ou qu’un autre, qui est médiocre en maths ne pourra pas être ingénieur, etc.
    Au contraire du propos ci-dessus il faut renforcer l’orientation et même la sélection, pour mettre fin au fantastique gâchis humain et financier de la situation actuelle.

  3. Quairel Jean marie Says:

    Merci pour votre réponse , qui me permet de préciser ma pensée . Vous savez, je crois vraiment que « la réalité des choses » est , en grande partie , une « construction mentale socialisée » .Les deux problèmes que vous soulevez sont réels , mais c’est la façon dont nous les abordons , à l’école et dans la société , qui est le vrai problème : En effet , l’individu est ainsi fait , qu’il est d’abord sensible à ce qu’il découvre , à ce qu’il expérimente et à ce qu’il éprouve ; Vous pouvez l’informer avec précision sur un certain nombre de « réalités » ( celles que vous énoncez par ex.), il n’en demeure pas moins que c’est le contact à celles ci qui va agir sur lui . Il faut donc organiser l’école et la société autour du droit à l’expérience et revaloriser le rôle des anciens (retraités) dans la transmissions, car les jeunes sont plus réceptifs à des témoignages qu’à des informations ….Le temps du Conseil doit se situer en accompagnement de ses découvertes et dans le questionnement qui les suivent . Croire aux effets de la bonne information et du bon conseil en amont des expériences désirées est une illusion qui rassure les adultes : A nous de nous organiser , collectivement , pour rendre possible des choix éclairés par l’expérience et reconnaitre le droit à l’erreur .

  4. Quairel Jean marie Says:

    à Sirius : Continuez donc à renforcer l’Orientation et la Sélection ….Dans 10 ans l’EN sera privatisée . Vous prenez vraiment les gens pour des imbéciles en laissant croire qu’ils sont incapables de s’évaluer et de trouver ce qui est possible ou impossible pour eux ….Simplement, certains (une minorité) sont dans la provocation pour braver les interdits et il faut savoir les accompagner ….Une école « intelligente » devrait être capable d’organiser les parcours des élèves sans sélection , ni orientation jusqu’au bac ….C’est en tous cas la solution appliquée dans la plus part des pays qui ont de bien meilleurs résultats que nous . Il arrive des temps où les certitudes des « savants » peuvent être assimilées à du « mépris » : Nous y sommes . Quant aux preuves du trie social , lisez donc Baudelot et Establet ou consultez le document ministériel intitulé  » l’État de l’école » , qui sort tous les ans . Enfin , vous confondez les « bons sentiments » et la prise en compte prioritaire de la personne et de son développement .

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