Si on écoute bien JM Blanquer sur l’orientation, deuxième

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, s’est rendu le vendredi 15 juin à Saint-Quentin (Aisne). Il y fut accueilli par un groupe de Psyen EDO  et DCIO. Cette rencontre improvisée fut enregistrée et on peut la voir et l’entendre sur Youtube[1]. Il a également parlé aux députés. Et d’autres s’expriment à sa place !

Résultat, encore un peu plus de cacophonie !

Fragment d’un discours hésitant

Je retranscris ci-dessous les principaux échanges et surtout les déclarations de M. Blanquer de cette vidéo-rencontre de 7 minutes.

« Il ne s’agit pas de rabattre tous les CIO dans les établissements, on a été maladroit dans la communication…. »

« Le but n’est pas de supprimer les services » « pour le moment on a parlé de relocaliser dans les établissements » « D’ailleurs il y des endroits où ça se passe, et ça se passe bien »

« Mais surtout l’orientation doit devenir une question beaucoup plus dense dans la vie des élèves » « chez vous, mais aussi dans celle des professeurs, c’est ce qu’on a fait avec le deuxième PP en terminale »

« Personne ne peut avoir toutes les solutions pour un élève »

Les collègues  disent : « On échange les infos, travail en équipe, partenariat…. »

« C’est mieux si vous voulez travailler en équipe avec les professeurs d’être dans l’établissement » Il évoque le temps non passé dans l’établissement [ce qui veut dire que le temps hors de l’établissement est du temps perdu pour lui]. « Ça sera mieux si le CIO est dans l’établissement… » « Ce que je souhaite c’est que vous soyez tout le temps en établissement. »

« On a besoin de plus en plus de psychologues dans l’école, premier ou second degré. Ça veut dire que certains d’entre vous voudrons être plus concentrés sur cette dimension de la fonction [psychologie] ou sur l’orientation.  »  « En tout cas ça se discute au quotidien. »

« Profitez, vous n’êtes pas menacés. Vous êtes menacés de changement… »

« Le but c’est de renforcer l’orientation en France. »

Les collègues disent : « Tout dépend de la définition de l’orientation »

« Vous êtes aux avant-postes de cette question. »

Question d’un collègue : « Est-ce que ça ne va pas aussi trop vite pour eux (les PP) ? »

«  Le bilan que l’on fait est assez bon »

« Il faut se poser la question de la localisation. Et aussi avoir la capacité à analyser le service rendu. Combien d’élèves sont venus….. »

Et il termine par « Considérez la situation plus comme une opportunité ».

 

Ce que l’on peut entendre

Le ministre commence par une dénégation de ce qui a été dit précédemment et l’évocation de maladresse de communication. Sympathique pour sa « conseillère sociale » qui a rencontré les syndicats jusqu’à présent, à sa place.

Mais on peut retenir quelques-unes de ses « affirmations » :

  • L’orientation se passe mal, mais sans définir ce qu’il entend par « orientation » et surtout sans expliciter le mauvais fonctionnement. C’est pratique, car ce genre de formulation, tellement floue et péremptoire, est une excellente formule permettant la captation des « mécontents » de tout bord.
  • Il semble bien que la confusion entretenue entre CIO, l’organisme, et les personnels d’orientation (Psyen EDO) soit toujours active. Ainsi il indique : « ça sera mieux si le CIO est dans l’établissement… », et  « Ce que je souhaite c’est que vous soyez tout le temps en établissement. »
  • De quelle orientation s’agit-il ? Ici il semble évoquer l’orientation-décision lorsqu’il indique : « Personne ne peut avoir toutes les solutions pour un élève ».
  • Quelles distinctions entre l’orientation et la psychologie ? D’un côté il semble surtout préoccupé par le développement du rôle des enseignants dans l’orientation des élèves, et c’est un mouvement qui vient de loin, mais d’un autre côté, il affirme : « On a besoin de plus en plus de psychologues dans l’école, premier ou second degré. Ça veut dire que certains d’entre vous voudrons être plus concentrés sur cette dimension de la fonction [psychologie] ou sur l’orientation. 

Mais peut-on « Considérez la situation plus comme une opportunité » comme il dit à la fin de cet échange ?

 

En tout cas ce discours hésitant tenu le 15 juin est très curieux, en particulier car la veille, le 14 juin 201,8 il était à l’Assemblée nationale devant les députés pour défendre le fameux article 10 de la loi « Liberté de choisir son avenir professionnel » au nom du gouvernement et là il y tenait un tout autre discours, un…

 

Discours assuré devant les députés

Dans le cadre en particulier de la discussion de l’article 10. Proposons quelques extraits[2].

 

Donc que dit M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale ?

« Mais ne soyons pas hypocrites : chacun sait que la situation n’est pas bonne et qu’elle doit évoluer. Je pense que nous pouvons au moins être d’accord sur ce diagnostic. » Mais à part ce genre de formule rhétorique, aucune description précise de cette situation.

« L’article 10 n’est bien entendu pas l’alpha et l’oméga de ce qu’il faut faire. De ce point de vue, il convient de faire quelques distinctions, d’autant que nous aurons dans les mois à venir quelques occasions de reparler d’orientation. » Il y aurait donc une loi en préparation puisqu’il s’exprime devant les députés…  et cette fois-ci en responsabilité pour le Ministère de l’éducation.

« Vous avez raison, l’ONISEP est un succès historique et il n’est aucunement question de le supprimer. Il s’agit simplement de confier les DRONISEP aux régions. Ceci traduit une philosophie que l’on retrouve tout au long de ce texte et selon laquelle l’État et les régions doivent travailler conjointement. Ce n’est d’ailleurs pas très innovant, puisque c’est le gouvernement précédent qui en a posé le principe dès 2014. Nous sommes simplement en train d’aller au bout d’une logique que nous approuvons et qui reconnaît aux régions un rôle particulier à jouer en matière d’orientation en vertu du rôle qui leur est reconnu par la loi en matière de développement économique et social.

Cet article consacre ce principe et le traduit notamment par le transfert des DRONISEP aux régions. Les DRONISEP restent cependant liées à l’ONISEP, qui reste lui un organisme d’État. Ainsi les DRONISEP pourront informer les jeunes au plus près des réalités du territoire. Cela n’interdira pas d’avoir une vision nationale du sujet, puisque l’ensemble sera articulé.

Nous préciserons par voie réglementaire toute une série d’éléments qui découleront de la loi, notamment en matière de gouvernance de l’ONISEP, qui devra faire une place aux régions. Mais l’article 10, lui, a trait aux DRONISEP. »

Donc le fonctionnement réel, les relations concrètes de travail entre Régions et Etat au travers de celles entre les DRONSIEPs et l’ONISEP seront réglés par le pouvoir réglementaire. Il n’est pas inintéressant d’aller voir ce qu’est le « pouvoir réglementaire » tel qu’il est décrit sur le site de de Vie-publique.fr. Cette présentation commence ainsi : « Le pouvoir réglementaire est défini comme le pouvoir dont disposent les autorités exécutives et administratives de prendre unilatéralement (c’est-à-dire sans l’accord des destinataires) des actes exécutoires comportant des dispositions générales et impersonnelles. » Autrement dit, circulez, il n’y a rien à discuter !

 

Vue la teneur des amendements, il est obligé de parler des CIO et de l’orientation. Et que dit-il ?

 « Notre approche de l’orientation est pragmatique parce qu’elle est bienveillante pour les élèves et que nous ne nous payons pas de mots. Il n’est pas normal qu’aujourd’hui les CIO soient dans des situations aussi hétérogènes. Nous devons examiner ce qui se passe au cas par cas. »

On sent venir la restriction sur le scolaire…

« Qu’y a-t-il de si étrange dans l’idée de ramener les conseillers d’orientation au plus près des élèves ? À ceux qui m’opposent que les CIO reçoivent toutes sortes de publics, je réponds qu’il existe déjà suffisamment d’institutions, sous la responsabilité notamment du ministère du travail, en charge de l’orientation et de l’accompagnement des chômeurs et de toutes sortes de publics, pour ne pas avoir en plus à demander à des personnels scolaires, qui ont déjà du mal à suivre l’ensemble des élèves, d’assurer des missions autres que scolaires. »

Donc il est clair que l’objectif du ministère actuel est de consacrer les personnels scolaires uniquement aux missions scolaires et de parfaitement distinguer le public scolaire des autres publics.

« Il est urgent aujourd’hui de remettre les professionnels de l’orientation devant les élèves, mais on doit bien entendu agir avec pragmatisme étant donné la très grande hétérogénéité des situations. Vous avez cité l’Hérault, madame la députée, qui compte, il me semble, huit CIO et non pas sept. Ces huit CIO sont autant de cas particuliers, certains dépendant des départements, d’autres de l’État, le tout dans une certaine confusion et au prix d’une certaine inefficacité. Je défie quiconque de me dire que le système actuel est efficace et je pense que nous devrions unanimement reconnaître qu’il faut changer les choses. »

Et encore un « retour » : « remettre les professionnels de l’orientation devant les élèves ». Sauf qu’ils ne l’ont jamais été ! Quant au huit CIO dans l’Hérault, jolie tactique, mais sur le site de l’académie on en dénombre bien 7. Et en effet la transformation ou la fermeture des CIO départementaux en CIO d’état n’a pas encore atteint ce lointain territoire.

Nous avons ensuite une grande et longue envolée sur ce qu’est l’orientation. Enfin, nous allons savoir de quoi il s’agit.

« Face à cela je voudrais affirmer la vision qui est celle du Gouvernement sur cette question de l’orientation. L’orientation n’est jamais, ou très rarement, un miracle instantané – à l’instant t, devant une personne y. C’est un continuum dans le temps et un travail d’équipe dans l’espace.

C’est un continuum dans le temps parce que c’est un travail qui commence dès la sixième pour se poursuivre jusqu’à la terminale et au-delà – d’où les liens à établir avec l’enseignement supérieur – sur les processus de choix de l’élève. Bien entendu, vous l’avez dit et on ne peut qu’être d’accord, les choix évoluent, en fonction des expériences et des erreurs des élèves, et il faut évidemment en tenir compte. C’est sur ce continuum que nous allons travailler, à partir de l’existant.

Et puis il y a un travail d’équipe. De ce point de vue, ce qui va être très important dans les temps à venir ce sera la façon dont nous formerons les professeurs et les professionnels de l’orientation sur ces sujets. Car cela concerne aussi les professeurs, voire l’ensemble des adultes qui encadrent les élèves.

Il faut souligner que les textes reconnaissent déjà une responsabilité des professeurs principaux en matière d’orientation des élèves. C’est tellement vrai que cette année, nous avons voulu un second professeur principal en terminale, afin de mener à bien la réforme Parcoursup. Cela a été unanimement considéré par les élèves et leur famille comme un progrès considérable, parce que cela a permis un accompagnement au plus près des élèves – non pas que ces professeurs aient été détenteurs de toute la science de l’orientation : juste parce que l’accompagnement humain est nécessaire. »

A remarquer que curieusement le rôle principal de l’état dans les procédures d’orientation et d’affectation (à part Parcoursup) et structuration du système n’est absolument pas abordé.

Cette réponse se termine par :
« Il s’agit surtout d’amorcer un processus, car nous pourrons tous en reparler au cours des prochains mois, de façon très constructive. C’est d’ailleurs un message que j’adresse à l’ensemble des personnels concernés : nous pouvons construire quelque chose d’intéressant dans ce domaine. […].
Il ne sert à rien d’exaspérer les esprits. Il faut simplement être clair sur le diagnostic – ça ne va pas – et sur le chemin à emprunter. C’est ce que cet article commence à faire
. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et MODEM.) »

Il y a donc un « processus » engagé. Mais il n’indique aucunement sa nature. C’est curieux car certains semblent en savoir plus.

Y en a qui savent

Ainsi un CSAIO, la CSAIO de l’académie de Reims fait la tournée des CIO avec des annonces « chocs ».

Sur la page Facebook le Collectif Psyencio a publié « Des nouvelles alarmantes de l’académie de Reims », le 16 juin 2018 .

« La réforme se fera, les changements arrivent…L’orientation doit se recentrer dans la classe, avec des programmes d’orientation au lycée en cours de rédaction pour les enseignants et profs principaux, uniquement (pas pour nous…). La région proposera des actions d’information aux élèves.
Les psy EN doivent se positionner sur l’aide au choix. Notre temps de présence en ets sera renforcée avec une circulaire à paraître cet été (!) qui modifiera nos edt…Mais nous ne devrons plus faire d’information (plus de séances parents par exemple ou de séances collectives par niveau), ni nous occuper de parcoursup ou d’affelnet (!).
Le MEN ayant comme priorité la lutte contre le décrochage scolaire, les psy EN sont attendus sur la remédiation pédagogique, culturelle, affective, sociale et sur le climat scolaire. Nous devons adopter une posture de psy et pas de conseiller d’orientation!
Au 1/01/2019, chaque région décidera du financement ou de l’organisation de l’information des élèves : on verra alors dans le Grand Est quels CIO seront maintenus ou fermés ou quelles structures seront créées…Sachant qu’il existe chez des maisons de l’emploi et des métiers, on ne se fait guère d’illusions… » »

Très très curieux, on annonce d’un côté une circulaire pour cet été, mais aussi mais aussi deux attentes de postures pour les personnels qui semblent quelque peu contradictoires :

  • « Les psy EN doivent se positionner sur l’aide au choix. »
  • « les psy EN sont attendus sur la remédiation pédagogique, culturelle, affective, sociale et sur le climat scolaire. Nous devons adopter une posture de psy et pas de conseiller d’orientation! »


Si quelqu’un comprend, je suis preneur !

 

Bernard Desclaux

 

[1] Les CIO de l’Aisne rencontrent monsieur Blanquer (15/06/2018) https://www.youtube.com/watch?v=lk5fL7-9kKc&feature=youtu.be

[2] On peut trouver la totalité de son intervention écrite ici. et même la vidéo .

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This entry was posted on vendredi, juin 22nd, 2018 at 15:55 and is filed under Non classé, Orientation. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

3 Responses to “Si on écoute bien JM Blanquer sur l’orientation, deuxième”

  1. quairel Says:

    Bonjour,

    On peut entendre qu’un PsyEN soit « attendu sur la remédiation pédagogique, culturelle, affective,sociale et sur le climat scolaire » et , en mème temps, qu’il s’occupe de « l’aide au choix » ……Sauf qu’à ma connaissance, cette notion n’est pas reprise dans les textes officiels, que les procédures d’Orientation et les décisions qui en découlent ne sont pas des « procédures d’aide au choix » et que les décisions d’orientation prises ne sont pas, trop souvent, celles du sujet ( pour parler Psy ) : Travailler sur l’aide au choix, implique que tous les choix soient possibles, autrement c’est un jeux pervers…. Pour l’instant nous sommes dans un enfumage hypocrite, où la Psychologie est instrumentalisée pour faire oublier le « trie social et culturel » à l’œuvre dans les procédures d’Orientation dont c’est la finalité, jamais assumée par les pouvoirs successifs depuis 60 ans.

  2. Annick SOUBAI Says:

    Pour éclairer la question de l’orientation, il me semble qu’il serait nécessaire d’adopter un point de vue méthodologique. On a coutume de faire remarquer que le terme « orientation « est polysémique sans pour autant en tirer le moindre enseignement. On mélange ainsi l’orientation dans son acception gestion de flux, ou tri, selon l’angle de vue et l’orientation, guidance comme disent les anglosaxons dont nous nous inspirons. J’entends par là l’accompagnement de ce que l’on appelle aujourd’hui le parcours de l’élève qu’on désignait autrefois par projet. On confond ainsi le processus pédagogique de son résultat: l’affectation.

    M. Blanquer, comme tout le monde, passe donc sans crier gare d’un registre à l’autre. Il constate que l’orientation ne marche pas… Mais son assertion se situe au niveau du sens commun. On pourrait lui opposer que l’orientation marche très bien car les élèves s’orientent de façon tout-à-fait cohérente par rapport à leurs filières d’origine. Il suffit à l’appui de cette assertion de consulter l’état de l’école, dont je recommande la lecture attentive. M. Blanquer fait sans doute référence à l’échec en première année toute filière confondue. Il faudrait pouvoir entamer un examen rigoureux pour comprendre cet échec que je qualifierai de relatif, qui se situe davantage du côté de l’adaptation que celui de l’orientation proprement dite. Les plus doctes des lecteurs du blog pourront constater que la réussite dans l’enseignement supérieur est étroitement liée au bac d’origine. (je ne parle pas du décrochage scolaire qui relève d’autres processus)

    Remarquons qu’il n’y a aujourd’hui aucun colloque prévu sur la question de a réussite dans l’enseignement supérieur depuis que la notion d’échec a disparu des discours pour être remplacée par une question sur l’orientation qui ne marcherait pas.

    Je ne peux pas développer ma pensée dans cette courte réaction, mais l’on sent qu’il y aurait matière à revisiter les notions d’orientation, de réussite et d’échec qui ne peuvent être comprises que dans un rapport à des valeurs.

    J’encourage les lecteurs à parcourir l’excellent livre Le capitalisme est-il moral ? de Comte Sponville. Ils pourront y puiser une méthode de pensée transférable à la question: l’orientation marche-t-elle ? la formule peut paraître triviale mais avouons qu’elle est pertinente en ces temps où la marche est choisie comme métaphore de progrès.

    Je ne dirais rien ou presque de l’autre acception de l’orientation, celle qui touche son éducation. Aujourd’hui, elle est affaire de tous. Mais quel est son contenu? Quelles en sont ses méthodes ? Quelle en est l’idéologie ?
    Nous entrons là dans la dimension pédagogique, donc éthique de l’orientation, qui pour moi se trouve aujourd’hui impensée même si l’on s’y réfère tout le temps . Pourquoi ? Parce que notre société ne sait plus où elle va. C’est pourquoi d’une certaine façon M. Blanquer a raison de dire que ça ne marche pas. N’oublions pas et j’aurais dû le préciser dès le début: orienter veut dire étymologiquement se tourner vers l’orient, c’est-à-dire vers le soleil levant, donc l’avenir.

    Merci encore à toi Bernard pour le très intéressant travail de réflexion que tu proposes à travers ton excellent blog.

  3. Jean Le Duff Says:

    Ce que mon passé de conseiller d’orientation m’a appris, c’est que l’évolution de l’activité « d’Orientation », tant dans les concepts les pratiques que dans leurs traductions institutionnelles a toujours été le fait des professionnels épaulés par la recherche et jamais d’une idée géniale qu’aurait pu avoir un fonctionnaire de haute volée. Nous vivons dans un monde qui tend à réduire la vie à un ensemble d’algorithme.
    La vision simpliste de nos « dominants » pour qui la validation des décisions s’établit essentiellement en fonction de l’inflation du capital qui résulte de leur interventionnisme, leur fait perdre de vue que ce qui compte pour les gens c’est de vivre en « humanité ». La schizophrénie gouvernementale est une véritable psychose dont le traitement relève de l’intervention citoyenne.

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