Tir groupé sur la méritocratie

Le lien étroit entre notre système scolaire et la méritocratie est questionné depuis longtemps, mais depuis le mois d’aout le débat semble reprendre avec la publication fin aout de livres, articles et interviews sur cette question. Après le ministère Blanquer, particulièrement ambigüe sur ce lien, il se pourrait que la thématique s’impose dans la présidentielle. Espérons-le ! Mais une absence se manifeste dans ce débat : nos procédures d’orientation. Je vous propose un petit survol de ces échanges éditoriaux.

L’inclusion

Je commence par le compte-rendu par Cécile Blanchard de l’intervention d’Alexandre Ployé[1], maître de conférences à l’université Paris-Est Créteil, sur l’école inclusive en France du 18 aout aux Rencontres d’été du CRAP-Cahiers pédagogiques à Saint-Maixent-l’École.

En France, « nous, les enseignants, sommes des héritiers d’une forme scolaire, née avec la Troisième république et d’un idéal méritocratique, avec une vision bourgeoise de l’école, selon laquelle les carrières prestigieuses et les filières longues étaient réservées à une élite. » Cela induit un système éducatif profondément inégalitaire, et c’est un frein à l’école inclusive.”

La forme scolaire héritée de la Troisième république, la naturalisation de la difficulté scolaire, l’anormalité repérée dès le début du siècle et qui fonde l’enseignement séparé avec ses catégorisations pseudomédicales, toutes ces manières de penser et d’organiser l’Ecole, s’opposent à l’idée d’une école inclusive.

Massification scolaire

François Dubet ouvre son article sur cette question[2] par un constat positif. “La massification scolaire amorcée dans les années 1960 a multiplié par près de six le nombre de bacheliers et d’étudiants. C’est incontestablement une bonne chose ; les études longues ne sont plus réservées aux enfants bien nés et à quelques héros ayant surmonté tous les obstacles. C’est un fait et tout retour en arrière vers un hypothétique âge d’or de l’école républicaine serait impossible et inacceptable.

Reste que « la promesse d’égalité des chances portée par la massification scolaire n’a pas été tenue » pour différentes raisons que François Dubet évoque. Mais surtout, notre enfermement mental dans cet idéal de l’égalité des chances méritocratique nous entraîne à proposer des solutions d’améliorations qui ne touchent en rien l’architecture de notre système. Il cite ainsi l’ouverture des procédures spéciales d’accès aux grandes écoles, le soutien aux établissements les plus fragiles, l’aide aux devoirs et le soutien scolaire.

Au fond la méritocratie, la compétition scolaire qui est la dynamique de notre forme pédagogique ne peut que produire des vainqueurs mais aussi des vaincus. Sauf que cette distinction ne peut totalement cacher ce sur quoi elle repose : les positions sociales. Et lorsque les vaincus en prennent conscience la rancœur se développe.

C’est une croyance

Un collectif formé de Florence Rizzo, cofondatrice de SynLab, Céline Darnon, chercheuse en psychologie sociale à l’université Clermont-Auvergne, François Dubet, sociologue, et Sébastien Goudeau, chercheure en psychologie sociale à l’université Paris-Descartes, signe une tribune pour le site du jdd au titre provocateur : « La méritocratie scolaire est une croyance plus qu’une réalité« [3].

« Les résultats de l’enquête montrent que plus les enseignants croient en la méritocratie scolaire (c’est-à-dire plus ils pensent que des affirmations telles qu' »à l’école, quand on veut, on peut » correspondent à la réalité), plus ils engendrent un climat de « performance » en classe (comparaison entre élèves, mise en avant des bons éléments, sanctions, pratiques compétitives…) et moins ils favorisent un climat de « maîtrise » (valorisation des progrès, présentation de l’erreur comme une étape nécessaire à l’apprentissage…). Or la recherche a montré que les pratiques compétitives ont tendance à accentuer l’écart de performance entre les élèves issus de milieux populaires et ceux issus de milieux plus favorisés. »

Il suffirait donc de pouvoir modifier ces croyances pour modifier les pratiques pédagogiques. J’ai souvent utilisé le tableau de Roch Chouinard (Tableau récapitulatif des pratiques pédagogiques et évaluatives favorables et défavorables à l’engagement et à la persévérance à l’école) que l’on trouve dans son papier : ÉVALUER SANS DÉCOURAGER[4].

Mais on oubli ainsi que les pédagogies individuelles des enseignants se trouvent enchâssées dans un fonctionnement général du système scolaire. Au bout du compte, la machine scolaire sépare.

L’héritocratie

Le site « Le vent se lève » (LVSE) propose un entretien[5] avec Paul Pasquali, chercheur au CNRS en sociologie, spécialiste de la mobilité sociale, à l’occasion de la parution de son livre Héritocratie. Les élites, les grandes écoles et les mésaventures du mérite (1870-2020), La Découverte, 2021[6]. Il avait publié en 2014 un autre livre sur ce thème[7].

« Quand on regarde sur le temps long, le fait social qui se dégage, par-delà les crises économiques, les guerres et les alternances politiques, c’est la reproduction sociale en tant que pouvoir de l’héritage sur nos vies. Je pars donc de cette question : que peut signifier « mériter » dans une société où le mérite appartient en premier lieu aux héritiers ? »

« En plus des parents, beaucoup de gens interviennent dans la socialisation et dans l’éducation d’un futur transfuge de classe : une tante, un oncle, un cousin, les frères et sœurs peuvent participer à l’acquisition de dispositions et de capitaux qui vont être très importants dans la réussite scolaire, puis dans le fait de se repérer au moment de l’orientation, de prendre la « bonne » filière, etc. Donc il ne faut pas trop tôt dire que ces exceptions font mentir les déterminismes : le rôle du sociologue, c’est d’abord d’essayer de les expliquer. Et une fois qu’on a fait le maximum pour les expliquer, on peut juger à quel point cela fait mentir, ou pas, les déterminismes sociaux. »

C’est la seule apparition du terme orientation dans cet entretien, mais comme on le voit tout de suite entendu au sens du choix fait par l’élève, voire sa famille, et non comme un processus décisionnel institutionnel.

Faut-il sauver la méritocratie ?

Un entretien avec le sociologue François Dubet et l’économiste Julien Grenet est publié dans l’Obs. A la question « Faut-il sauver la méritocratie ? » ils répondent en trois temps. Il affirment tout d’abord que « Le séparatisme social se construit d’abord dans nos écoles »[8]. Ensuite ils montrent que  « Le gouvernement refuse de voir la ségrégation scolaire »[9]. Ils proposent enfin quelques solutions :  « Les outils pour s’en sortir existent »[10]. Malheureusement cette série d’articles est réservés aux abonnés dont je ne fais pas partie et je n’en dirais pas plus.

Au terme de ce parcours rapide

On peu tirer quelques thèmes communs.

Le principe méritocratique voulait renverser le régime de la reproduction par les privilèges. Au cours de histoire de notre pays, l’école, le système scolaire est devenu la machine à « objectiver » le mérite. Sauf que les différences sociales, culturelles, économiques, ne sont pas gommées, et que finalement le principe méritocratique ne modifie pas la répartition sociale des élèves. Une question politique ainsi se pose : l’objectif de la lutte contre les inégalités sociales n’est pas atteint en partie par l’incapacité du système scolaire. Mais il ne s’agit pas seulement d’une volonté politique. L’ensemble de notre société repose sur la méritocratie. Ainsi une large majorité en profite ou croit pouvoir en profiter. Mais cette situation peut-elle perdurer encore longtemps car les effets négatifs tant individuels que collectifs se font sentir.

Je terminerais par deux remarques très générales qui portent sur l’ensemble de ces articles.

L’enseignement supérieur est l’espace du constat des ratées de la méritocratie, comme si le moment de la répartition, de la séparation se situait à l’articulation du secondaire et du supérieur. Plusieurs auteurs font référence à Parcoursup comme un dispositif renforçant de fait les inégalités sociales. Mais on ne peut pas tout de même affirmer que ce phénomène soit nouveau et lié au dispositif actuel. En tout cas la surprise pour moi est cette préoccupation centrée sur le supérieur. J’ai le sentiment que l’existence du baccalauréat professionnel fait oublier la séparation des populations en fin de troisième en donnant l’illusion de la montée de la quasi-totalité de la population scolaire au niveau bac selon l’objectif des 80%.

Ceci explique sans doute ma deuxième remarque : l’absence des procédures d’orientation. Dans mon livre[11], j’ai indiqué la différence qui s’est installée depuis la présidence Macron, entre le principe de l’orientation fonctionnant au collège, et celui qui s’est développé dans le deuxième secondaire. Au collège, les procédures s’appuient sur le jugement scolaire méritocratique. C’est sur l’appréciation du mérite scolaire que la séparation des populations s’opère. La profonde modification des procédures s’est faite du côté du lycée où c’est un principe libéral qui s’est développé.

Il est pourtant important de comprendre comment les procédures d’orientation s’articulent aux dégâts de la méritocratie. Les procédures au collège ont un lien étroit avec la forme pédagogique compétitive et individuelle notamment. Et dans cette compétition scolaire les différences sociales sont renforcées de fait. Au collège, les enseignants doivent faire réussir tous les élèves (objectif du socle), mais « en même temps » ils doivent différencier les élèves pour les répartir entre les deux voies d’orientation possibles. Et au lycée, les choix multiples, de plus en plus fins (les options, les spécialités) sans la régulation par le jugement des enseignants, laisse libre le jeu des positions sociales acquises par les familles. Une régulation pourrait se faire par un accompagnement à l’orientation, mais il est loin d’être mis en œuvre réellement.

Post-scriptum

Il me faut signaler également deux autres intervenants dans ce débat.

Charles Hadji a publié un texte le 2 septembre 2021 sur le site The Conversation[12]. Il examine la compétition selon ses avantages mais aussi ses inconvénients. Une citation pour vous donner envie de le lire. “Performance rime avec concurrence, réduisant les enjeux à une confrontation interpersonnelle. Le combat éducatif essentiel est celui que chacun est appelé à mener par rapport à lui-même.”

« En tant que confrontation avec les autres, la compétition ne débouche que sur des classements, en désignant des vainqueurs et, par le fait même, des vaincus. Elle engage dans une évaluation normative, où la valeur d’un individu n’est appréciée que par rapport à celle des autres, alors que le travail éducatif vise pour l’essentiel la progression personnelle, par rapport à soi, et non aux autres. La valeur des individus qu’il touche ne peut être appréciée que par une évaluation critériée, qui prend pour valeur cible un modèle idéal de développement. »

D’où la nécessité d’une éducation humaniste visant le développement de soi, de chacun des sois.

Jean-Paul Delahaye, inspecteur général honoraire de l’éducation nationale, ancien numéro 2 du ministère de l’éducation durant le ministère Peillon a publié un livre témoignage sur son parcours[13]. A cette occasion il est interviewé par Mattea Battaglia[14]. Son témoignage illustre bien l’analyse proposée par Paul Pasquali : « Les mêmes associent souvent égalité des chances et mérite. Mais à ce niveau atteint par les inégalités, il devient absurde de parler d’égalité des chances : c’est à l’égalité des droits qu’il faut travailler. Je voudrais qu’on m’explique comment on peut parler d’égalité des chances dans un collège de banlieue où on n’a pas les moyens de remplacer les professeurs absents. Comment parler d’égalité des chances quand on dépense 45 fois plus pour l’accompagnement des étudiants de « prépa » que pour les élèves de l’éducation prioritaire ?

En réalité, nous rencontrons beaucoup de difficultés à faire évoluer un système qui produit une élite quasi héréditaire. Cela ne veut pas dire que rien ne se passe. Mon propos n’est pas pessimiste. C’est certes difficile, mais les choses bougent sur le long terme pour les enfants des milieux populaires. »

Gardons cet espoir.

 

Bernard Desclaux

[1] Cécile Blanchard, Pour une école réellement inclusive publié le 25 août 2021, https://www.cahiers-pedagogiques.com/pour-une-ecole-reellement-inclusive/   

[2] François Dubet, Massification scolaire : toujours plus ou autrement ? 27/08/2021 https://www.alternatives-economiques.fr/francois-dubet/massification-scolaire-toujours-plus-autrement/00099727

[3] « La méritocratie scolaire est une croyance plus qu’une réalité » https://www.lejdd.fr/Societe/Education/tribune-la-meritocratie-scolaire-est-une-croyance-plus-quune-realite-4063899        

[4] Conférence donnée sur invitation dans le cadre des sessions de formation liées à la réforme en éducation, offertes aux personnes-ressources, Ministère de l’Éducation, Québec, les 18 et 19 mars 2002. file:///C:/Users/descl/AppData/Local/Temp/evaluer_sans_decourager_-_chouinard.pdf .

[5] « Le mérite n’est pas qu’un idéal, c’est d’abord un enjeu de luttes » – Entretien avec Paul Pasquali, https://lvsl.fr/le-merite-nest-pas-quun-ideal-cest-dabord-un-enjeu-de-luttes-entretien-avec-paul-pasquali/

[6] Pasquali (Paul), Passer les frontières sociales. Comment les « filières d’élite » entrouvrent leurs portes, Paris, Fayard, 2014, 464 p.

[7] Pasquali (Paul), Passer les frontières sociales. Comment les « filières d’élite » entrouvrent leurs portes, Paris, Fayard, 2014, 464 p. Voir une recension par Barrault-Stella Lorenzo, dans Politix, 2016/1 (n° 113), p. 223-227. DOI : 10.3917/pox.113.0223. URL : https://www.cairn.info/revue-politix-2016-1-page-223.htm

[8] https://www.nouvelobs.com/education/20210829.OBS47992/faut-il-sauver-la-meritocratie-1-3-le-separatisme-social-se-construit-d-abord-dans-nos-ecoles.html

[9] https://www.nouvelobs.com/education/20210829.OBS47991/faut-il-sauver-la-meritocratie-2-3-le-gouvernement-refuse-de-voir-la-segregation-scolaire.html     

[10] https://www.nouvelobs.com/education/20210829.OBS47993/faut-il-sauver-la-meritocratie-3-3-les-outils-pour-s-en-sortir-existent.html

[11] Bernard Desclaux, Orientation scolaire : les procédures mises en examen. Quel débat dans une société démocratique ? L’Harmattan, 2020.

[12] Charles Hadji, L’être humain bien éduqué n’est pas celui qui s’efforce d’être toujours devant les autres https://theconversation.com/la-competition-a-t-elle-une-vertu-educative-166586 , texte repris sur Slate.fr http://www.slate.fr/story/215105/esprit-competition-vertu-educative-performance-concurrence-developpement-individu

[13] Jean-Paul Delahaye, Exception consolante. Un grain de pauvre dans la machine (éd. Librairie du labyrinthe, 256 pages, 2021.  

[14] Jean-Paul Delahaye : « Il devient absurde de parler d’égalité des chances : c’est à l’égalité des droits qu’il faut travailler » https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/09/06/jean-paul-delahaye-il-devient-absurde-de-parler-d-egalite-des-chances-c-est-a-l-egalite-des-droits-qu-il-faut-travailler_6093621_3224.html

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2 Responses to “Tir groupé sur la méritocratie”

  1. Jean Le Duff Says:

    Je pense que ce concept de méritocratie est une entourloupe. Il me semble posé sans référence au cadre de culturel, psychosocial et socio-économique dans laquelle tout jeune est plongé depuis sa naissance. Quels sont les critères qui permettent de décider qu’un jeune est en échec ou en situation de réussite.

    Prenons le cas de la fondation des INSA en 1957; « L’INSA a été créé dans un contexte où les études d’ingénieurs n’étaient accessibles qu’aux fils de bourgeois. Un homme de la IVe République, par ailleurs sénateur du Rhône, militait alors pour que des écoles d’ingénieurs pour les personnes d’origine modeste soient construites, avec une durée de formation de 4 ans au lieu de 5 et un hébergement gratuit pour diminuer les frais de scolarité » se souvient Robert Arnal. Seule obligation avoir le baccalauréat.

    Pas de classes préparatoires ni de concours d’entrée. Passage des candidats devant un jury qui tentait d’appréhender les qualités personnelles plus que le niveau de connaissance. La France manquait d’ingénieurs et de cadres techniques. Le plus fort c’est que le pari a été gagné, que depuis ces grandes écoles se sont multipliées mais que l’entrée y ait devenu très sélective et que la bourgeoisie y place ses enfants au détriment des milieux modestes.

    Prenons un autre exemple celui du recrutement des professeurs de écoles. Dès l’origine le recrutement des instituteurs visait à ce que leur recrutement permettent d’y accéder à des jeunes de populations diverses, des fils de paysans, des petites bourgeoisies locales voire du monde ouvrier. Le recrutement se faisait à l’issue du premier cycle. Certes le phénomène de sélection était à l’œuvre mais moins que si on avait recruté au niveau du baccalauréat. C’est de cette façon que d’une certaine manière la population des enseignants de l’école élémentaire était assez représentative de la population globale.

    Le progrès des connaissances a rendu nécessaire une formation des instituteurs de niveau plus élevé. On aurait pu continuer à recruter les élèves en formation au niveau de la fin du premier cycle et prolonger leur formation dans l’enseignement supérieur. On a décidé de recruter à la fin des cycles de l’enseignement supérieur. La conséquence en est que les caractéristique de la population des professeurs des écoles l’ont rendue moins proche de la population d’ensemble. Je ne pense pas que les populations les plus défavorisées y aient gagné. Je pense au contraire que cela a renforcé les phénomènes de marginalisation sociale que l’on observe aujourd’hui. Plus que jamais on peut peut-être parlé de méritocratie mais pour le dessus du panier.

    Autre petit acquis de l’expérience. Quand la massification s’est produite dans l’enseignement du second degré on a pu assister à deux types comportement. entrer en CP avec un an d’avance c’était facilité à terme l’entrée en classe préparatoire après le bac. Deuxième constat, en second cycle dans la série ce sont les enfants de la bourgeoisie et des enseignants en particulier qui bénéficiaient de cours particuliers en dehors du système éducatif.

  2. bernard-desclaux Says:

    Merci Jean Le Duff pour ce commentaire.
    Je pense que l’entretien de Paul Pasquali et ses livres devraient t’intéresser.
    Les avancées ont toujours été rattrapées et accaparées par « la bourgeoisie » comme tu le dis. Ce qui montre que c’est la logique générale du système qui s’impose au final.
    Une remarque tout de même à propos de l’École normale. A l’origine, le recrutement ne se faisait pas à la fin du 1er cycle du secondaire, mais à la fin du Primaire supérieur. IL ne faut pas oublier que le système scolaire français était « double », ordre primaire et ordre secondaire étaient séparés, chacun avec sa logique de fonctionnement, et chacun préparant ses futurs acteurs. Le secondaire formait ses enseignants, et le primaire les siens, d’où une production très marquée socialement comme l’étaient ces deux réseaux.

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