Etudiants en Humanités et Sciences Sociales, il y a d’autres devenirs pour vous que l’enseignement et la recherche

Dans Le Monde daté du 3 octobre, Alain Renaut, professeur de philosophie et d’éthique à l’université de Paris-Sorbonne a publié un article intitulé :”L’insertion professionnelle, clé décisive de la réussite. Le statu quo irresponsable”.

Cet article dit le vrai.

Il est évident que la grande majorité des 450 000 étudiants inscrits à la rentrée 2009 dans nos universités dans le secteur des Humanités et des Sciences sociales ne trouveront pas à exercer de métier dans l’enseignement ou dans la recherche. Il leur faut donc  “songer à d’autres devenirs”, pour reprendre une expression d’Alain Renaut.

Ces devenirs se situent dans la multiplicité des métiers qui font vivre notre société, que ces métiers soient logés dans les administrations publiques, dans le commerce, dans les entreprises, etc.

Pour comprendre cela, il faut simplement opérer un changement important dans notre mentalité de Français : la formation universitaire -et singulièrement dans les lettres et sciences humaines- ne conditionne pas de façon impérative le devenir professionnel. A travers l’acquisition de connaissances et de méthodes spécifiques, c’est tout l’esprit qui est formé et mis en mesure de s’adapter au monde professionnel, voire, sur le long terme, de le modeler.

Mais comment offrir des débouchés dans l’entreprise aux étudiants de lettres et sciences humaines ?

Le schéma bâti pour Phénix est une réponse à cette question : en effet les diplômés de sciences humaines et sociales seront employables s’ils acquièrent à côté de leur cursus “académique” une compétence en matière de connaissance des entreprises et des grandes questions, économiques, financières, stratégiques qui structurent l’ existence de ces entreprises.

Cette compétence peut être acquise à la fois :

- par une évolution des universités dans leur ouverture générale aux entreprises (rencontres, forums, stages, etc.)

- par la mise en place d’une formation spécifique (validée par un diplôme) qui pourrait être suivie soit tout au long du cursus licence-master soit à l’issue du master.

La question à trancher est de savoir qui doit organiser cette formation; diverses pistes sont possibles :

- les entreprises : ce que fait aujourd’hui expérimentalement le groupe Phénix (et l’expérience est manifestement réussie, et probante)

- les universités elles-mêmes, via les PRES, pour leurs propres étudiants

- des universités plus spécialisées en économie : voir ce que fait à partir de cette année l’Université Paris-Dauphine, s’inspirant ouvertement de la formation Phénix (Master “Humanities and management”, formation de 400h ouverte aux titulaires d’un Master littéraire)

- une institution spécifique au plan national qui pourrait être organisée sous la forme d’un réseau de centres d’apprentissage.

Munis de leur diplôme universitaire académique et d’un diplôme spécifique (Economie et Entreprises), les diplômés littéraires de l’Université pourraient alors être un réel vivier de recrutement pour les entreprises,  qui devront s’engager de leur côté à modifier leurs réflexes et à se tourner naturellement aussi vers ces diplômés, et non plus presque exclusivement vers les diplômés des écoles de commerce.

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Article du on Mardi, octobre 13th, 2009 at 12:08 dans la rubrique Insertion professionnelle. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

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