Category Archives: Universités

Succession

Chers amis de mon blog,

 

Ma discrétion de ces derniers temps ne signifiait aucunement la disparition de l’opération Phénix et de notre combat, mais au contraire que nous étions entièrement dans l’action, c’est à dire dans le « faire » plutôt que dans le « dire ».

Thibault Saguez, jeune philosophe et historien qui a été recruté chez PwC comme auditeur junior en 2007, année du lancement de Phénix, a depuis lors progressé de façon exemplaire dans sa carrière dans ce grand cabinet international et a atteint le niveau de responsabilité de manager, illustrant par là parfaitement le bien-fondé de notre entreprise. Il m’assiste depuis deux ans dans notre développement de Phénix, et c’est la raison pour laquelle je lui ai demandé de me succéder dans mon rôle de coordinateur et promoteur de cette opération après 2015, opération que j’ai conçue en 2006 avec Serge Villepelet, décédé prématurément, et que nous avons récemment ouverte aux sciences, sous l’impulsion de son successeur Bernard Gainnier, Président de PwC et de l’Association Phénix.

Il était donc légitime que je donne aujourd’hui la parole à Thibault pour évoquer comment se dessine Phénix 2015, dont le grand Forum se déroulera le 7 avril, comme chaque année à la Cité Internationale Universitaire. Date à noter donc. J’en profite pour signaler aussi que nous (Thibault, moi-même et des représentants d’entreprises partenaires) ferons deux présentations de l’opération, l’une à Paris-Sorbonne Paris4 le 11 février à 18 h et l’autre le 12 février à l’UPMC à 12h45.

A bientôt

Bernard Deforge

Message de Thibault Saguez

Je suis fier du rôle de coordinateur du programme que j’ai tenu aux côtés de Bernard Deforge depuis bientôt deux ans. Je suis désormais très honoré de lui succéder pour continuer d’ancrer ce programme unique en son genre dans le paysage de l’insertion professionnelle et promouvoir le talent des étudiants titulaires d’un master en Lettres et Sciences Humaines, mais aussi depuis l’an dernier en Sciences.

Malgré un recrutement 2014 quelque peu décevant, j’ai plusieurs raisons d’être optimiste pour l’avenir du programme : c’est d’abord trois entreprises qui rejoignent le programme Phénix cette année :  Ipsos, Sisley, Accord.  C’est au total cinq nouvelles entreprises partenaires, avec Leroy Merlin et Vinci, au cours des deux dernières années! Pour rappel, les autres partenaires en 2015, pour certaines « historiques » : HSBC, Coca-Cola, L’Oréal, AXA, Bred, Marine Nationale, Helpline, PwC.

D’autre part, de plus en plus d’universités à Paris (et notamment l’Université Pierre et Marie Curie) comme en province nous font part de leur intérêt et diffusent  » la bonne parole » auprès de leurs étudiants. Car je suis convaincu qu’encore de trop nombreux étudiants ne sont tout simplement pas au courant de l’existence d’une telle opportunité qui s’adresse spécifiquement à eux.

C’est notre responsabilité à tous, coordinateurs du programme, entreprises partenaires, responsables de BAIP, enseignants chercheurs, anciens étudiants passés par le programme Phénix…de faire entendre ce programme concret qui est tout sauf une opération de communication! Alors n’hésitez surtout pas à promouvoir le programme auprès de vos contacts!

Merci d’avance et bien cordialement,

Thibault Saguez

Lettre aux présidents d’universités

A Mesdames et Messieurs les Présidents d’Université

Mettre en œuvre un dispositif original permettant aux étudiants en lettres et sciences humaines et sociales d’être recrutés en entreprise : tel était le but de l’opération Phénix lancée en 2007, à l’instigation du cabinet d’audit et de conseil PwC France. Cette initiative résultait d’un double constat : du point de vue des universités, la quasi-fermeture des entreprises aux étudiants de LSHS ; du point de vue des entreprises, un vivier de recrutement trop limité et une diversité des recrues insuffisante. Elle a reçu l’adhésion de grandes entreprises (Société Générale, AXA, Renault, Eiffage, HSBC, Coca-Cola, L’Oréal, Danone) et de dix universités de la région parisienne ainsi que le soutien du Medef.

Continue reading

Le patron qui aime les littéraires

Paraît demain en librairie un livre important pour la cause que je défends : « Le patron qui aime les littéraires »(éditions Lethielleux/DDB), livre de Serge Villepelet, Président du grand cabinet d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers, qui a lancé et soutenu l’opération Phénix.

J’en recommande vivement la lecture, car il faut qu’un tel point de vue soit connu tant du côté du monde universitaire que du côté des entreprises; il faut que ce point de vue fasse tache d’huile et contribue ainsi à modifier la culture française dominante qui veut qu’études littéraires et employabilité dans le monde des entreprises soient incompatibles.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici le début du Chapitre 1:

 » Pourquoi recruter des sociologues ou des historiens de l’art alors que nous sommes reconnus, par les étudiants mais aussi par nos clients comme un creuset de talents issus des écoles les plus prestigieuses ? Ma réponse est simple : parce que je suis convaincu que ces profils ont beaucoup à apporter aux entreprises. Dans ces filières, certaines personnalités, avec leur esprit critique notamment, doivent nous aider à réfléchir à ce que nous sommes, à nos façons de faire. Bref, elles doivent nous aider à devenir  plus performants en nous poussant à réfléchir aux sens de nos missions quotidiennes et de notre engagement quotidien auprès de nos clients. » Ces diplômés ont des qualités que les autres n’ont pas ! »

Pour en savoir plus

Universités vs entreprises se méfier des oppositions faciles

Retour sur le colloque du 18 février  « Sciences humaines : de nouvelles ressources pour l’entreprise ».

Un point m’a frappé dans les échanges qui ont eu lieu lors du colloque du 18 février dernier. Un lieu commun a été répété, sans que personne réagisse : le monde de l’entreprise est difficile, brutal, inhumain, tandis que le monde universitaire est idéalisé; monde nourri et vivant des valeurs humanistes, il serait un lieu parfait d’épanouissement humain. Donc les jeunes issus de l’université ont devant les yeux un choix pipé entre un monde cruel (l’entreprise) et un monde bienveillant (l’enseignement et la recherche).

L’un des banquiers participant au débat s’est complu dans cette présentation du monde violent de l’entreprise, tandis que l’attitude benoite qui est d’usage dans l’Université a empêché les Présidents d’université présents d’aller contre cette idée reçue.

Car c’est évidemment une idée reçue, et comme toute idée reçue elle est fausse. Il ne s’agit pas de dire que le monde de l’entreprise est un monde gentil, bien sûr que non. Il faut simplement dire que le monde du travail est dur, y compris à l’Université. Peuvent en témoigner les jeunes chercheurs qui postulent à des fonctions de Maître de conférences convoqués à de multiples auditions dans des conditions bien souvent indignes. Pour reprendre une formule qui a fait mouche jadis, les Universités comme les entreprises publiques n’ont pas le monopole du cœur!

Une bonne nouvelle : le Comité de labellisation des bonnes pratiques en matière de recrutement d’étudiants en lettres et sciences humaines annoncé lors du colloque par la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, est en cours de constitution. Les bonnes idées font leur chemin.

Vers une échelle des bonnes pratiques

Jeudi dernier 18 février s’est tenu au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche un colloque intitulé : « Sciences humaines : de nouvelles ressources pour l’entreprise ». Il faisait suite au rapport remis récemment à la Ministre par le Conseil pour le développement des Humanités et des Sciences sociales, dont j’ai déjà parlé ici. Continue reading

A propos du classement de Shanghai 2009

L’événement d’un non-événement

Le Professeur Nian Cai Liu, professeur de chimie a l’Université des Communications de Shanghai (Université Jiao Tong), initiateur en 2003 de l’Academic Ranking of World Universities -communément appelé en France le classement de Shanghai- est, si la légende mondialement répandue qui le concerne est véridique, un chercheur chinois très sympathique : il aurait dès 1999, dans son modeste labo, partagé avec quelques collègues et avec le soutien des dirigeants de l’Université Jiao Tong, la préoccupation légitime et louable de savoir à quel niveau de qualité se situait sa propre université par rapport aux autres universités chinoises, puis -et c’est cette deuxième étape qui nous intéresse- par rapport aux grandes universités étrangères. Pour ce faire, le Professeur Nian Cai Liu et ses collègues ont déterminé un certain nombre de critères, parmi lesquels le nombre d’anciens étudiants et d’enseignants nobélisés ou médaillés Fields, le nombre d’articles publiés dans les revues anglophones « Nature » et « Science », le nombre de recherches citées, etc. Continue reading