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Résultats des recrutements Phénix 2013

Vous trouverez ci-dessous les résultats de l’opération Phénix 2013.

La conjoncture économique difficile me fait considérer ces résultats comme satisfaisants et encourageants. Nous attendons encore les résultats de Danone.

L’année 2014 s’annonce plutôt sous de bons auspices pour l’opération Phénix, car quelques nouvelles grandes entreprises se sont engagées à nous rejoindre.

Vous lirez aussi avec intérêt l’article posté hier 4 septembre par Patrick Fauconnier sur Nouvelobs.com, qui vous fera mesurer combien notre opération Phénix se heurte au conservatisme français, contrairement à ce qui se passe en Grande-Bretagne où les littéraires ont tout naturellement leur place dans les entreprises.

Bernard Deforge
Professeur émérite des universités
Associé PwC
Coordinateur de l’opération Phénix
 

tableau Recrues Phenix 2013

 

Promotion Phénix 2011

Voici publié aujourd’hui le tableau de la promotion Phénix 2011 (27, sur 31 propositions de recrutement, puisque 4 recrutés ont décliné la proposition qui leur était faite (un chez PwC, deux chez Société Générale, un chez Eiffage).

Le process de recrutement a été particulièrement long cette année, et d’ailleurs deux candidats sont encore en piste (chez Eiffage et chez L’Oréal). S’ils sont recrutés, la promotion s’élèvera donc à 29 sur 300 candidats. Nous sommes donc dans les mêmes chiffres et les mêmes proportions que les années précédentes.

L’opération Phénix est à présent inscrite dans la durée. Depuis son lancement en 2007,150 jeunes diplômés de lettres et sciences humaines sont ainsi, grâce à Phénix, entrés en entreprise par la grande porte, et leur carrière s’y déroule dans des conditions identiques à celle des jeunes issus des écoles de commerce.

Il faut maintenant que ce type de recrutement, qui a fait ses preuves, se développe quantitativement et partout en France. Deux éléments nouveaux vont le permettre :

– la reconnaissance en juin dernier par le Ministère de la formation complémentaire dispensée en alternance aux recrutés Phénix, qui devient ainsi diplômante : il s’agit du Master 2 professionnel « Métiers de l’entreprise » aujourd’hui porté par l’université Paris-Sorbonne, mais que toutes les universités vont pouvoir à l’avenir mettre en place en liaison avec les organisations patronales locales;

– la création de l’Association Phénix. Association pour la promotion des formations LSHS au sein des entreprises (publiée au Journal Officiel du 6 août dernier). Cette association, créée à l’initiative d’universitaires (dont moi-même), entrepreneurs, responsables du ministère de l’Enseignement supérieur et du MEDEF, journalistes et personnalités diverses confrontées au quotidien à l’insertion des jeunes diplômés, a pour mission de soutenir et de faire connaître dans une perspective de saine émulation toutes actions du type de l’opération Phénix.

L’association s’attachera principalement à distinguer et à promouvoir à travers la délivrance de labels les universités (ou certaines de leurs composantes) et les entreprises qui œuvrent ensemble pour l’insertion professionnelle des étudiants en LSHS. Un appel à projets « Phénix » va ainsi être incessamment adressé aux universités et aux entreprises.

J’ai confiance que toutes ces initiatives vont permettre aux diplômés LSHS d’avoir toute leur place dans la société française de demain pour le plus grand bénéfice de celle-ci. Car, comme l’a déclaré récemment le philosophe Michel Serres -paroles que je fais miennes-, « le pragmatisme utilitaire est toujours contre-productif. On ne peut préparer les gens à un résultat immédiat. Tandis que si vous leur apprenez à puiser dans une culture extérieure, dans un domaine où il y a de l’inutilité -les textes classiques, la littérature ancienne, l’art, la musique…des choses absolument nouvelles pourront être inventées. Le court terme, et c’est vrai pour l’entreprise comme pour la recherche ou l’enseignement, est toujours inutile. Si vous voulez former quelqu’un à être vraiment adapté à ce qui va se passer demain matin, vous êtes sûr de faire de lui un inadapté et de rendre sa technicité désuète dès son arrivée sur le marché. Car ce qui se passera demain sera nécessairement nouveau. »

Bernard Deforge

Bonne année 2010 !

A la fin de la semaine dernière, deux événements qui ont coïncidé me font grand plaisir, en eux-mêmes mais aussi justement parce qu’ils ont coïncidé.

Tout d’abord la troisième promotion Phénix -la promotion Claude Lévi-Strauss, puisque c’est ainsi qu’elle s’est judicieusement baptisée- a achevé ses 350 heures de formation, et les jeunes promu(e)s rejoignent maintenant définitivement leur entreprise. Bon vent et pleine réussite à eux et à elles! Comme leurs prédécesseurs des deux promotions précédentes (la promotion Léonard De Vinci 2007 et la promotion Benjamin Franklin en 2008), ce sont elles et eux les meilleurs ambassadeurs de Phénix.

Au même moment le Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales, installé au début de l’automne dernier par Valérie Pécresse, a remis son rapport à la Ministre, rapport public et consultable sur le site du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (www.enseignementsup-recherche.gouv.fr). Ce que j’en retiens à titre personnel – outre l’intérêt spécifique porté aux humanités et aux sciences sociales, à leur valeur formatrice et aux qualités particulières des jeunes formés dans ces disciplines -, c’est que l’opération Phénix, lancée en 2006-2007 par quelques partenaires (entreprises et universités) audacieux et déterminés, est à présent officiellement reconnue, puisque tous  » les acteurs de l’insertion professionnelle » sont aujourd’hui invités à réfléchir à l’extension de dispositifs de type Phénix, projet qualifié de « pionnier », tandis que le concept de professionnalisation des formations, qui voici quelques années était presque sacro-saint dans les sphères pédagogiques de l’enseignement supérieur, tombe de son piédestal et voit sa pertinence absolue nuancée : la transmission des savoirs et de la recherche fondamentale dans nos disciplines est clairement reconnue comme le cœur de l’Université, tandis que des pistes non cercitives sont ouvertes pour valoriser les compétences des étudiants en lettres et sciences sociales et faciliter leur insertion professionnelle dans tous les secteurs de la société, y compris en entreprise. Voilà de quoi apaiser les enseignants-chercheurs en lettres et sciences humaines que le concept de professionnalisation appliqué aux cursus de leurs disciplines inquiétait à juste titre.

Tout ceci est un bel encouragement pour les partenaires (entreprises et universités) engagés dans Phénix et précisément en ce moment dans la mise en place de la quatrième opération, l’opération Phénix 2010. Façon de nous souhaiter à tous une bonne année.