Comment valoriser la recherche en sciences humaines et sociales, trop souvent ignorée car perçue comme déconnectée des préoccupations du monde économique moderne ? Et surtout comment rendre la recherche accessible à tous ? En utilisant les codes et les outils du Web 2.0.
C’est le pari du Collegium de Lyon, Institut d’ Études Avancées pluridisciplinaire, qui se donne comme mission de porter la réflexion sur l’homme et la société au-delà des frontières scientifiques et d’être acteur de la diffusion des savoirs.
A travers une série de vidéos courtes, sous-titrées en anglais, les fellows (chercheurs en résidence) du Collegium de Lyon, nous exposent leurs travaux de recherches. Ils sont Français, Russe, Tchèque, Italien.
L’objectif de cette campagne Web 2.0 est de travailler la notoriété du Collegium en France et à l’international. Les vidéos sont mises en ligne sur une page Youtube réalisée pour le Collegium. Elles viennent appuyer une campagne de relations presse offline et online (médias online, blogs, portails) à l’international.
> Page YouTube du Collegium de Lyon : http://www.youtube.com/IEAcollegiumdelyon

+ La recherche : un véritable enjeu de la communication des universités
+ Internet source de nouveaux classements dédiés à la recherche et à l’enseignement supérieur
Réalisation: NSB Paris
Bien que les étrangers puissent, depuis 2000, investir dans le secteur de l’éducation en Inde, ils n’étaient toujours pas autorisés à proposer leurs diplômes. Le gouvernement indien a décidé de changer la donne. Il vient d’approuver un projet de loi autorisant les écoles étrangères à implanter des campus en Inde. Jusqu’à présent, un conflit interne entre les partis politiques, empêchait toutes tentatives de compromis à ce sujet. Une nouvelle loi devrait permettre avant tout de diminuer les flux d’étudiants indiens partant à l’étranger, principalement en Grande-Bretagne, Australie et aux Etats-Unis. Aux yeux du gouvernement, c’est également un moyen de donner un coup d’accélération à l’économie du pays. En effet, une récente étude publiée par Goldman Sachs, pointe du doigt le manque d’éducation de qualité comme l’un des dix facteurs qui freinent le retour rapide de la croissance. La demande de diplômés sur le marché indien est plus forte que jamais. Dans cinq ans, les entreprises indiennes auront besoin d’environ 13,8 millions de nouveaux employés, alors que le nombre de diplômes atteindra, à cette période, près de 13,2 millions. Le projet de loi sera prochainement soumis au Parlement indien pour ratification.
Source : Times of India

Pour montrer la solidarité du secteur de l’enseignement supérieur a l’heure où le gouvernement anglais à annoncé d’importantes suppressions de budgets universitaires, la publication anglaise Times Higher Education (THE) a lancé une campagne, #loveHE, pour donner plus de visibilité au secteur.
Magazine hebdomadaire dédié à l’enseignement supérieur, THE s’est positionné comme le défenseur des universités en mettant en lumière la manière dont l’enseignement supérieur contribue à la croissance économique, ainsi qu’aux découvertes dans la recherche. La campagne est bien sûr relayée en ligne avec une présence sur Facebook, Twitter et YouTube.
Lancée le 11 mars, la campagne demande aux acteurs du secteur d’exprimer les raisons pour lesquelles ils aiment l’enseignement supérieur. Ann Mroz, la rédactrice en chef de THE, a lancé l’appel en personne sur le site de vidéo partagé YouTube, en expliquant “Nous connaissons tous l’importance de l’enseignement supérieur, mais il nous faut convaincre le reste du monde, afin de lui accorder la place qu’il mérite. Nous demandons aux doyens, directeurs, professeurs, étudiants, fonctionnaires et même aux hommes politiques (!) de faire une vidéo pour dire pourquoi ils aiment l’enseignement supérieur”
A vous d’exprimer votre amour…
http://www.timeshighereducation.co.uk/loveHE
http://www.youtube.com/loveHEcampaign
http://www.facebook.com/loveHEcampaign
http://www.twitter.com/timeshighered
Les universités américaines, expertes en fundraising, sont toutes d’accord sur un point : les gens donnent plus quand ils savent à quoi leur argent va servir. La Phillips Academy d’Andover a décidé d’aller plus loin en créant un site internet pour rendre le fundraising le plus transparent et le plus flexible possible. Les donateurs ont la possibilité de choisir ce à quoi leur argent va être utilisé parmi un choix de 12 catégories (technologie, programmes académiques, environnement…). Chaque don est comptabilisé et une barre de progression montre en temps réel l’avancement par rapport aux objectifs financiers fixés par l’institution pour chacune des catégories. En cliquant sur l’une de ces catégories, on en apprend plus sur les dépenses et les besoins de l’école. Par exemple, dans la catégorie “Citoyenneté environnementale“, on apprend qu’un don de 25US$ permet d’acheter des ampoules à faible consommation énergétique, ou qu’un don de 1778US$ permet de financer des fenêtres à forte conservation énergétique.

L’ensemble est remarquablement bien articulé autours de la campagne de fundraising de l’école intitulé “Building on the surest foundation”. On peut d’ailleurs trouver sur ce site les vidéos de la campagne de fundraising auxquelles participent les étudiants et les anciens de l’école, des photos, des informations sur les différents moyens d’apporter une aide à l’établissement, les news et les événements liés à la campagne, etc…
Le laboratoire Cybermetrics Lab, appartenant au Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC), le CNRS espagnol, publie deux fois par an (en janvier et juillet) un classement inédit des institutions d’enseignement supérieur et de recherche mondiales : WEBOMETRICS.
Il s’agit d’une analyse quantitative de la présence (volume et impact de l’information) et de la visibilité (nombre des liens externes uniques) sur le Web des universités, des centres de recherche et des business schools du monde. Pourtant, ce n’est pas le design des pages ou le nombre des visiteurs qui comptent dans ce classement, mais le contenu des sites et surtout la publication en open access des documents d’intérêt académique (Google Scholar est utilisé pour compter les citations, les rapports et les papiers universitaires).
Sur 8 000 universités du classement web mondial, aucune université française n’est classée dans les 100 premières. Une seule est classée dans le top 100 européen qui mesure l’impact de leur production scientifique et académique sur le web. Sans surprise, le classement mondial est dominé par les Américains.
Tandis que dans le classement web des business schools le poids de l’indicateur concernant les publications académiques est moins important, les grandes écoles françaises de commerce se sont mieux placées : dans les premières 100 des 400 écoles classées se trouvent INSEAD, ESSEC et HEC.
Les auteurs du classement mettent en garde et conseillent en même temps: “Si la performance web d’une institution est très inférieure à ce que l’on imagine de son excellence académique, cela posera problème et les autorités de cette université devront revisiter leur politique web et promouvoir un volume plus important et une meilleure qualité de leurs publications électroniques.”
Des Institutions ont déjà compris que cette visibilité sur internet est un réel enjeu, j’en parlais dans mon post “La recherche : un véritable enjeu de la communication des universités“. Maintenant je pense que vous êtes aussi curieux de découvrir le classement web mondial des centres de recherche.
« Le diplômé chinois Zhang Lei vient de faire une donation de 8.888.888 USD à l’Université Yale School of Management (SOM). C’est le don le plus important jamais reçu par la fameuse école américaine. Zhang Lei a obtenu son diplôme en gestion à Yale en 2002. Ce geste généreux n’est pas passé inaperçu et a suscité un vaste débat en Chine. Via les différents forums sur internet, de nombreux Chinois apprécient la générosité de leur compatriote et expriment leur soutient. Mais nombreux sont également ceux qui critiquent cette initiative. Ainsi, certains internautes se demandent pourquoi M. Zhang, qui est tout de même né en Chine centrale en 1972 et qui a suivi un cursus à l’université locale Renmin University, a choisi un établissement étranger, au sein duquel il a effectué un séjour de courte durée, plutôt que son université chinoise ?
Pour Zhang Lei, la réponse est simple. Il considère que les études à Yale ont changé sa vie et lui ont permis de comprendre l’esprit du don. Rappelons qu’à la sortie de Yale, Zhang Lei a fondé Hillhouse Capital Management Ltd, fonds d’investissement basé à Pékin qui gère actuellement 2,5 milliards de dollars. Cette donation est également pour lui une manière de renforcer les liens et la coopération entre l’Empire du Milieu et Yale. Cet avis est partagé par certaines personnalités chinoises qui essayent, tant bien que mal, d’apaiser le débat. Chi Fulin, professeur et président de l’Institut chinois pour le Développement et la Réforme constate que bien que Yale soit le bénéficiaire direct du fonds, il profitera également à toute la Chine, en termes d’échanges culturels et éducatifs.
L’école envisage d’utiliser l’argent dans le cadre de différentes initiatives, telles que la construction du nouveau campus et le soutien universitaire au Programme de relations internationales du nouvel Institut Jackson des Affaires Mondiales de Yale. Selon les responsables de Yale, une partie de cette somme permettra de financer des activités de Yale en rapport avec la Chine.
D’ici 2011, La SOM Yale cherche à lever 300 millions de dollars, afin de renforcer sa position de leader international en formation des managers du 21e siècle. Pour réaliser cet objectif, l’école peut sûrement compter sur le réseau de ses anciens. A titre d’exemple, en 2008, David Booth à lui seul a offert 300 millions de dollars à la Business School of University of Chicago, dont il a été diplômé ».
Source: China Daily
Afin de promouvoir ses cours par correspondance (plus de 200) , l’Ecole allemande la plus importante pour la formation continue à distance, ILS Institut für Lernsysteme à Hamburg, joint ses forces avec Tchibo, quatrième producteur de café mondial et fournisseur de produits de consommation allant des vêtements hommes/femmes/enfants aux outils pour la cuisine, produits de bien-être, voyages ou encore aux services de téléphonie mobile etc. Durant sept jours, les clients de Tchibo disposent au mois de février 2010 de conditions spéciales en s’inscrivant à un des nombreux cours d’ILS accrédités par le gouvernement allemand.
L’offre de formation continue à distance d’ILS est en vente dans tous les magasins de Tchibo en Allemagne ainsi que sur le site internet de l’entreprise allemande.
Les conditions de vente qu’ILS propose exclusivement aux clients de Tchibo offrent la possibilité de tester pendant 6 semaines un cours au choix. Apres la période d’essai de 6 semaines, ILS offre avec seulement 1 mois de préavis une flexibilité maximale pour le contrat. Après des actions couronnées de succès en 2007 et 2009 ILS et Tchibo coopèrent cette année pour la troisième fois.

La Russie, comme beaucoup d’autres pays, souhaite rendre compétitif son enseignement supérieur. Pour cela, le ministère russe de l’Enseignement et de la Science a élaboré une nouvelle stratégie d’exportation des services d’enseignement de la Fédération de Russie pour la période 2011-2020. Le but est d’atteindre 7% du marché mondial et d’avoir au moins 10 écoles russes présentes dans les top-100 des classements mondiaux.
En effet, avant sa chute, l’URSS était le deuxième exportateur d’enseignement supérieur dans le monde après les Etats-Unis. L’effondrement du bloc communiste a changé la donne. Depuis lors, la place de la Russie n’a cessé de s’amoindrir. La part de marché de la Russie n’était plus que de 4-5% en 2004, de 3% en 2008 et en 2009, sa part ne représentait plus que 1%-2%.
La Russie subit actuellement une concurrence forte là où elle était bien positionnée historiquement. En 1990 les étudiants des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine représentaient 78% des étrangers étudiant en Russie et les étudiants des pays de l’Est représentaient près de 20%. Aujourd’hui la Russie a presque perdu le marché de l’Europe de l’Est au profit des universités allemandes. En 2009, les ressortissants des pays de l’Est ne représentaient plus que 7% des étudiants étrangers. Pour attirer des candidats des pays asiatiques, les écoles russes concourent avec des écoles scandinaves, surtout norvégiennes. Sur le continent africain, le marché est concurrencé par des écoles françaises, espagnoles, canadiennes et américaines.
Les contraintes qui empêchent l’exportation russe de se développer dans ce domaine sont nombreuses: la vétusté des infrastructures, la qualité de vie, le service médical jugé insuffisants par des étrangers, l’insécurité et la xénophobie. Par ailleurs, la baisse de confiance dans le niveau de l’enseignement supérieur russe et le système des bourses insuffisamment développé rendent le recrutement plus difficile. Des problèmes d’ordre juridique ne facilitent pas les choses, comme par exemples, les difficultés d’obtention de visa pour étudier ou enseigner et la non-reconnaissance du diplôme russe à l’étranger. Certains experts russes soulignent que l’enseignement en langue russe est également un obstacle pour recruter des étrangers. Ils proposent de suivre l’exemple des universités européennes (Allemagne, Finlande, Suède, Pays-Bas, Danemark) qui offrent des programmes en anglais.
Étudiants, diplômés, professeurs ou simples visiteurs, nombreux sont ceux qui ont (ou auront bientôt) un Smartphone dans la poche. Tous s’attendront alors à pouvoir obtenir informations et autres renseignements de la part de leurs institutions, aussi rapidement que lorsqu’ils sont installés derrière leur ordinateur.
Après mon post sur l’utilisation du web mobile dans les universités européennes, j’ai donc souhaité m’intéresser aux États-Unis. Outre-Atlantique, un grand nombre d’universités a d’ores-et-déjà intégré le web mobile dans leurs stratégies globales, en développant notamment de nouvelles plateformes pour mobiles.
Partant d’un principe simple : les pages web classiques sont trop peu interactives, longues à charger et ne s’affichent pas correctement sur les Smartphones tels qu’Iphone ou BlackBerry, le prestigieux Massachusetts Institute of Technology développait, dès 2008, sa propre plateforme MIT Mobile. On y trouve aujourd’hui un annuaire, des plans interactifs du campus, les horaires des bus et navettes du MIT, les news et événements de l’université, etc.
L’université a d’ailleurs rendu son logiciel open-source afin de permettre aux développeurs extérieurs de l’enrichir et de l’adapter pour d’autres institutions d’enseignement supérieur.

D’autres universités, telle que Stanford, ont préféré développer leur application Iphone où l’on trouve le même type de services (visualiser la vidéo de présentation de iStanford).
Autres universités américaines disposant d’une plateforme mobile :
- Abilene christian University
- Ohio State University
Consciente des enjeux liés à l’Internet mobile -dopé par le succès des nouveaux terminaux tels que l’Iphone ou le Blackberry-, l’Instituto de Empresa lance son portail mobile permettant aux utilisateurs d’interagir avec l’université depuis leur téléphone.
Le responsable du marketing online de l’établissement a longuement analysé les habitudes des élèves sur Internet avant d’élaborer ce portail où l’on trouve des informations sur l’université et ses programmes, ses réseaux sociaux, une vidéo de présentation du campus et un jeu virtuel de stratégie. Dans ce jeu, les étudiants et prospects peuvent tester leur rapidité d’esprit face aux autres puisque les 10 meilleurs scores sont visibles par tous les utilisateurs.
L’établissement utilise aussi la plateforme pour faire du marketing direct, puisqu’il est possible d’inscrire ses coordonnées pour recevoir les brochures de présentation des programmes.

| L’Université d’Oxford “in the Pocket” :
En octobre dernier, l’Université d’Oxford lançait son site pour téléphones mobiles, dénommé MOX, pour Mobile Oxford.
MOX permet d’accéder directement aux différents services de l’université depuis son terminal mobile. Le site contient une liste avec les contacts des différents services de l’université, un outil permettant de rechercher les livres disponibles à la bibliothèque, des plans avec les horaires de bus, un accès aux podcasts de Oxford sur ItunesU, des news, les résultats des examens, des liens vers les webcams du campus et la météo.

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