Le Canada, nouveau concurrent sérieux pour le recrutement d’étudiants internationaux
Un rapport réalisé par le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international canadien démontre l’impact économique généré par les étudiants étrangers venus étudier au Canada. Les 178 000 étudiants étrangers qui vivent sur les campus canadiens ont créé à eux seuls 83 000 emplois pour les canadiens et généré plus de 291 millions de dollars de revenus en 2008. Au total ce sont 6,5 milliards de dollars qui ont été dépensés par ces étudiants étrangers au Canada cette même année, surpassant la valeur des exportations de charbon et de bois de conifères, qui sont habituellement les secteurs économiques les plus rentables. Les services de l’Education du Canada deviennent ainsi le plus important secteur d’exportation du pays.
| L’exemple Australien :
Il y a plus de 10 ans, le gouvernement australien prenait la dimension de l’apport |
Outre l’apport économique, les étudiants qui choisissent de rentrer dans leur pays d’origine une fois leur diplôme obtenu deviennent souvent des chefs d’entreprise, des dirigeants gouvernementaux ou des enseignants-chercheurs et créent alors des réseaux internationaux souvent tournés vers le Canada qui renforcent les liens économiques et diplomatiques avec celui-ci. Pour ceux qui décident de rester au Canada après l’obtention de leur diplôme, ils sont un formidable apport pour le pays car leurs compétences répondent aux besoins et aux demandes de l’économie Canadienne.
Enfin, il faut aussi noter la richesse de la diversité culturelle qu’apportent ces étudiants aux grandes universités. Ils contribuent à faire des universités canadiennes des établissements d’enseignement et de recherche d’envergure internationale qui répondent ainsi parfaitement aux nouveaux standards du secteur.
Fortes de ces chiffres, les institutions académiques attendent des fonds du gouvernement leurs permettant de recruter plus d’étudiants et de chercheurs à l’international. En effet, outre les mesures visant à l’amélioration des politiques et des procédures d’immigration, et la création d’un programme de bourses d’étude, beaucoup de choses restent à faire au niveau de la communication, du marketing et de l’image de marque pour rendre le pays encore plus compétitif et attractif par rapport aux pays leaders dans le domaine de l’éducation.
C’est un fait, l’enseignement supérieur est devenu un marché mondial, les institutions académiques et les pays sont désormais en concurrence pour attirer les meilleurs éléments. Il est dommage de constater que l’Europe soit moins mobilisée que d’autres régions comme l’Amérique du Nord, l’Australie ou la Chine. En France, il serait temps que le gouvernement, les collectivités locales et les institutions prennent conscience que de véritables enjeux sont en train de se jouer. Ces enjeux sont économiques, sociétaux et culturels. Les institutions - de toutes tailles - doivent se projeter à l’international et avoir une réelle stratégie.
Source : « Impact économique du secteur de l’éducation internationale pour le Canada »
Tags: Mobilité internationale











novembre 20th, 2009 at 10:23
Très intéressant. Ce post me fait penser à un article publié par une de nos journalistes envoyée spéciale au Québec sur la stratégie de recruement des étudiants étrangers
A lire sur educpros :
http://www.educpros.fr/international/etats-unis-canada-amerique-latine/detail-article/h/135fc10806/a/recrutement-des-etudiants-la-strategie-de-l-universite-de-montreal.html
décembre 7th, 2009 at 17:35
Bonsoir,
Oui c’est sur le Canda est devenu notre destination pour nos etudes superieures en francais ou autre. Moi je fais partie de ceux qui ont prefere aller etudier au Canada qu’en France.
Fares Gassar
Yemen
janvier 31st, 2010 at 6:00
Have you ever considered adding more videos to your blog posts to keep the readers more entertained? I mean I just read through the entire article of yours and it was quite good but since I’m more of a visual learner.