Le Canada recrute en Afrique

19 septembre 2011

Le Canada rentre dans la course pour le recrutement d’étudiants africains

L’Afrique est l’une des plus grandes sources de recrutement d’étudiants étrangers des universités et business schools anglaises et américaines. Le continent a la population étudiante la plus mobile au monde et un étudiant africain sur 16 (soit 5,6 %) part étudier à l’étranger chaque année.

Mais si jusqu’à il y a peu de temps, le Royaume Uni et les Etats-Unis étaient les deux plus grands recruteurs d’étudiants africains ; aujourd’hui, d’autres pays sont rentrées dans la course et notamment le Canada, qui a commencé à s’intéresser à ce marché par des politiques de recrutement fortes et ciblées.

Cette année, la troisième édition de « L’African Student Recruitment Conference » (ASRC) se tiendra à Toronto les 28 et 29 septembre, et représentera le plus grand meeting point organisé au Canada sur ce sujet et un terrain d’échange sur les initiatives de recrutement d’étudiants africains. L’événement est l’un des plus attendus par les directeurs du recrutement international et les directeurs marketing des écoles et universités canadiennes les plus prestigieuses.

L’ASRC de cette année portera sur le marché africain (« African Market Scene for the Education Providers ») et analysera les changements radicaux du marché de l’éducation en Afrique tout en donnant des conseils stratégiques et pratiques concernant la stratégie de recrutement sur ce continent. Une partie de l’événement sera dédiée à la rencontre d’agences de recrutement africaines.

Lieu: Sheraton Centre Toronto Hotel, 123 Queen Street, Toronto, Ontario.
Dates: 28 & 29 Septembre  2011

Sources : UNESCO ; NAFSA ; World View Events

Partagez et diffusez cet article :
  • TwitThis
  • Facebook
  • MySpace
  • LinkedIn
  • Google
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Digg
  • del.icio.us
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!

Chères universités suisses…

15 septembre 2011

Les étudiants étrangers devront payer plus

Les universités suisses tentent de profiter de l’énorme nombre d’étudiants étrangers voulant étudier dans leur pays en augmentant leurs frais de scolarité. Mais la plupart des membres de l’Union des étudiants de Suisse (l’Unes) s’oppose à ce traitement inégal réservé aux camarades étrangers et propose un système européen de financement réciproque : lorsqu’un étudiant s’inscrit dans une université étrangère, son pays d’origine reverse les frais d’inscription à l’autre pays.
Cette solution serait très lucrative pour la Suisse - le pays compte 30 000 étudiants étrangers alors que seulement 6 500 de ses jeunes partent étudier hors du pays.
Dans le même temps en France , la CGE s’indigne des conditions migratoires qui empêchent les étudiants étrangers de trouver un 1er emploi en France et les associations étudiants s’indignent du relèvement du plafond de ressources pour un étudiant étranger pour entrer en France (5000 contre 3500 euros)

La Suisse veut réduire le nombre de candidats allemands

La Suisse est prête à accueillir plus d’étudiants étrangers sur son territoire en augmentant les frais de scolarité mais durcit les conditions d’entrée des étudiants allemands en trop grand nombre et lance un numerus clausus à l’échelle nationale. Mais cette règle ne s’applique qu’aux candidats venus d’Allemagne.
« En Allemagne, il y a un numerus clausus pour des nombreuses matières », explique Thomas Tschümperlin de l’université de Zurich. « Avec ces nouvelles conditions d’admission, nous voulons éviter de devenir la solution de fortune pour tous les étudiants qui ne correspondent pas aux critères de leur pays. »

Source : Der Standard
Partagez et diffusez cet article :
  • TwitThis
  • Facebook
  • MySpace
  • LinkedIn
  • Google
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Digg
  • del.icio.us
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!

La gestion des réseaux sociaux : un véritable challenge et enjeu pour les Universités

21 juillet 2011

Aujourd’hui, quand un étudiant veut s’informer sur une Université, il recherche des fils de discussions sur des forums, s’intéresse aux pages dédiés sur FaceBook, lance des requêtes sur les moteurs de recherche. Ensuite il visionne les vidéos sur YouTube, afin de se faire une idée de l’atmosphère, de l’ambiance et de la culture de l’Université. Tout cela plutôt que de simplement contacter l’Université directement.

Les Universités vivent désormais dans l’ère des médias sociaux et la maîtrise de leur e-réputation leur échappe peu à peu. Les enjeux sont pourtant très lourds car la réputation des Universités et plus importante que jamais en raison des frais de scolarité de plus en plus élevés et d’une concurrence mondiale, souvent à portée de clic. La question se pose de savoir comment arriver à parler et à convaincre une génération qui vit en réseau et  qui est plus encline à faire confiance à l’opinion de ses  pairs anonymes sur internet qu’aux  organismes officiels tels que les Universités.

Les actions que mènent les Universités pour contrer ce phénomène sont diverses. Certaines ont mis sur pied des groupes d’étudiants qui essayent de se joindre aux conversations. D’autres, laissent les étudiants tenir des blogs libres de tous propos, mêmes négatifs, afin de donner plus d’authenticité et de crédibilité à leurs auteurs. Lire la suite »

Partagez et diffusez cet article :
  • TwitThis
  • Facebook
  • MySpace
  • LinkedIn
  • Google
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Digg
  • del.icio.us
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!

Médiatisation de la recherche académique 4 : Collegium de Lyon

19 juillet 2011

Comment valoriser la recherche en sciences humaines et sociales, trop souvent ignorée car perçue comme déconnectée des préoccupations du monde économique moderne ? Et surtout comment rendre la recherche accessible à tous ?

Après avoir diffusé des vidéos courtes de ses chercheurs en 2010, où ceux-ci exposaient brièvement leurs travaux de recherche, le Collegium de Lyon va plus loin dans sa démarche de valorisation de la recherche, matérialisée par sa baseline “Where research meets the world“.

Cette année, l’institut de recherche a élaboré des films pédagogiques au travers desquels deux de ses chercheurs dévoilent et expliquent une problématique propre à leur sujet de recherche, en adéquation avec l’actualité ou les préoccupations de la société.

Jean-Michel Salaun, chercheur en sciences de l’information et professeur à l’université de Montréal, aborde la pertinence d’une théorie du document en prenant comme exemple les trois firmes ayant investi le web documentaire, Apple, Google et Facebook.

Mufwene S. Salikoko, chercheur en sciences humaines au Collegium de Lyon et professeur à l’université de Chicago, réexamine la diffusion de l’anglais autour du monde afin de déterminer si les conséquences de cette propagation seront les mêmes partout dans le monde.

Réalisation: NSB Paris

+ Démocratiser les savoirs : Les chercheurs du Collegium de Lyon s’expriment sur YouTube

+ Médiatisation de la recherche académique 3: Sciences en cour[t]s

+ Médiatisation de la recherche académique 2: Futurity

+ Médiatisation de la recherche académique 1: Science of Watchmen

Partagez et diffusez cet article :
  • TwitThis
  • Facebook
  • MySpace
  • LinkedIn
  • Google
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Digg
  • del.icio.us
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!

Stop aux faux diplômes !

6 juillet 2011

L’EDU – Une nouvelle organisation intergouvernementale pour lutter contre les fausses écoles

Fin juin, j’ai écrit un post sur les arnaques au diplôme en Chine, nombreux sont ceux qui ont réagi. Aussi, je vous tranquillise tous, la solution vient d’être apportée ! La voici.

L’espoir de ne pas se faire escroquer par de faux diplômes et écoles est enfin à portée de main sous la forme d’EDU, une nouvelle organisation intergouvernementale visant à lutter contre les activités des fournisseurs de diplômes illégaux. L’organisation basée à Bruxelles a été créée ce mois-ci pour développer une base de données d’accréditations dignes de confiance pour les institutions académiques. Cette base de données accessible au public permettra aux étudiants et aussi aux employeurs de vérifier rapidement la légitimité d’une institution.

Le secrétaire général d’EDU, G. Irving Levance, annonce : «Durant les cinq prochaines années, nous allons travailler en étroite collaboration avec les agences d’accréditation légitimes dans le monde et nous allons promouvoir le dialogue et l’interaction entre elles. Notre but est de réduire les activités frauduleuses des fausses écoles et des agences d’accréditation malhonnêtes qui polluent actuellement le marché mondial de l’éducation, en particulier celui en ligne ».

A partir du mois prochain, l’EDU sera joignable sur le site: www.edu.int. Les domaines finissant par .int sont exclusivement réservés aux organisations créées par un accord international entre plusieurs gouvernements nationaux. Actuellement, moins de 200 organisations ont un tel domaine - il s’agit notamment des Nations Unies, de l’Union africaine, de la Cour pénale internationale et d’Interpol.

Partagez et diffusez cet article :
  • TwitThis
  • Facebook
  • MySpace
  • LinkedIn
  • Google
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Digg
  • del.icio.us
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!

Arnaque aux diplômes en Chine

22 juin 2011

Les cadres chinois perdent des millions de Yuan d’achat de faux diplôme

Plus de 200 cadres supérieurs ont perdu des millions de yuans dans une escroquerie d’achat de diplôme depuis janvier 2011, a découvert  la police de Pékin.
339 étudiants ont été escroqués dont 80% sont des cadres supérieurs. L’escroquerie représente plus de 7,97 millions de yuans.

Une victime a porté plainte à la police le 27 Janvier 2011 après avoir reçu son diplôme de doctorat,  et remarqué qu’il n’était pas reconnu par l’Etat chinois suite à une vérification auprès du Ministère de l’Education.
Elle a  payé 190 000 yuans pour un diplôme de Doctorat en « business administration » de « Abraham Lincoln University » avec plus 50 000 yuans pour des frais de certificat. La jeune fille a  assisté à quelques cours dans un bureau à côté de l’Université de Tsinghua.  Cependant, les élèves n’étaient pas obligés d’aller à tous les cours, ni de passer les examens.

Ces « universités »  qui délivrent de faux diplômes installent leurs bureaux à proximité des universités prestigieuses telles que Tsinghua ou Pékin Université. Elles  se présentent  comme bureau de représentation d’une université américaine qui en fait n’existe pas et entretiennent le doute en prenant un nom similaire d’un collège connu. Par exemple Columbia International Institute (www.ciiny.us),  ressemble à Columbia International University. Pour appâter les étudiants potentiels, ils invitent de vrais professeurs d’universités pour donner des cours, d’autres vont jusqu’à créer de faux programmes, utilisant le nom d’universités existantes.

Lire la suite »

Partagez et diffusez cet article :
  • TwitThis
  • Facebook
  • MySpace
  • LinkedIn
  • Google
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Digg
  • del.icio.us
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!

Internet n’oublie rien !

16 juin 2011

Internet est un monstre qui enregistre toutes les informations qui y sont déposées, à vie. A vie, oui, mais pas la nôtre, celle du monstre lui-même qui n’oubliera rien de nos écrits, images, documents, informations personnelles voir intimes, tout dépendra de ce qui nous y auront laissé. Une sorte de persistance numérique de notre existence, pour l’éternité.

Sans aller jusque là,  toute erreur de jeunesse commise lors de nos premières manipulations sur internet ressortira à la moindre recherche. Plus grave, toute « erreur » commise dans notre vie restera affichée à la vue de tous. Ainsi, le passé d’un homme ayant purgé une peine de prison et voulant retrouver une vie normale ne résistera pas au moindre « google search » d’un futur employeur, voisins, assureur, etc.

Pour contrer cette persistance de l’information, dix signataires réunis par Nathalie Kosciussko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, ont signé une charte sur le droit à l’oubli fin 2010.

Concrètement, les signataires se sont engagés à « améliorer la transparence de l’exploitation des données publiées par les internautes » et « à faciliter la possibilité pour une personne de gérer ses données sur la toile ».

Dès la page d’accueil des sites des signataires, les informations sur la politique de protection de la vie privée doivent être facilement accessibles. De même, des dispositifs permettant de vérifier si les utilisateurs sont mineurs, afin de les protéger.
Les moteurs de recherche signataires collaboreront avec les sites de publication pour préserver l’intimité des internautes et faciliter la non-indexation de certains contenus. Lire la suite »

Partagez et diffusez cet article :
  • TwitThis
  • Facebook
  • MySpace
  • LinkedIn
  • Google
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Digg
  • del.icio.us
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!

Le fundraising se retrouve contraint de transparence et d’éthique

9 juin 2011

Qui l’eut crû ? Les universités du Royaume-Uni et leurs collectes de dons auprès de leurs anciens élèves sont un des effets collatéraux des insurrections arabes et met en lumière leur manque de transparence en la matière.

Peu de gens auraient imaginé que les manifestations dans les pays du Nord de l’Afrique auraient un effet néfaste sur la stratégie de fundraising des universités et des établissements d’enseignement supérieur en Europe.

C’est  pourtant ce qui est arrivé à Sir Howard Davies qui s’est vu contraint de démissionner de son poste de Directeur de la London School of Economics alors qu’était révélé le  versement d’un don de 1 500 000 livres de la Charité Kadhafi International en faveur de l’école, ainsi que des soupçons de plagiat du fils du dictateur libyen, Seif el-Islam Kadhafi.

Comment une institution prestigieuse peut-elle maintenir son niveau de financement tout en gardant sa réputation intacte? Il y a deux solutions à ce dilemme. La première, une solution à court terme, qui devrait être mise en œuvre immédiatement par les institutions qui se sentent concernées. Il s’agit de communiquer de manière plus transparente pour éviter de se retrouver au beau milieu d’un scandale politique. La seconde, la solution à long terme, est de trouver des sources alternatives de financement et ainsi éviter de solliciter des bienfaiteurs qui peuvent être liés, même de loin, à des régimes autocratiques, etc.

À court terme donc, les institutions devraient, avant de solliciter des contributions financières, systématiquement s’interroger sur le caractère potentiellement scandaleux de ces dons, mais aussi rendre publique toutes contributions importantes ainsi que toutes les donations douteuses perçues dans le passé.

Sur le long terme, les écoles auraient intérêt à favoriser les dons plus petits mais plus fréquents. C’est le cas aux Etats-Unis. A Tuck School of Business par exemple, 67 pour cent des diplômés MBA font un don à l’école. A Stanford, les dons d’anciens s’élèvent à 41 pour cent et 46 pour cent à Yale.

Dans les meilleures écoles de commerce européennes, les chiffres sont nettement inférieurs. Le taux d’anciens à faire des dons à la London School of Business est par exemple de 14 pour cent, tandis qu’à l’INSEAD et IE le chiffre n’est que de 12 pour cent.

La semaine dernière, la presse a révélé que la Société Générale avait reçu et géré 1,8 milliard de dollars de la part du Libyan Investment Authority. Depuis lors, un concert de voix internationales s’est élevé pour forcer les banques à rendre publique les actifs qu’elles détiennent pour le compte d’Etats. La même règle devrait être appliquée aux établissements d’enseignement supérieur. La transparence de leur financement permettrait d’assurer qu’aucun argent mal acquis n’est perçu et dans le même temps, ces établissements pourraient lancer une nouvelle dynamique de dons d’anciens, pour que l’Europe rattrape son retard vis-à-vis des États-Unis.

Partagez et diffusez cet article :
  • TwitThis
  • Facebook
  • MySpace
  • LinkedIn
  • Google
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Digg
  • del.icio.us
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!

Sélectionner les étudiants étrangers par l’argent

7 juin 2011

A partir de l’automne, les étudiants non européens payeront pour étudier en Suède et devront débourser au minimum 11 000 euros en droits d’inscription et frais de scolarité. Sur les 132 000 étudiants non européens qui ont déposé un dossier l’année dernière auprès des établissements d’enseignement supérieur suédois, 20 000 ont été admis.

Le nombre de candidats est tombé à 31 400 et seuls 5 662 se sont acquittés à ce jour de leurs frais d’inscriptions de 100 euros selon l’agence suédoise de services aux établissement d’enseignement supérieur (VHS). Pour les établissements qui reçoivent des aides publiques pour chaque étudiant, ce recul représente un manque à gagner important. La Suède a instauré des droits d’inscriptions élevés, pour endiguer le traitement de plusieurs centaines de milliers de candidatures, couteux en temps et en argent, beaucoup d’étudiants n’allant pas jusqu’au bout de leur projet.« L’objectif était surtout d’attirer les candidats sérieusement motivés par les études en Suède », explique Tuula Kuosmanen, l’une des responsable de VHS*.

L’université de Lund, qui est celle qui attire le plus grand nombre d’étrangers, a lancé son propre système de bourses d’étude et a réuni environ 200 000 euros auprès des bailleurs de fonds externes . Avec les 250 000 euros que l’université  touche de l’État, cela devrait suffire à financer 40 à 60 étudiants l’année prochaine ; à Lund, les frais de scolarité s’échelonnent de 10 000 à 25 000 euros par an.

(Extrait de Dagens Nyheter )

*Agence Suédoise de Services pour l’Enseignement Supérieur

Partagez et diffusez cet article :
  • TwitThis
  • Facebook
  • MySpace
  • LinkedIn
  • Google
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Digg
  • del.icio.us
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!

La Malaisie crée Educity, un hub de l’éducation supérieure

30 mai 2011

Nusajaya , à l’extrême sud de la péninsule Malaisienne, juste en face de Singapour,  prend des allures de petite Angleterre. Dans cette ville de l’Etat de Johordes,  le nouveau campus de l’université de Newcastle est en cours de construction.

Aux alentours on trouve, les fondations en cours de l’université de Southampton et  le Malborough Collège, l’une des écoles privées les plus prestigieuses d’Angleterre, également en train de bâtir un campus. Ses neuf cents élèves attendus, s’apercevront à peine que les fenêtres donnent sur des plantations de palmiers à l’huile et non sur la campagne anglaise. Dans quelques années, plusieurs milliers d’étudiants pourront suivre un cursus anglo-saxon sous un climat tropical. Baptisé Educity, ce complexe reflète l’ambition de la Malaisie de devenir un centre régional d’éducation à l’occidentale fréquenté par la nouvelle classe moyenne asiatique.

Suite au constat, que nombres de ses ressortissants dépensaient des fortunes pour s’inscrire dans des universités britanniques et américaines, le gouvernement a décidé d’inverser la tendance et a démarché  les universités anglo-saxonnes pour les persuader d’ouvrir des facultés en Malaisie. Il a ensuite proposé aux parents d’inscrire leurs enfants dans ces universités, moyennent l’obtention des mêmes diplômes qu’au Royaume- Unis ou aux Etats-Unis. Le coût étant de moitié  moins cher.
Première à s’installer l’université australienne Monash a été, suivie par celle de Nottingham, en 2005, puis en 2011 par le Massachussetts Institute of Technology (MIT) associé à un organisme local pour créer le premier institut du pays consacré à l’innovation logistique. Un institut néerlandais de technologie maritime a également ouvert ses portes. Pour toutes, c’est une très bonne occasion de pénétrer le plus gros marché de l’éducation au monde. Elles peuvent ainsi  rayonner et créer des partenariats avec des universités à Hong Kong, Singapour et Shanghai. C’est la première fois qu’autant d’universités prennent le risque de se dupliquer dans un autre pays. Il faut dire que l’Etat malaisien assume tous les couts de démarrage, investissant 100 millions de dollars dans les infrastructures et les bâtiments.

De fait, la Malaisie est une ancienne colonie britannique et l’anglais y est largement parlé. En échange de ce lourd investissement, le gouvernement demande aux universités de proposer des formations utiles au pays. L’université de Southampton, par exemple, délivrera que des diplômes d’ingénieurs
Cet afflux d’universités étrangères pourrait avoir d’autres conséquences plus intéressantes. Pour les attirer, l’Etat a renoncé à leur imposer les règlements restrictifs et parfois racistes en vigueur dans ses propres universités, où les jeunes n’ont pas le droit d’adhérer à un parti ni de manifester.
De plus dans les domaines les plus prisés comme le droit, la médecine ou l’ingénierie, des quotas officieux favorisent les Malais. Aujourd’hui les étudiants locaux demandent pourquoi ils devraient être soumis à des règles archaïques auxquelles échappent leurs camarades d’Educity.

Extrait de The Economist

Partagez et diffusez cet article :
  • TwitThis
  • Facebook
  • MySpace
  • LinkedIn
  • Google
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Digg
  • del.icio.us
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!

FireStats icon Contenu créé par FireStats