Stop aux faux diplômes !

6 juillet 2011

L’EDU – Une nouvelle organisation intergouvernementale pour lutter contre les fausses écoles

Fin juin, j’ai écrit un post sur les arnaques au diplôme en Chine, nombreux sont ceux qui ont réagi. Aussi, je vous tranquillise tous, la solution vient d’être apportée ! La voici.

L’espoir de ne pas se faire escroquer par de faux diplômes et écoles est enfin à portée de main sous la forme d’EDU, une nouvelle organisation intergouvernementale visant à lutter contre les activités des fournisseurs de diplômes illégaux. L’organisation basée à Bruxelles a été créée ce mois-ci pour développer une base de données d’accréditations dignes de confiance pour les institutions académiques. Cette base de données accessible au public permettra aux étudiants et aussi aux employeurs de vérifier rapidement la légitimité d’une institution.

Le secrétaire général d’EDU, G. Irving Levance, annonce : «Durant les cinq prochaines années, nous allons travailler en étroite collaboration avec les agences d’accréditation légitimes dans le monde et nous allons promouvoir le dialogue et l’interaction entre elles. Notre but est de réduire les activités frauduleuses des fausses écoles et des agences d’accréditation malhonnêtes qui polluent actuellement le marché mondial de l’éducation, en particulier celui en ligne ».

A partir du mois prochain, l’EDU sera joignable sur le site: www.edu.int. Les domaines finissant par .int sont exclusivement réservés aux organisations créées par un accord international entre plusieurs gouvernements nationaux. Actuellement, moins de 200 organisations ont un tel domaine - il s’agit notamment des Nations Unies, de l’Union africaine, de la Cour pénale internationale et d’Interpol.

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Arnaque aux diplômes en Chine

22 juin 2011

Les cadres chinois perdent des millions de Yuan d’achat de faux diplôme

Plus de 200 cadres supérieurs ont perdu des millions de yuans dans une escroquerie d’achat de diplôme depuis janvier 2011, a découvert  la police de Pékin.
339 étudiants ont été escroqués dont 80% sont des cadres supérieurs. L’escroquerie représente plus de 7,97 millions de yuans.

Une victime a porté plainte à la police le 27 Janvier 2011 après avoir reçu son diplôme de doctorat,  et remarqué qu’il n’était pas reconnu par l’Etat chinois suite à une vérification auprès du Ministère de l’Education.
Elle a  payé 190 000 yuans pour un diplôme de Doctorat en « business administration » de « Abraham Lincoln University » avec plus 50 000 yuans pour des frais de certificat. La jeune fille a  assisté à quelques cours dans un bureau à côté de l’Université de Tsinghua.  Cependant, les élèves n’étaient pas obligés d’aller à tous les cours, ni de passer les examens.

Ces « universités »  qui délivrent de faux diplômes installent leurs bureaux à proximité des universités prestigieuses telles que Tsinghua ou Pékin Université. Elles  se présentent  comme bureau de représentation d’une université américaine qui en fait n’existe pas et entretiennent le doute en prenant un nom similaire d’un collège connu. Par exemple Columbia International Institute (www.ciiny.us),  ressemble à Columbia International University. Pour appâter les étudiants potentiels, ils invitent de vrais professeurs d’universités pour donner des cours, d’autres vont jusqu’à créer de faux programmes, utilisant le nom d’universités existantes.

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Internet n’oublie rien !

16 juin 2011

Internet est un monstre qui enregistre toutes les informations qui y sont déposées, à vie. A vie, oui, mais pas la nôtre, celle du monstre lui-même qui n’oubliera rien de nos écrits, images, documents, informations personnelles voir intimes, tout dépendra de ce qui nous y auront laissé. Une sorte de persistance numérique de notre existence, pour l’éternité.

Sans aller jusque là,  toute erreur de jeunesse commise lors de nos premières manipulations sur internet ressortira à la moindre recherche. Plus grave, toute « erreur » commise dans notre vie restera affichée à la vue de tous. Ainsi, le passé d’un homme ayant purgé une peine de prison et voulant retrouver une vie normale ne résistera pas au moindre « google search » d’un futur employeur, voisins, assureur, etc.

Pour contrer cette persistance de l’information, dix signataires réunis par Nathalie Kosciussko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, ont signé une charte sur le droit à l’oubli fin 2010.

Concrètement, les signataires se sont engagés à « améliorer la transparence de l’exploitation des données publiées par les internautes » et « à faciliter la possibilité pour une personne de gérer ses données sur la toile ».

Dès la page d’accueil des sites des signataires, les informations sur la politique de protection de la vie privée doivent être facilement accessibles. De même, des dispositifs permettant de vérifier si les utilisateurs sont mineurs, afin de les protéger.
Les moteurs de recherche signataires collaboreront avec les sites de publication pour préserver l’intimité des internautes et faciliter la non-indexation de certains contenus. Lire la suite »

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Le fundraising se retrouve contraint de transparence et d’éthique

9 juin 2011

Qui l’eut crû ? Les universités du Royaume-Uni et leurs collectes de dons auprès de leurs anciens élèves sont un des effets collatéraux des insurrections arabes et met en lumière leur manque de transparence en la matière.

Peu de gens auraient imaginé que les manifestations dans les pays du Nord de l’Afrique auraient un effet néfaste sur la stratégie de fundraising des universités et des établissements d’enseignement supérieur en Europe.

C’est  pourtant ce qui est arrivé à Sir Howard Davies qui s’est vu contraint de démissionner de son poste de Directeur de la London School of Economics alors qu’était révélé le  versement d’un don de 1 500 000 livres de la Charité Kadhafi International en faveur de l’école, ainsi que des soupçons de plagiat du fils du dictateur libyen, Seif el-Islam Kadhafi.

Comment une institution prestigieuse peut-elle maintenir son niveau de financement tout en gardant sa réputation intacte? Il y a deux solutions à ce dilemme. La première, une solution à court terme, qui devrait être mise en œuvre immédiatement par les institutions qui se sentent concernées. Il s’agit de communiquer de manière plus transparente pour éviter de se retrouver au beau milieu d’un scandale politique. La seconde, la solution à long terme, est de trouver des sources alternatives de financement et ainsi éviter de solliciter des bienfaiteurs qui peuvent être liés, même de loin, à des régimes autocratiques, etc.

À court terme donc, les institutions devraient, avant de solliciter des contributions financières, systématiquement s’interroger sur le caractère potentiellement scandaleux de ces dons, mais aussi rendre publique toutes contributions importantes ainsi que toutes les donations douteuses perçues dans le passé.

Sur le long terme, les écoles auraient intérêt à favoriser les dons plus petits mais plus fréquents. C’est le cas aux Etats-Unis. A Tuck School of Business par exemple, 67 pour cent des diplômés MBA font un don à l’école. A Stanford, les dons d’anciens s’élèvent à 41 pour cent et 46 pour cent à Yale.

Dans les meilleures écoles de commerce européennes, les chiffres sont nettement inférieurs. Le taux d’anciens à faire des dons à la London School of Business est par exemple de 14 pour cent, tandis qu’à l’INSEAD et IE le chiffre n’est que de 12 pour cent.

La semaine dernière, la presse a révélé que la Société Générale avait reçu et géré 1,8 milliard de dollars de la part du Libyan Investment Authority. Depuis lors, un concert de voix internationales s’est élevé pour forcer les banques à rendre publique les actifs qu’elles détiennent pour le compte d’Etats. La même règle devrait être appliquée aux établissements d’enseignement supérieur. La transparence de leur financement permettrait d’assurer qu’aucun argent mal acquis n’est perçu et dans le même temps, ces établissements pourraient lancer une nouvelle dynamique de dons d’anciens, pour que l’Europe rattrape son retard vis-à-vis des États-Unis.

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Sélectionner les étudiants étrangers par l’argent

7 juin 2011

A partir de l’automne, les étudiants non européens payeront pour étudier en Suède et devront débourser au minimum 11 000 euros en droits d’inscription et frais de scolarité. Sur les 132 000 étudiants non européens qui ont déposé un dossier l’année dernière auprès des établissements d’enseignement supérieur suédois, 20 000 ont été admis.

Le nombre de candidats est tombé à 31 400 et seuls 5 662 se sont acquittés à ce jour de leurs frais d’inscriptions de 100 euros selon l’agence suédoise de services aux établissement d’enseignement supérieur (VHS). Pour les établissements qui reçoivent des aides publiques pour chaque étudiant, ce recul représente un manque à gagner important. La Suède a instauré des droits d’inscriptions élevés, pour endiguer le traitement de plusieurs centaines de milliers de candidatures, couteux en temps et en argent, beaucoup d’étudiants n’allant pas jusqu’au bout de leur projet.« L’objectif était surtout d’attirer les candidats sérieusement motivés par les études en Suède », explique Tuula Kuosmanen, l’une des responsable de VHS*.

L’université de Lund, qui est celle qui attire le plus grand nombre d’étrangers, a lancé son propre système de bourses d’étude et a réuni environ 200 000 euros auprès des bailleurs de fonds externes . Avec les 250 000 euros que l’université  touche de l’État, cela devrait suffire à financer 40 à 60 étudiants l’année prochaine ; à Lund, les frais de scolarité s’échelonnent de 10 000 à 25 000 euros par an.

(Extrait de Dagens Nyheter )

*Agence Suédoise de Services pour l’Enseignement Supérieur

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La Malaisie crée Educity, un hub de l’éducation supérieure

30 mai 2011

Nusajaya , à l’extrême sud de la péninsule Malaisienne, juste en face de Singapour,  prend des allures de petite Angleterre. Dans cette ville de l’Etat de Johordes,  le nouveau campus de l’université de Newcastle est en cours de construction.

Aux alentours on trouve, les fondations en cours de l’université de Southampton et  le Malborough Collège, l’une des écoles privées les plus prestigieuses d’Angleterre, également en train de bâtir un campus. Ses neuf cents élèves attendus, s’apercevront à peine que les fenêtres donnent sur des plantations de palmiers à l’huile et non sur la campagne anglaise. Dans quelques années, plusieurs milliers d’étudiants pourront suivre un cursus anglo-saxon sous un climat tropical. Baptisé Educity, ce complexe reflète l’ambition de la Malaisie de devenir un centre régional d’éducation à l’occidentale fréquenté par la nouvelle classe moyenne asiatique.

Suite au constat, que nombres de ses ressortissants dépensaient des fortunes pour s’inscrire dans des universités britanniques et américaines, le gouvernement a décidé d’inverser la tendance et a démarché  les universités anglo-saxonnes pour les persuader d’ouvrir des facultés en Malaisie. Il a ensuite proposé aux parents d’inscrire leurs enfants dans ces universités, moyennent l’obtention des mêmes diplômes qu’au Royaume- Unis ou aux Etats-Unis. Le coût étant de moitié  moins cher.
Première à s’installer l’université australienne Monash a été, suivie par celle de Nottingham, en 2005, puis en 2011 par le Massachussetts Institute of Technology (MIT) associé à un organisme local pour créer le premier institut du pays consacré à l’innovation logistique. Un institut néerlandais de technologie maritime a également ouvert ses portes. Pour toutes, c’est une très bonne occasion de pénétrer le plus gros marché de l’éducation au monde. Elles peuvent ainsi  rayonner et créer des partenariats avec des universités à Hong Kong, Singapour et Shanghai. C’est la première fois qu’autant d’universités prennent le risque de se dupliquer dans un autre pays. Il faut dire que l’Etat malaisien assume tous les couts de démarrage, investissant 100 millions de dollars dans les infrastructures et les bâtiments.

De fait, la Malaisie est une ancienne colonie britannique et l’anglais y est largement parlé. En échange de ce lourd investissement, le gouvernement demande aux universités de proposer des formations utiles au pays. L’université de Southampton, par exemple, délivrera que des diplômes d’ingénieurs
Cet afflux d’universités étrangères pourrait avoir d’autres conséquences plus intéressantes. Pour les attirer, l’Etat a renoncé à leur imposer les règlements restrictifs et parfois racistes en vigueur dans ses propres universités, où les jeunes n’ont pas le droit d’adhérer à un parti ni de manifester.
De plus dans les domaines les plus prisés comme le droit, la médecine ou l’ingénierie, des quotas officieux favorisent les Malais. Aujourd’hui les étudiants locaux demandent pourquoi ils devraient être soumis à des règles archaïques auxquelles échappent leurs camarades d’Educity.

Extrait de The Economist

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L’université allemande vient au secours de la communication politique et invente un logiciel « Many to one »

24 mai 2011

Chaque semaine, et ce depuis 2006, la chancelière allemande Angela Merkel informe les citoyens allemands sur des sujets d’actualité sur son site grâce à la diffusion de vidéos podcast. Cependant, le site ne permet pas de donner de feedback et la communication reste unilatérale. Caveh Zonooz, 38 ans, avait écrit un email à Angela Merkel à ce sujet là et il n’avait reçu qu’une réponse standardisée. Pour cela, l’idée de « direktzu », qui signifie contacter directement, est née : il décide de créer un logiciel qui donne la possibilité à chacun de poser des questions aux politiciens… Et d’obtenir des réponses !

Caveh Zonooz fait partie d’une équipe de diplômés de l’Université de sciences appliquées de Brandenburg (FHB). Il a développé un logiciel qui enregistre des questions et permet aux internautes de voter pour ou contre l’information. Par la suite, les questions les plus appréciées et les plus consultées sont transmises à la personne concernée.

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Prenez-vous au jeu !

13 mai 2011

la communication digitale ludique dans l’enseignement supérieur

Que le jeu digital soit un des loisirs favoris des jeunes (et pas seulement !) n’est plus un scoop ! Qu’il se développe de plus en plus dans sa version « serious », non plus. En jouant, il est aussi possible :

  • d’apprendre (voir des exemples de jeux utilisables en e-learning sur le blog Education + jeux vidéo et 3D de l’Académie de Créteil),
  • de s’orienter dans sa carrière (le jeu Tapis Rouge qui présente les différents métiers des filières Technologies de l’Information),
  • de choisir l’entreprise de ses rêves (Reveal de l’Oréal ou StarBank de BNP Parisbas)
  • de se faire recruter ou de découvrir divers métiers : Etre Marin, de la marine française, MP for a week pour le quotidien d’un homme politique britannique,
  • de s’impliquer dans des jeu internationaux Euromanager, Trust, de Danone ou le Défi Bouygues Construction.
Simbach

Crédit photo : Simbach

Alors, pourquoi ne pas utiliser les fonctions du jeu pour aller plus loin en utilisant le jeu numérique dans les campagnes de communication digitale des écoles et universités, à des fins promotionnelles et de recrutement ! Les supports du jeu digital se multiplient encore plus avec le succès des smartphones, des tablettes numériques et autres mobiles. Tout autant d’occasions de communiquer de façon ludique, 24h/24 et 7j/7, sur des sujets sérieux et avec des résultats prometteurs ! Lire la suite »

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Russie, la performance des réseaux sociaux

9 mai 2011

Le domaine .SU (Soviet Union) a été crée en septembre 1990 et en avril 1994 apparaît le domaine .RU : c’est le point de départ officiel de l’internet russe. On l’appelle en Russie RUNET. Aujourd’hui, on dénombre plus de 40 millions d’utilisateurs de ce domaine. Il est en plein boom aujourd’hui : réseaux sociaux, blogs, jeux de réseaux, sites de rencontres, micro-blogging… tout est là !

Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux ont beaucoup de succès en Russie. Plus de 25 millions utilisent déjà ces réseaux quotidiennement et certains experts prévoient une croissance du nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux de 23% par an. Alors que les réseaux sociaux russes ont été crées selon le modèle occidental, ils cherchent aujourd’hui leur propre voie pour se développer et réussir.
Les internautes en Russie ont une préférence pour les réseaux sociaux nationaux. D’autres pays de l’Europe de l’Est, comme par exemple, la Pologne, la République Tchèque, la Hongrie font également ce choix. Dans cette zone géographique, les réseaux sociaux nationaux avec un domaine national et l’interface en langue maternelle sont plus attractifs pour les internautes.

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Un film participatif pour promouvoir sa fanpage Facebook

3 mai 2011

RISE, le groupe d’écoles de commerce présent sur tout le territoire français et dans les DOM TOM, lance son film participatif en StopMotion. Celui-ci vise à promouvoir la présence des écoles sur Facebook.

Dans un premier temps, l’école avait lancé une campagne d’affichage relayée dans les locaux de ses instituts, indiquant le lien vers sa fanpage facebook (voir photo ci dessous).

Les étudiants ont ensuite été incités à s’exprimer sur les grandes affiches volontairement blanches, avant de les photographier et de les poster sur la fan page de RISE.

Un film participatif a enfin été réalisé à partir de ces affiches (voir film ci dessous):

Pour le groupe RISE, les réseaux sociaux s’intègrent pleinement dans une stratégie globale visant, entre autre, à fédérer les étudiants des instituts répartis aux 4 coins de la France et dans les DOM TOM.

Ce type d’actions participatives est donc privilégié afin que les étudiants des différents instituts soient amenés à participer collectivement aux initiatives de communication de leur école.

Réalisation : NSB Paris

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