Catégories
Michel Abherve

Vérité à Saclay, Erreur à la Défense

L’argumentation défendant la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD se fonde sur une argumentation simple : il s’agit d’une élection, et donc il n’y aucune possibilité de népotisme. Ceux qui formulent une telle accusation ne sont inspirées que par la volonté de nuire au Président de la République.

L’argumentation serait valable si l’Etat n’intervenait pas dans la procédure d’élection. Les représentants de l’Etat composent la moitié du Conseil d’Administration de l’EPAD, et il semble que, dans cette structure, les fonctionnaires ne respectent pas une tradition républicaine, appliquée de tous temps dans les EPA des Villes Nouvelles, qui veut que les fonctionnaires ne participent pas au vote quand il s’agit de choisir entre plusieurs élus.

Auront-ils liberté de vote ?  On peut s’interroger.

Mais il est encore plus intéressant de constater que le texte qui amène le poste à se libérer, la limite d’âge atteinte par Patrick Devedjian, ne semble avoir qu’une valeur tout relative. En effet le projet de loi sur le Grand Paris, adopté par le Conseil des Ministres du Octobre, mentionne à propos du futur EPA de Saclay, dans l’exposé des motifs

Le décret d’application précisera qu’il sera dérogé à la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d’âge dans la fonction publique et le secteur public fixe à soixante-cinq ans l’âge limite pour les présidents de conseil d’administration, directeurs généraux et directeurs des établissements publics de l’État. “

La dérogation est prévue pour Saclay, et s’est avérée impossible à La Défense, amenant ainsi une élection. Cette analyse conduit à relativiser fortement la justification du caractère totalement démocratique de l’éelction espérée de Jean Sarkozy, et à penser que cette carrière fulgurante ne tient pas à ses seuls mérites.

Be Sociable, Share!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *