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Pierre Dubois

Master “Journalisme” du CUEJ

Déjeuner la semaine dernière à Nancy, avec Philippe Bohlinger, jeune journaliste (photo). Nous discutons de l’université de Strasbourg et de la future université de Lorraine. L’enseignement supérieur est un de ses champs d’investigation et d’articles, de piges plutôt, piges au nombre de “signes” limité. Une contrainte pour les jeunes, une mise à l’étrier. Mais dire en 4 ou 5.000 signes ce qu’on a à dire : c’est possible et Philippe en est le premier convaincu ! 

Philippe est correspondant d’EducPros pour l’Alsace et la Lorraine. Il vient de publier une chronique pour le site : “Deux écoles d’ingénieurs s’exportent à Strasbourg“, dans le cadre du Pacte régional pour les formations d’ingénieurs. Le jeune journaliste écrit des piges pour la presse régionale sur l’éducation, mais aussi sur la santé et l’environnement.

C’est un bon, un très bon et je lui souhaite de percer dans la presse écrite. Son souhait le plus cher ! Il m’apprend qu’il est diplômé du CUEJ de Strasbourg, après des études de Lettres modernes. Diplômé 2004. Le CUEJ, c’est dans l’Espace, le bâtiment de 1995, l’album de 60 photos publié ce matin : cliquer ici.  

L’Espace accueillle en effet le Centre universitaire d’enseignement du journalisme. Le CUEJ est l’une des 13 écoles reconnues par la profession (cliquer ici). Cette reconnaissance est à elle seule un gage de qualité eu égard aux autres écoles. L’Etudiant, dans sa présentation des formations au journalisme (cliquer ici) ne publie donc pas de Palmarès des Ecoles de journalisme.

Présentation du CUEJ et du Master professionnel sur le site de l’université (cliquer ici). “Premier site français de formation au journalisme installé dans l’université (en 1958) et reconnu par la convention collective des journalistes (en 1968), le Centre universitaire d’enseignement du journalisme se caractérise aujourd’hui par : “un taux très élevé d’insertion professionnelle des diplômés, des formations de spécialités thématiques particulières (actualités de l’union européenne, mutations urbaines…), une pédagogie originale et novatrice, une vocation internationale confirmée, un parcours franco-allemand en partenariat avec l’université de Freiburg délivrant un double diplôme”. 50 étudiants par année de master. Des droits d’inscription qui sont ceux des masters professionnels universitaires (pas de droits spécifiques), des stages pratiques, et encore des stages pratiques, de courte et de longue durée. J’ai envie de suivre cette formation !

La communication du CUEJ est validée par le rapport de l’AERES sur le master “Journalisme” (octobre 2008). Classement en A. Points forts : “un contenu pédagogique très bien adapté au projet de formation professionnelle, des liens forts avec le monde professionnel, une excellente insertion des diplômés”. Points faibles : “engagement dans la recherche de l’équipe pédagogique qui semble pouvoir être approndi, pas de séminaires proprement consacrés à la recherche, même sous forme optionnelle, ce qui pourrait constituer une ouverture utile aux étudiants, même dans le cadre d’un master totalement professionnel”.

La plaquette de présentation des formations du CUEJ est parfaite : les informations sont précises, les illustrations adéquates. Pas de tape à l’oeil mais juste un luxe de bon aloi. Et ce qui m’impressionne le plus car c’est la preuve absolue de la compétence des jeunes en train de se diplômer : le dernier numéro de leur journal “News d’Ill” (n°100, juin 2010, vendu 3 euros), consacré à la Bosnie-Herzégovine. Un vrai travail de professionnels d’investigation, de reportages sur site. Pour comprendre ce qu’est New Ill, le mieux est de découvrir des numéros plus anciens : cliquer ici.

News Ill sur la Bosnie-herzégovine n’est pas en ligne. Le CUEJ doit en effet résoudre en urgence un problème grave : son site. La partie “formation” a été reprise par le site de l’université unique. L’actualisation de l’ancien site est partielle. L’annuaire des anciens est arrêté en 2004 (cliquer ici). S’il le demeure, la formation risque d’être très vite atteinte dans sa crédibilité. Il ne suffit pas de dire que 90% des diplômés ont un emploi de journaliste, il faut le prouver.

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