Catégories
Jean-François Fiorina

Retraites : que dire à nos étudiants ?

Entre 40 et 50 ans de vie professionnelle

C’est l’horizon qui s’ouvre aux étudiants de nos écoles. Comment leur expliquer qu’ils n’auront certainement plus les retraites de leurs aînés, voire plus de  retraite du tout… Même s’ils disposent de beaucoup d’atouts et de potentiel, ils ne vivront plus dans les mêmes conditions de confort. Faut-il pour autant asséner des messages de survie individuelle ? Non. La solution passera par le groupe, le collectif. Un message malheureusement peu audible sur fond d’affaire Bettencourt et de communication omniprésente qui masquent les réalités du pays.

Nos jeunes ne semblent pas concernés par ce qui risque de leur arriver. Est-ce trop tôt pour eux ou sont-ils tout simplement réalistes ? La réalité deviendra palpable quand leurs propres parents pourront partir ou non en retraite.

Les étudiants, notre richesse

Au-delà du simple constat que ce sont les jeunes générations qui paieront nos retraites, notre devoir d’aînés est de leur permettre de trouver du travail. Il s’agit d’un enjeu stratégique, financier et géopolitique. Une seule voie possible : l’innovation et la qualification. Mieux formés, leurs chances de se placer sur un marché du travail devenu international augmenteront mais le défi est immense car le nombre des étudiants va croître et il faudra donner à chacun la chance de se réaliser.

Les études ne doivent pas devenir un luxe. Et pour nous, écoles de management, sans aide de l’Etat, la pression pour générer de nouvelles ressources ne cesse d’augmenter. C’est la condition sine qua non à l’ouverture à plus de diversité tout en maintenant un enseignement d’excellence. Un aiguillon, certes salutaire, mais les limites risquent, comme pour les retraites, d’être atteintes…

Be Sociable, Share!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *