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Pierre Dubois

Oueslati : corruption passive !

L’ancien président de l’université de Toulon, Laroussi Oueslati, a été mis en examen par le juge d’instruction Franck Landou, et écroué à la prison des Baumettes à Marseille. Il avait été arrêté à son domicile lundi dernier et gardé à vue. Au terme de la garde à vue, il a été mis en examen et incarcéré pour “corruption passive par une personne chargée d’une fonction publique”. ”Corruption passive” : Laroussi Oueslati aurait accepté de l’argent. Quand ? A combien de reprises ? Combien ? De la part de qui ? Sous quelle forme, espèces ou cadeaux ? Qui sont les témoins à charge ? Cet argent a-t-il été dépensé ?

Deux points m’étonnent et me choquent dans la mise en examen et le mandat d’arrêt. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps (plus de 18 mois) pour en arriver là ? Une information judiciaire pour “corruption passive et active”, “escroquerie” a en effet été ouverte en mars 2009 dans le cadre d’un présumé trafic de diplômes impliquant des étudiants chinois. 18 mois, c’est bien long pour entendre des témoins à charge, pour vérifier les comptes bancaires et les déclarations de revenus du prévenu, pour établir un éventuel décalage entre ses revenus et son train de vie… Et pourquoi une incarcération ? Laroussi Oueslati représenterait-il un danger pour les gens qu’il rencontrerait ? Je croyais, naïvement, que la prison préventive devait rester l’exception. Selon son avocat, la mise sous écrou ne devrait certes pas dépasser une semaine ; une mise en liberté sous contrôle judiciaire devrait sans doute s’en suivre. Je ne peux m’empêcher de penser que la justice a plusieurs vitesses.

J’ai publié sur ce blog 11 chroniques sur “l’affaire Oueslati”. Il en faut rappeler les étapes clésLire la suite et liens vers ces chroniques.

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