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Bernard Desclaux

Crise de l’autorité dans l’éducation nationale

De retour sur mon blog après 3 semaine d’absence : formation des directeurs de CIO à l’ESEN et conférence sur le thème de la crise de l’autorité pour l’association de chefs d’établissement EREA/ERPD, prononcée le 31 mars 2011 à Nogent-sur-Marne, EREA F . Cavanna. Les textes prévus et les diaporamas se trouvent maintenant installés sur mon site http://bdesclaux.jimdo.com/conf%C3%A9rences/l-autorit%C3%A9/ . Je réaliserais sans doute quelques articles sur ce blog à partir de cette conférence. Et pour commencer, l’idée générale de cette conférence.

L’autorité pour qu’elle s’exerce suppose plusieurs conditions.

Tout d’abord, les deux acteurs, celui qui l’exerce, et celui qui s’y soumet, doivent considérer cette autorité comme légitime, comme « allant de soi », comme les dépassant. Autrement dit, que les deux acteurs se considèrent comme appartenant à une même communauté, régie par des règles du jeu.

On peut se demander si aujourd’hui, l’école « fait » communauté ?

Une deuxième condition est sans doute en particulier du côté du porteur de l’autorité. Il doit « y croire », il doit « faire corps » avec. Cet acteur doit « incarner » l’autorité. Il a la vocation. La légitimité parle à travers lui. Pour suivre François Dubet (le déclin de l’institution), les enseignants n’incarnent plus cette autorité, et cela s’explique sans doute en partie par les raisons de leur entrée dans le métier (Rayou Van Zanten) : l’idée de vocation n’est plus appelée pour justifier ce choix de métier.

Nous avons beaucoup insisté sur les différences entre primaire et secondaire quand au lien enseignement-éducation, qui fait que dans le secondaire l’éducation est mise à distance, en tout cas dans les représentations professionnelles et l’organisation des métiers. D’où l’image utilisée par Monica Gather-Turler pour l’établissement scolaire : une boîte d’oeufs. Chacun restant à sa place et la défendant.

Donc l’hypothèse que nous défendions pour qu’un minimum d’autorité soit possible au sein de l’établissement du second degré, c’est le travail du chef d’établissement pour développer la possibilité d’un identification à un collectif. Et j’indiquais que le Conseil pédagogique est une possibilité de soutenir ce travail de transformation de la conception du métier d’enseignant.

Bernard Desclaux

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