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Pierre Dubois

Recherche “Licence de sciences”

Suite de la chronique “Les licences de sciences“. Lisibilité et attractivité actuelles des licences de sciences ? Peut mieux faire ! Ou y a encore du travail pour les corps professionnels scientifiques, pour Promosciences. J’ai tenté plusieurs exercices de recherche d’informations. Résultats nuls ! Je me suis presque arraché les cheveux !

1er exercice. Recherche de formations à partir de la plate-forme “admission post-bac”. 13 mentions sont proposées en 1ère année de licence : biochimie, biologie, biologie et environnement, chimie, EEA, informatique, MASS, mathématiques, mécanique, physique, sciences exactes et naturelles, sciences pour l’ingénieur, terre et environnement). 13, c’est trop ! Plus de mille 1ère années de licence sont offertes en France dans ces différentes mentions ! Comment choisir ? Admission post-bac est un mauvais outil pour l’orientation.

2ème exercice. A priori, les universités “uniques” (Strasbourg) ou en voie d’unification (Aix-Marseille, Lorraine) présentent une offre en ligne plus lisible que celle des universités éclatées sur un même territoire (Bordeaux par exemple). 11 à 13 mentions sont présentes dans chacune de ces 3 universités. J’ai voulu en savoir plus sur l’université de Strasbourg (UdS).

UdS. Entrée par l’offre de formation 2011-2012 : recherche libre, recherche assistée, catalogue. Trop compliqué et aucun lien n’est établi entre ce catalogue et chacune des formations proposées. Entrée par les 9 facultés ou composantes scientifiques (hors IUT). Les écoles mentionnées ont-elles des prépas intégrées ?

Je choisis d’explorer l’offre de licences de l’UFR de mathématique et d’informatique. Deux licences : mathématique, informatique. Il faut ouvrir le site de l’UFR pour en savoir plus… Il y a en fait trois licences. Je suis intrigué par le parcours MPA (Mathématique et physique approfondies), organisé avec les physiciens. A priori un parcours différencié, un parcours d’élite. Programme d’Algèbre S1. Objectifs : savoir-faire et compétences : “résoudre de manière autonome des problèmes liés ou faisant appel à la résolution de systèmes linéraires”. Diantre ! Mais que fait-on en L3 (S5 et S6) ? Pas d’informations. Pourquoi ? Ce parcours est en fait une prépa : “accès aux grandes écoles par la voie universitaire”.

Mauvais chemin pour m’informer sur un parcours en 6 semestres : je suis arrivé dans un cul de sac. Je me réoriente donc vers le site de l’UFR Physique et Ingénierie pour en savoir plus sur ce parcours de licence MPA. Pas d’informations. Tiens, je découvre l’existance d’une licence de mathématiques, physique et chimie : trois mentions réunies en une seule. Parcours encore plus différencié ! Et on y fait quoi dans cette licence : cliquer ici. No chance !

3ème exercice de recherche d’informations sur les licences de sciences. “Je suis en 2ème année de prépa scientifique ; je ne veux pas faire une grande école ; je veux entrer en L3 pour faire ensuite un master et de la recherche”. Quelles L3 en France peuvent m’accueillir sans retour en arrière en L2 ?

4ème exercice. “Je suis en 2ème année de DUT d’Informatique ; je veux poursuivre des études non pas en licence professionnelle, mais en licence générale pour faire ensuite un master. Quelles L3 scientifique en France peuvent m’accueillir sans retour en arrière en L2 ? Le lecteur comprendra peut-être que je ne me suis pas lancé dans ces exercices 3 et 4.

Les référentiels nationaux de compétences ne changeront rien à la lisibilité et à l’attractivité des licences de sciences. Celles-ci passent d’abord par une réduction du nombre de mentions proposées en 1ère année de licence. A discuter, évidemment !

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