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Pierre Dubois

Nantes. Réflexions d’un ex-président

François Resche, professeur de médecine PU/PH, a présidé l’université de Nantes de 2002 à 2007. Seul candidat la succession de Yann Tanguy, il avait été élu en 2002, par le Congrès des 3 conseils, par 110 voix pour et 10 blancs ou nuls. En retraite depuis le 1er janvier 2011, il s’adresse dans une lettre ouverte aux personnels de l’université.

Objet : les élections des 5, 6, 7 mars 2012. La pratique d’une expression largement diffusée, émanant d’un ancien président est, pour moi qui analyse les élections à la présidence des universités depuis 2000 (c’était mon champ de rcherche avant la retraite), nouvelle. D’ailleurs, presque toutes les élections universitaires 2012 me surprennent (57 chroniques sur ces élections). Des rebondissements en série.

Que dit François Resche ? Il intervient non pour soutenir un des trois candidats à la présidence (dernières nouvelles sur le site de l’université), mais pour faire part de quelques réflexions, dans un contexte de “relatif manque de hauteur du débat” en cours. Texte oh combien tonique et salutaire ! Bien sûr, selon nos sources, certains se sentent directement visés par telle ou telle phrase assassine. Mais François Resche revient aux fondamentaux : ce que doit être un président ! Il conclut en souhaitant que le président qui sera élu aille “quérir les meilleures compétences au sein des 3 listes”.

Quelques extraits. Le relatif manque de hauteur du débat actuel ne me paraissant pas très satisfaisant pour la démocratie universitaire…, et n’étant lié par aucun devoir de réserve, je me crois autorisé à vous faire part de quelques réflexions concernant notamment le rôle de président“… “Le président ne saurait être ‘‘à la botte’’ de quiconque ou être animé par une perspective carriériste, ni s’être décrédibilisé à l’extérieur par des positions de dénigrement de l’Établissement ou de certains de ses membres“…Les directeurs de composantesn’ont nullement vocation à être individuellement ou collectivement partie prenante institutionnelle au sein du Bureau, que ce soit directement ou en étant ‘‘coiffés’’ et représentés par des super-doyens et des super-directeurs coordonnateurs, sans légitimité, apportant plus de confusion que de valeur ajoutée à l’Établissement“… L’équipe qui se mettra en place – en espérant que le futur président n’hésitera pas aller quérir les meilleures compétences au sein des trois listes – devra être apte à prendre en compte les défis qu’a et aura à affronter l’Université et la résolution de questions qu’il va falloir aborder de front : défense de l’Université publique vis-à-vis du mercantilisme mais aussi de ceux qui sont en permanence tentés de l’instrumentaliser…”

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