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Pierre Dubois

Elections le 13 mars à Bordeaux 1

Elections à Bordeaux. Manuel Tunon de Lara a été réélu président de Bordeaux 2 Segalen le 16 février 2012. A Bordeaux 3 Michel de Montaigne, l’élection à la présidence n’est pas jouée : “Effets de la prime de sièges : 7, 6, 1“. A Bordeaux 4 Montesquieu, les élections auront lieu en mai et juin. Bordeaux 1 Sciences et Technologies, élections aux conseils centraux le 13 mars 2012. Alain Boudou, président en fonction, ne se représente pas ; il ne le peut pas car il est président depuis 2005. En savoir davantage sur les élections universitaires en Aquitaine, cliquer ici.

L’université Bordeaux 1 Sciences et Techonologies pratique une communication transparente et équitable pour toutes les listes. Informations générales. Espace d’expression des candidats : 12 listes pour le Conseil d’administration dans les collèges enseignants, BIATOSS et étudiants. Quatre listes dans le collège des BIATOSS (3 sièges à pourvoir) et trois listes dans le collège des usagers (5 sièges à pourvoir) sont candidates au Conseil d’administration. La chronique de ce jour ne porte que sur les listes enseignantes présentant des candidats au conseil d’administration (14 sièges à pourvoir dans les collèges A et B). Merci à Paul, lecteur du blog, pour ses informations. 

Trois enjeux forts des élections : l’impact de la LRU et des Responsabilités et compétences élargies (RCE) ; la nouvelle université de Bordeaux (NUB) ; l’IDEX : la convention a été signée et à la clé une dotation en capital de plus de 700 millions d’euros. 

Liste Pour un développement ambitieux et solidaire des sciences et technologies. Tête de liste dans le collège A : Dean Lewis. L’ancien directeur de l’UFR de physique et vice-président sortant du Conseil scientifique est candidat à la présidence, candidat de la “continuité”. Lettre de candidature, projet de l’équipe (13 pages), profession de foi. Le site Web. Rubrique “Participez au débat”. Une question pertinente : quel statut pour la nouvelle université de Bordeaux ?

Contexte de mutation profonde et rapide de notre système d’enseignement supérieur et de recherche, à l’aube d’une recomposition de nos établissements à l’échelle du site. Cette situation est à la fois source d’espoirs, mais aussi d’inquiétudes légitimes concernant le respect des valeurs universitaires auxquelles nous restons tous attachés (indépendance, laïcité, démocratie, collégialité, respect des spécificités disciplinaires, évaluation par les pairs), et les risques de  fragilisation des équilibres qui sont les fondements de notre système d’Enseignement Supérieur et de Recherche français (dualités recherche – formation ; acquisition de connaissances – acquisition de compétences ; financement récurrent – financement par projets ; recherche fondamentale – recherche finalisée ; reconnaissance individuelle – travail en équipe ; mobilité – avancement local ; pôles universitaires visibles à l’international – accès aux études supérieures pour tous, etc)”.

Liste Notre université, construisons son avenir, ensemble ! Tête de liste dans le collège A : Boaz Erez, professeur de mathématiques. “Directeur de laboratoire, puis directeur d’UFR, vice-président du conseil d’administration de 2005 à 2008″, sous le premier mandat d’Alain Boudou. Il est candidat à la présidence et déclare ses intentions dans sa lettre de candidature.

“Depuis 2008, les méthodes impulsées par le président sortant ont fait que, sous couvert de “continuité” et de prétendues contraintes externes, l’établissement a été entraîné dans une situation délicate : séparation des populations BIATSS d’un côté et enseignants ou chercheurs de l’autre, délégation hors de l’Etablissement de décisions et de moyens importants sans débat interne, focalisation sur un nombre restreint d’axes de développement en délaissant des axes aussi importants que la formation des futurs enseignants, etc”…”En novembre 2011, j’ai donc entrepris, avec un nombre croissant de collègues, une réflexion qui a abouti à la formulation de nombreuses propositions concrètes“. “Préserver l’esprit d’initiative et reconnaître le dévouement… Un nouveau souffle pour l’Université de Bordeaux… Défendre les sciences et technologies de Bordeaux… Pas d’université forte sans administration forte, qui travaille avec les enseignants et les chercheurs… Le rôle du président et de la direction de l’université”. Propositions reprises dans la profession de foi. Sur le blog de campagne, un début de débat sur la gestion des Primes d’excellence scientifique (PES).

La liste Notre université, construisons son avenir, ensemble ne présente de candidats que dans le collège A des enseignants. C’est l’inverse pour la liste intersyndicale (cf. infra) qui n’en présente que dans le collège B. Les deux listes ont mis en oeuvre cette tactique électorale de non concurrence car elles connaissent les effets de la prime attribuée à la liste arrivée en tête. L’accord entre elles : “une union sans fusion“, selon le terme employé par Paul. 

Liste Intersyndicale (FSU, CGT) pour une université démocratique et solidaire. Candidatures dans le collège B et dans le collège des BIATSS pour le conseil d’administration. Tête de liste Renaud Coulangeon. Profession de foi : opposition au projet actuel de la Nouvelle université de Bordeaux (NUB), à la LRU.

Liste Sud Education et Sud Recherche. Pour une université égalitaire et autogérée. Candidature au CA seulement dans le collège B des enseignants. Profession de foi : “des réformes aux conséquences désastreuses. Pour un enseignement réfléchi. Contre la logique managériale. Pour le statut unique. Contre leur nouvelle université”.

Réunion débat en présence des différentes listes : lundi 12 mars à 12 heures 30.

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