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Pierre Dubois

Dijon. 3ème étape de recours

7ème chronique sur les élections aux Conseils centraux et à la présidence de l’université de Bourgogne : cliquer ici pour lire les 6 premières. Chronique consacrée aux contentieux électoraux et à ses trois étapes successives : recours auprès du Comité électoral consultatif interne à l’université, recours auprès de la Commission académique de contrôle des opérations électorales, recours auprès du Tribunal administratif (TA). A Dijon, l’intersyndicale FSU-CGT a déposé, le 13 mars 2012, un recours auprès du TA pour les élections dans le collège B (autres enseignants).

Résumé de la situation à Dijon. Elections du 14 février 2012 : au terme d’un scrutin serré (14 voix d’écart) dans le collège A (celui des professeurs) et encore plus serré (1 voix d’écart) dans le collège B (celui des autres enseignants), les listes soutenant la candidature à la présidence d’Alain Bonnin, professeur des universités et praticien hospitalier (PU PH), ont obtenu, grâce à la prime de sièges attribuée aux listes arrivées en tête, 8 des 12 sièges enseignants au Conseil d’administration. Les listes soutenant la réélection de Sophie Béjean ont obtenu 2 sièges et celles du SNESUP-FSU 2 sièges également.

Tentées un moment par un recours, les listes soutenant Sophie Béjean ont jeté l’éponge, signant la “paix des braves“. L’intersyndicale FSU – CGT en a décidé autrement pour ce qui concerne le collège B (autres enseignants). Le 22 février, elle a déposé un recours auprès de la Commission académique de contrôle (étape 2 de recours) et elle a été déboutée le 5 mars 2012.

L’intersyndicale FSU – CGT a donc décidé de passer à l’étape 3 de recours et de déposer un recours auprès du Tribunal administratif. Elle le justifie par un communiqué du 13 mars. “Le recours que nous déposons au Tribunal administratif dans le collège B se justifie par le seul énoncé des résultats : 743 votants et les trois listes arrivées en tête se tiennent à 10 voix (232 voix, 231 voix, 222 voix). Or, aucun recomptage des bulletins n’a pu avoir lieu, ce qui est contraire à tous les usages lorsque les écarts sont si faibles. D’autre part, 49 électeurs ont voté par procuration. Or, les règles régissant ces votes semblent ne pas avoir été appliquées de la même manière en fonction des personnes qui tenaient les urnes…”

Sept heures plus tard, Alain Bonnin réagit par un autre communiqué. Le soir des résultats, “personne n’avait émis de réserve, ni exprimé le moindre souhait de recomptage des bulletins ou de vérification du matériel, ainsi qu’en témoigne la signature des procès verbaux par toutes les listes parties prenantes à cette élection. On ne peut donc manquer de s’étonner de ce qui peut apparaître comme un acharnement“.

Alain Bonnin affirme être ”serein et confiant dans la justice“. Il souligne que “la procédure de recours n’est pas suspensive, ce qui signifie que le CA va pouvoir siéger dans sa composition nouvelle et procéder aux élections du président de l’université et du vice-président du CA. La continuité du service public sera assurée”.

Dommage qu’il ajoute “le” paragraphe de trop à son communiqué. “Cet épisode, comme les diverses communications désobligeantes à notre égard dans les médias, cherche à diviser la communauté universitaire”. Quelles sont ces communications désobligeantes ? Des faits ! Attaquer les médias est une faiblesse. Alain Bonnin vise-t-il mon blog ? J’ai en effet eu l’audace d’écrire que, si j’étais électeur en Bourgogne, j’aurais voté pour les listes soutenant la réélection de Sophie Béjean. Alain Bonnin doit apprendre à vivre avec les blogs et avec ceux qui y coopérent en leur nom propre ou sous un pseudo… parce qu’ils ont peur d’éventuelles représailles.

Alain Bonnin poursuit : “nous voulons assurer, chacune et chacun, de notre implication actuelle à constituer la meilleure équipe auprès du futur président prochainement élu et qui prendra ses fonctions au 1er juin 2012″.

Elections du Conseil d’administration en février, prise de fonction du président en juin. Un tel calendrier est incompréhensible et inadmissible. L’université de Bourgogne, comme toutes les autres universités d’ailleurs, n’a pas de temps à perdre !

Une excellente nouvelle pour le PRES Bourgogne Franche-Comté : l’obtention d’une IDEFI. “TalentCampus”, projet déposé par le PRES Bourgogne Franche-Comté, vient d’être sélectionné parmi les 5 meilleurs projets IDEFI en France, au sein d’une sélection de 37 projets. Il se voit ainsi doté d’un financement de l’Etat de 5,3M€ sur 8 ans“. Alain Bonnin est-il content de ce succès, préparé par son prédécesseur, Sophie Béjean ?

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