« Je suis sûr(e) d’avoir lu ce truc quelque part… »

Ah là là, il y en a des pages, dans Internet. Tant de pages que, même en étant bien organisé, on finit par les perdre. Quand ce ne sont pas les pages elles-mêmes qui disparaissent, d’ailleurs. Avez-vous déjà tenté de retourner sur une page mise de côté deux ou trois ans plus tôt ? Elle a sans doute disparu.

Comment faire pour mettre de côté les ressources intéressantes trouvées sur Internet ? On peut bien sûr imprimer les pages. Et alors, on va les perdre dans son bureau plutôt que dans le web, et finir par les jeter à la corbeille.

Donc, restons dans notre navigateur. On peut utiliser les « favoris » et « signets » que nous proposent Firefox, Chrome, Safari, et celui-dont-on-ne-peut-prononcer-le-nom, celui du grand Bill. Mais après quelques mois de collecte intensive, quel bazar ! Si l’on a pris le soin de faire des listes, c’est un peu mieux.

Evidemment, lorsqu’on ne travaille plus sur sa propre machine, lorsqu’on est un peu nomade, on n’a pas toujours ses signets ou favoris sous le mulot. Mieux vaut dans ce cas opter pour une solution de bookmarking en ligne.

Bookmarking, ça veut dire « action de poser un signet ». On comprend aisément pourquoi on préférera le terme anglais.

Le bookmarking en ligne, donc. Deux poids lourds dans cette catégorie : Delicious, et Diigo.

Dans les deux cas, vous vous rendez sur la page d’accueil de l’outil, vous ouvre un compte, vous installez le petit plug-in (extension) qui rend l’application directement accessible depuis le menu de votre navigateur, et ça y est, vous pouvez commencer à utiliser l’outil.

Lorsque vous voulez marquer une page, vous cliquez sur la petite icône de l’application, et l’adresse de votre page ainsi que son titre se placent automatiquement dans une sorte de mini-notice. Il vous reste à ajouter des mots-clés et éventuellement une description de la ressource et hop, vous pouvez sauvegarder.

Pour aller dans votre bibliothèque de signets, il vous suffit d’aller sur le site de l’application choisie, d’entrer vos identifiants, et voilà. Tout est en ligne, vous pouvez y accéder depuis n’importe quelle machine connectée à internet.

Mais il y a encore mieux : si vous voulez trouver des ressources sur un sujet qui vous intéresse, vous aurez tout intérêt à laisser de coté le moteur de recherche généraliste et à effectuer votre recherche directement dans delicious ou diigo. Vous aurez alors accès à tous les bookmarks publics de la communauté d’utilisateurs. Bonnes trouvailles garanties… à condition d’avoir posé les bons mots-clés. De la même façon, c’est la pertinence des mots-clés que vous posez sur vos propres signets qui en feront la valeur. Nous consacrerons un billet entier à la question des mots-clés, car il y a des manques flagrants chez les utilisateurs de ce côté-là.

Encore mieux : vous pouvez suivre (follow) les utilisateurs que vous estimez les plus pertinents dans le domaine qui vous intéresse. Vous pourrez ainsi voir tous leurs bookmarks, au fil de leur arrivée.

Toujours mieux : dans Diigo, vous pouvez rejoindre des groupes. Des groupes spécialisés dans votre domaine. Vous êtes alors assuré de découvrir de nombreuses ressources en un temps record. Du moins, si le groupe est grand. Si vous n’êtes que deux, ça ira moins vite.

Par exemple, si vous vous intéressez à la guitare, vous pouvez effectuer une recherche avec le mot-clé guitar ou guitare (l’anglais étant la lingua franca de ces applications, il est intéressant d’effectuer sa recherche dans cette langue), et ensuite voir ce que propose le groupe « musicmakers’ secrets » qui compte 186 membres et 512 ressources recensées, à l’heure où je vous écrit. Si vous êtes enseignant de sciences, vous pourrez rejoindre les 458 membres du groupe « science teachers » et découvrir leurs 1800 ressources.

Le principe de la mutualisation des ressources fonctionne à plein dans les groupes, même si une minorité de membres poste effectivement des signets. Autre point intéressant, il est possible de commenter les resources. ce qui s’avère très intéressant dans un groupe très ciblé ou de taille restreinte, quand l’outil est utilisé à des fins de recherche.

Et enfin, Diigo permet de faire des listes thématiques. Car il vaut mieux avoir posé des petits cailloux pour retrouver son chemin dans les milliers de signets qui s’accumuleront dans votre bibliothèques dès que vous aurez pris l’habitude d’y déposer systématiquement les références des ressources dignes d’intérêt. Ces listes peuvent être publiques ou privées. Vous pouvez par exemple avoir une bibliothèque publique et quelques listes privées.

Vous l’aurez compris, je suis une utilisatrice très régulière de Diigo. Ma bibliothèque est publique et compte de nombreuses listes qui le sont tout autant. J’ai par exemple créé une liste avec les ressources que j’ai mentionnées dans mes billets de blog (elle n’est pas encore complète, mais j’effectue le recensement des ressources des billets les plus récents vers les plus anciens). Elle s’appelle « Le temps des Tice – Blog Educpro« . Vous êtes bien entendu conviés à la consulter.

Et vous, utilisez-vous Delicious ou Diigo ? Pourquoi avez-vous choisi l’un ou l’autre outil ? En connaissez-vous d’autres ? J’ai hâte de lire vos commentaires !

Illustration : striatic – Flickr – licence CC-BY-2.0

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Article du on mercredi, septembre 21st, 2011 at 20:30 dans la rubrique culture numérique, Non classé, utilisation ressources numériques. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

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