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	<title>Commentaires sur : &#8221;Le&#8221; bac d&#8217;abord, et/ou la licence?</title>
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	<pubDate>Thu, 17 May 2012 01:37:58 +0000</pubDate>
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		<item>
		<title>Par : Pour en finir avec l&#8217;agrégation, le CAPES, et accessoirement aussi avec la philosophie (au lycée) &#124; Morbleu !</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/claudelelievre/2010/05/15/le-bac-dabord-etou-la-licence/#comment-128</link>
		<dc:creator>Pour en finir avec l&#8217;agrégation, le CAPES, et accessoirement aussi avec la philosophie (au lycée) &#124; Morbleu !</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 10:03:09 +0000</pubDate>
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		<description>[...] humaines du moins). Après les 80% d&#8217;une classe d&#8217;âge atteignant le baccalauréat, l&#8217;objectif de 50% à la licence à l&#8217;horizon 2020 est désormais posé. Pour ce faire, soit adviendra un progrès décisif de l&#8217;esprit humain par les prochaines [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] humaines du moins). Après les 80% d&#8217;une classe d&#8217;âge atteignant le baccalauréat, l&#8217;objectif de 50% à la licence à l&#8217;horizon 2020 est désormais posé. Pour ce faire, soit adviendra un progrès décisif de l&#8217;esprit humain par les prochaines [...]</p>
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	<item>
		<title>Par : Viviane Micaud</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/claudelelievre/2010/05/15/le-bac-dabord-etou-la-licence/#comment-94</link>
		<dc:creator>Viviane Micaud</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 May 2010 07:19:04 +0000</pubDate>
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		<description>Je suis tout à fait d'accord avec cette phrase "une profonde réforme du second cycle des lycées ne peut avoir de chances réelles que dans le cadre d’une réflexion et d’une action sur l’ensemble des dispositifs allant de la classe de seconde à la licence ". Il s'agit de donner une lisibilité au système de manière à aider les étudiants à se projeter dans le futur. 
Il s’agit d’avoir une réflexion sur les passerelles indispensables pour changer de filières après le bac, où pour rattraper les bases fondamentales nécessaires pour avoir une chance de réussir une formation quand ces dernières ne sont pas acquises.
L’enseignement unique après le collège ne marche pas. Toutes les tentatives à l’Internationale et en France (dans les années 20) ont été des échecs, et nous savons déjà que la réforme du lycée va aggraver les déséquilibres entre les diverses filières générales et conduire à l’échec scolaire 5% des élèves qui réussissent  en filière scientifique. L’histoire du lycée Finlandais qui conduisait à un bac unique était un mensonge. En réalité, les options retenues font partie du diplôme : il est possible d’avoir un bac - sans math, math niveau faible ou math niveau fort- avec les mêmes conséquences pour les voies possibles ou non qu’après les bac « L » ou « S » français.
Après la 3ème, il est indispensable de proposer une variété de formations qui correspond à la variété des jeunes, avec leurs acquis, les matières qu’ils apprécient, leur volonté de travail et l’image de ce qu’ils se font d’eux-mêmes comme adultes. Mais comme les élèves n’ont pas, dans la majorité, la capacité d’être sûrs de leur vocation, il faut leur permettre de changer au fur et à mesure qu’ils mûrissent, quitte à prendre une année pour rattraper les bases fondamentales quand ils sont sûrs de leurs vocations. Cela suppose de développer une vision d’ensemble de l’offre par domaine (industrie, médical, BTP, sciences, gestion, littéraire, art, etc.) qui intègre les formations supérieures atteignables à partir du lieu d’habitation du jeune et les débouchés des différentes formations. 
Toutefois, je ne crois pas que l'ambition 50% de bac+3 soit une ambition pertinente. En effet, la manière la plus simple d'y arriver est de sacrifier le lycée pour que seuls ceux qui font des études supérieures aient une qualification. C'est le principe des études aux Etats-Unis qui est ni égalitaire, ni efficace (en terme de résultat/coût). Le seul intérêt du système éducatif américain est d’être capable de proposer des "possibilités de formation clés en main" aux très bons élèves issus des milieux populaires.  Il faut prendre conscience qu’en coût complet (y compris logement et nourriture), les études supérieures coûtent plus chères que les études au lycée. 
Avant de parler de bac+3, commençons par les fondamentaux. Il faut que les jeunes Français sortent du système scolaire en maîtrisant parfaitement la lecture et en étant capable de s’exprimer et de compter, qu’ils aient un diplôme leur permettant d’accéder à un travail qui leur convienne et qu’ils aient les bases pour se cultiver et pour être capables de reprendre des formations qualifiantes quand ils le souhaiteront. C’est une ambition beaucoup plus forte, mais aujourd’hui nous en sommes loin.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis tout à fait d&#8217;accord avec cette phrase &#8220;une profonde réforme du second cycle des lycées ne peut avoir de chances réelles que dans le cadre d’une réflexion et d’une action sur l’ensemble des dispositifs allant de la classe de seconde à la licence &#8220;. Il s&#8217;agit de donner une lisibilité au système de manière à aider les étudiants à se projeter dans le futur.<br />
Il s’agit d’avoir une réflexion sur les passerelles indispensables pour changer de filières après le bac, où pour rattraper les bases fondamentales nécessaires pour avoir une chance de réussir une formation quand ces dernières ne sont pas acquises.<br />
L’enseignement unique après le collège ne marche pas. Toutes les tentatives à l’Internationale et en France (dans les années 20) ont été des échecs, et nous savons déjà que la réforme du lycée va aggraver les déséquilibres entre les diverses filières générales et conduire à l’échec scolaire 5% des élèves qui réussissent  en filière scientifique. L’histoire du lycée Finlandais qui conduisait à un bac unique était un mensonge. En réalité, les options retenues font partie du diplôme : il est possible d’avoir un bac - sans math, math niveau faible ou math niveau fort- avec les mêmes conséquences pour les voies possibles ou non qu’après les bac « L » ou « S » français.<br />
Après la 3ème, il est indispensable de proposer une variété de formations qui correspond à la variété des jeunes, avec leurs acquis, les matières qu’ils apprécient, leur volonté de travail et l’image de ce qu’ils se font d’eux-mêmes comme adultes. Mais comme les élèves n’ont pas, dans la majorité, la capacité d’être sûrs de leur vocation, il faut leur permettre de changer au fur et à mesure qu’ils mûrissent, quitte à prendre une année pour rattraper les bases fondamentales quand ils sont sûrs de leurs vocations. Cela suppose de développer une vision d’ensemble de l’offre par domaine (industrie, médical, BTP, sciences, gestion, littéraire, art, etc.) qui intègre les formations supérieures atteignables à partir du lieu d’habitation du jeune et les débouchés des différentes formations.<br />
Toutefois, je ne crois pas que l&#8217;ambition 50% de bac+3 soit une ambition pertinente. En effet, la manière la plus simple d&#8217;y arriver est de sacrifier le lycée pour que seuls ceux qui font des études supérieures aient une qualification. C&#8217;est le principe des études aux Etats-Unis qui est ni égalitaire, ni efficace (en terme de résultat/coût). Le seul intérêt du système éducatif américain est d’être capable de proposer des &#8220;possibilités de formation clés en main&#8221; aux très bons élèves issus des milieux populaires.  Il faut prendre conscience qu’en coût complet (y compris logement et nourriture), les études supérieures coûtent plus chères que les études au lycée.<br />
Avant de parler de bac+3, commençons par les fondamentaux. Il faut que les jeunes Français sortent du système scolaire en maîtrisant parfaitement la lecture et en étant capable de s’exprimer et de compter, qu’ils aient un diplôme leur permettant d’accéder à un travail qui leur convienne et qu’ils aient les bases pour se cultiver et pour être capables de reprendre des formations qualifiantes quand ils le souhaiteront. C’est une ambition beaucoup plus forte, mais aujourd’hui nous en sommes loin.</p>
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		<title>Par : Dubois</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/claudelelievre/2010/05/15/le-bac-dabord-etou-la-licence/#comment-93</link>
		<dc:creator>Dubois</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 May 2010 19:46:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/claudelelievre/?p=125#comment-93</guid>
		<description>Parfaitement d'accord avec vous, Claude Lelièvre. Réformer le lycée sans réformer le 1er cycle de l'enseignement supérieur (le cycle Licence) est procéder à courte vue. 

La seule marge de manoeuvre pour que 50% des jeunes deviennent diplômés du supérieur est de faire progresser significativement le taux de poursuites d'études des bacheliers professionnels. Comme vous l'indiquez, s'ils entrent à l'université, ils n'y obtiendront pas la licence. Ce n'est donc pas la voie à suivre. D'ailleurs, la licence universitaire est morte, définitivement morte et le Plan Licence n'y changera rien.

D'où l'idée d'une réforme de fond que je propose depuis plus d'un an : la création d'Instituts d'enseignement supérieur (IES), établissements distincts des lycées (qui perdraient donc leurs CPGE et STS) et des universités (dédiées désormais aux seuls masters et doctorats) et organisant le cycle licence (voie logne et voie professionnelle). IES, d'environ 2000 à 2500 étudiants : il en faudrait 600 en France.

J'ai déjà consacré une dizaine de chroniques aux IES sur le blog d'EducPros. Elles commencent toutes par le titre : "IES, ...".

J'espère qu'un débat se dessinera un jour sur cette réforme. Un débat en urgence serait le mieux ! Cordialement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Parfaitement d&#8217;accord avec vous, Claude Lelièvre. Réformer le lycée sans réformer le 1er cycle de l&#8217;enseignement supérieur (le cycle Licence) est procéder à courte vue. </p>
<p>La seule marge de manoeuvre pour que 50% des jeunes deviennent diplômés du supérieur est de faire progresser significativement le taux de poursuites d&#8217;études des bacheliers professionnels. Comme vous l&#8217;indiquez, s&#8217;ils entrent à l&#8217;université, ils n&#8217;y obtiendront pas la licence. Ce n&#8217;est donc pas la voie à suivre. D&#8217;ailleurs, la licence universitaire est morte, définitivement morte et le Plan Licence n&#8217;y changera rien.</p>
<p>D&#8217;où l&#8217;idée d&#8217;une réforme de fond que je propose depuis plus d&#8217;un an : la création d&#8217;Instituts d&#8217;enseignement supérieur (IES), établissements distincts des lycées (qui perdraient donc leurs CPGE et STS) et des universités (dédiées désormais aux seuls masters et doctorats) et organisant le cycle licence (voie logne et voie professionnelle). IES, d&#8217;environ 2000 à 2500 étudiants : il en faudrait 600 en France.</p>
<p>J&#8217;ai déjà consacré une dizaine de chroniques aux IES sur le blog d&#8217;EducPros. Elles commencent toutes par le titre : &#8220;IES, &#8230;&#8221;.</p>
<p>J&#8217;espère qu&#8217;un débat se dessinera un jour sur cette réforme. Un débat en urgence serait le mieux ! Cordialement.</p>
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