Le blog de Claude Lelievre

Mastérisation: convergences syndicales dans le primaire?

Si l’on en juge par leurs prises de position publiques, le SE-Unsa, le Sgen-Cfdt et le SNUipp-FSU ont fait un accueil foncièrement positif au rapport ‘’Jolion’’ sur la mastérisation, alors même que les syndicats du secondaire appartenant à la FSU ( notamment le SNES ) ont fait bande à part.

Quelques extrait significatifs. Le SE-Unsa ( article du 20 avril ) : « Jean-Michel Jolion pointe la place du concours qui rend difficile une vraie alternance, un cahier des charges de plus en plus intenable pour les étudiants dans le cadre d’un master, un concours de plus en plus inadapté car les contenus ne tiennent absolument pas compte de l’articulation nécessaire avec le master. Il s’insurge contre la non prise en compte de l’activité professionnelle en cours de formation et s’étonne que la discipline reste le point d’entrée principal pour l’ensemble des épreuves […] . Voilà donc un nouveau rapport qui apporte de l’eau au moulin du SE-Unsa qui revendique la réécriture des décrets sur la mastérisation afin d’aboutir […] à une formation professionnelle digne de ce nom ».
Le Sgen-Cfdt ( communiqué du 15 avril ) : « Le Sgen-Cfdt se félicite de voir ses analyses et revendications confortées par le rapport d’étape du président du comité master […]. Comme l’affirme le rapport, il est urgent d’acter la nécessité de déplacer l’admissibilité des concours en fin de M1 […]. Tout aussi urgente est la reconnaissance que les concours sont totalement inadaptés. Combien de temps encore la France va-t-elle recruter ses enseignants sur la base d’épreuves qui ne servent qu’à vérifier une seconde fois la maîtrise de connaissances déjà validées par l’Université, sans tenir compte des exigences du métier auquel ces concours ouvrent l’accès ? ».
Le SNUipp-FSU  ( communiqué du 17 avril ) : «  Nécessité de changer la formation des enseignants : chiche ! [ …]. Les constats du rapport Jolion sont sans appel. Un simple replâtrage ne suffira pas. Il faut tout remettre à plat. Pour le SNUipp-FSU, le cursus de formation des enseignants doit se concevoir selon un continuum intégrant des modules de préprofessionnalisation dès la licence, l’organisation d’une véritable alternance progressive en M1 et M2, un concours avec des épreuves disciplinaires et professionnelles dont l’admissibilité est placée en M1 et une reconnaissance de la formation par un master »

Afin sans doute de ne pas apparaître comme isolé dans ce contexte, le SNES a écrit le 21 avril une « Lettre ouverte aux ministres » ( L.Chatel, V.Pécresse et B. Lemaire ) avec le SNEP, le SNUEP, le SNIPI et le SNETAP ( « tous syndicats de la FSU », est-il précisé ) pour faire état de certaines propositions : « Loin de celles figurant dans le rapport Jolion, ou d’autres organisations syndicales  ( est-il indiqué d’entrée de jeu ), nous proposons de reculer le moment du concours, de façon à aboutir à une réelle élévation du niveau de recrutement des enseignants et CPE, et de diversifier les voies d’accès aux concours ».

Convergences syndicales dans le primaire ( y compris avec le SNUipp-FSU ), divergences syndicales dans le secondaire ( entre les syndicats FSU et les autres ), que va-t-il pouvoir se passer ? Cela va-t-il bouger, et dans quel(s) sens ?

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