Le blog de Claude Lelievre

CAPES internes : suppression de l’écrit d’admissibilité ?

La CNARELA (coordination nationale des associations régionales des enseignants de langues anciennes) proteste vigoureusement (en compagnie d‘autres associations du même champ) contre la disparition de l’écrit dans les épreuves d’admission du Capes interne, qui auront lieu à partir du mois de novembre de cette année.

« La CNARELA, réunie en Assemblée Générale le 21 mai 2011 à Paris, dans les locaux de l’ENS, rue d’Ulm, exprime son indignation devant les nouvelles modalités du CAPES interne, publiées au Journal Officiel le 3 mai 2011.

Ces dispositions, prises sans la moindre concertation, sous prétexte d’uniformiser les modalités de recrutement dans la fonction publique, remplacent l’épreuve écrite qui permettait de vérifier le niveau des candidats dans les disciplines concernées, par un dossier qui n’offre aucune garantie sérieuse.

En tout état de cause, la publication de ces mesures intervient trop tardivement pour que les candidats à la prochaine session puissent se préparer dans des conditions satisfaisantes.

La CNARELA demande donc instamment l’abandon immédiat d’un mode de recrutement qui nuirait à la crédibilité du concours, et l’ouverture d’une concertation impliquant toutes les instances concernées.

Ce texte est approuvé par :
– L’APL (Association des Professeurs de Lettres)
– L’APLAES (Association des Professeurs de Langues Anciennes de
l’Enseignement Supérieur)
– Sauver Les Lettres
– La Société des Études grecques
– La Société des Études latines

Arrêté du 3 mai 2011 (cf Legifrance)

Modification de l’arrêté du 28 décembre 2009 fixant les sections et les modalités d’organisation des concours du certificat d’aptitude au professorat du second degré
Art. 3. − Le deuxième alinéa de l’article 4 de l’arrêté du 28 décembre 2009 susmentionné est abrogé.
Art. 4. − Il est inséré après l’article 4 du même arrêté un article 4 bis ainsi rédigé :
« Art. 4 bis. − L’épreuve d’admissibilité du concours interne est organisée, selon la section concernée, suivant l’une des modalités ci-après :
1o Epreuve écrite sur un sujet faisant appel aux connaissances disciplinaires et aux facultés d’analyse du candidat ;
2o Etude par le jury d’un dossier de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle établi conformément aux modalités décrites en annexe II bis du présent arrêté.
Le dossier mentionné au précédent alinéa, comportant les éléments prévus en annexe II bis, est adressé par le candidat au ministre chargé de l’éducation dans le délai et selon les modalités fixées par l’arrêté d’ouverture du concours. Le fait de ne pas faire parvenir le dossier dans le délai et selon les modalités ainsi fixées entraîne l’élimination du candidat conformément à l’article 16 du présent arrêté.

Be Sociable, Share!

Commentaire (1)

  1. Obama

    Ah………. et ça rouspète…. et ça rouspète!

    Je suis totalement favorable à ce nouveau CAPES. ENFIN on va recruter des gens sur des COMPETENCES et non plus uniquement sur des CONNAISSANCES. ENFIN on va recruter de vrais enseignants qui devront démontrer leur qualités pédagogiques SUR LE TERRAIN.

    Les associations déplorent la suppression des écrits?
    Il faut quand même qu’on m’explique en quoi le fait de réussir une épreuve d’ancien français (matière que l’on enseignera jamais) et une dissertation prouvent qu’on fera un bon enseignant.

    Les professeurs de langues anciennes ne veulent pas voir la réalité en face: leur épreuve au CAPES ne sert strictement à RIEN.
    Non seulement elle ne sert à rien, mais elle empêche des gens qui feraient de très bons enseignants d’avoir le CAPES, parce que certains n’ont pas eu de formation d’ancien français à l’université.
    Sincèrement, ne croyez-vous pas que plutôt que de perdre du temps à étudier une matière que l’on enseignera JAMAIS, nous ne ferions pas mieux de préparer les futurs enseignants à construire des séquences, des séances, à les préparer à la VRAIE réalité du terrain.
    Mesdames et Messieurs les concepteurs du concours, il est temps de redescendre sur terre et de prendre en compte la réalité du terrain. Il faut surtout avoir du bon sens, mais cela, vous n’en avez pas du tout.
    Vous persistez à vouloir maintenir au concours des matières inutiles, sous prétexte que celles-ci ont « toujours » été au concours.
    Il est grand temps pour vous Messieurs et Mesdames de retourner dans les classes de collège et de lycée et voir ce que c’est que l’enseignement aujourd’hui.
    Seulement, Messieurs et Mesdames les professeurs de langues anciennes, vous-mêmes qui exigez des choses inutiles pour le Capes et qui bloquez ainsi l’accès au métier de candidats qui seraient très performants, vous-mêmes vous n’iriez pour rien au monde enseigner dans des collèges.
    C’est bien d’exiger des autres ce que soi-même on n’est pas capable de faire…
    Alors je salue le Ministère qui a pris là une très bonne initiative en modifiant le concours interne.
    Quoi de mieux pour vérifier les compétences d’un enseignant que son évaluation sur le terrain?

    Mais non, je suppose que Messieurs et Mesdames les professeurs de langues anciennes préfèrent être opérés par un chirurgien qui a appris à opérer dans un livre plutôt que sur le terrain.

    Il est grand temps d’évoluer. Je vois déjà les mines déconfites des sexagénaires ultra-bornés à un enseignement sclérosé, qui n’ont pas vu le monde évoluer autour d’eux.

    Surtout restez dans votre monde, mais ne venez pas vous mêler de l’enseignement dans le secondaire auquel vous ne connaissez rien, Messieurs et Mesdames les Professeurs des Universités.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.