Le blog de Claude Lelievre

Les postes aux concours de l’enseignement du second degré

Ils viennent d’être publiés au JO de ce 1° novembre. Pour l’enseignement public, 8347 postes aux concours externes ( contre 8600 postes proposés l’année dernière ) : agrégation, 1248 ; CAPES, 4847 ; CAPEPS, 600 ; CAPLP, 1357 ; COP, 50 ; CPE, 245. Plus les 1752 postes offerts aux concours internes : agrégation, 759 ; CAPES, 648 ( et 62 au deuxième concours ) ; CAPLP, 275 ; COP, 15 ; CPE, 55.

Le nombre de contrats aux concours externes et aux troisièmes concours pour l’accès à des listes d’aptitude aux fonctions de maître dans les établissements d’enseignement privé sous contrat du second degré ( CAFEP et troisièmes CAFEP ) est fixé à 1100 . Il est fixé à 100 pour le concours interne donnant accès à l’échelle de rémunération des professeurs agrégés, et à 600 pour les concours internes donnant accès aux échelles de rémunération des professeurs certifiés, des professeurs d’éducation physique et sportive et des professeurs de lycée professionnel.

Si l’on se focalise sur les disciplines du CAPES externes où tous les postes offerts n’avaient pas été pourvus à l’issue des concours l’année dernière, on peut faire les constatations  suivantes.
En mathématiques et en anglais, le nombre de postes offerts reste identique à celui de l’année dernière ( 950 en mathématiques, où n’avaient été admis que 574 candidats ; 790 en anglais, où n’avaient été reçus que 659 candidats ). Légère baisse en lettres classiques ( 170 postes offerts contre 185 l’année dernière, où n’avaient été admis que 77 candidats ) ainsi qu’en musique ( 100 postes proposés contre 120 postes offerts l’année dernière, avec seulement 72 reçus ). Comme le nombre de postes offerts globalement aux différents CAPES externes est resté sensiblement le même, il apparaît que le nombre des postes proposés cette année aux quatre CAPES qui avaient eu un net déficit de recrutement l’année dernière n’a  été affecté ni par la perspective qu’il faudrait recruter relativement davantage dans ces disciplines ( compte tenu du déficit à combler ), ni par la perspective d’une difficulté  particulière persistante à recruter dans ces disciplines.  Une insensibilité administrative aux réalités effectives ? Ou un balancement dans les deux sens, ayant eu pour effet de revenir quasiment à la case départ ?

Toujours est-il qu’il faut sans doute garder à l’esprit ( non sans inquiétude pour l’avenir, surtout si l’on doit à nouveau recruter bien davantage… ) des évolutions rapides à la baisse des candidatures dans certaines disciplines, et qui ne concernent pas ( comme on le croit trop souvent ) que les disciplines scientifiques ( où l’on constate certes, de 2004 à 2011 : – 36% de présents au concours en mathématiques, – 42% en sciences de la vie et de la Terre, –  43% en physique ), mais aussi, toujours dans le même temps ( de 2004 à 2011 ) – 33% en lettres modernes, – 34% en italien, – 38% en espagnol, – 44% en anglais et en allemand,  – 53% en sciences économiques et sociales et – 57% en lettres classiques.

Partagez ce billet !

Commentaires (5)

  1. Dominique Pernoux

    Merci pour ces informations.
    Une précision cependant : il s’agit d’une publication dans le JO (et non BO) du 1er novembre 2011.

  2. claudelelievre (Auteur de l'article)

    Merci. La rectification est faite

  3. Irnerius

    D’accord avec vous, Claude, pour trouver surprenant le nombre de postes mis au concours cette année dans les disciplines qui n’ont pas recruté l’an dernier à hauteur des possibilités. Logiquement, il aurait effectivement fallu augmenter le nombre de postes. La prospective des emplois n’est jamais un point fort des DRH des administrations centrales. Les coûts de court terme l’emportent toujours sur les besoins à moyen terme.

    Plus inquiétante encore : la baisse du nombre de candidats. Est-elle la conséquence de la réforme de la mastérisation (nécessité du bac+5, disparition de l’année de professionnalisation, perception d’un premier salaire après le bac+5, 6ème année nécessaire pour les agrégés) ? Je le crois.

    Quant à la circulaire de septembre sur la formation en alternance, elle est d’une rare stupidité
    http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/09/22/master-education-en-alternance/

    Le métier d’enseignant, qui était une voie prouvée pour l’ascension sociale des étudiants des classes populaires et moyennes, fout le camp !

    Faut-il, pour rendre ce métier de nouveau attractif, rémunérer les étudiants qui choisissent, après la licence, de se former au métier d’enseignant, en contrepartie d’une obligation décennale ? Revenir aux IPES ? Qu’en pensez-vous Claude ?

  4. Irnerius

    Renouvellement de la demande : « qu’en pensez-vous, Claude » ?

  5. billet pas cher avion

    mouai … :o tu gagnerais te review ton billet il y a pas mal de paradoxes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>