Le blog de Claude Lelievre

Postes au concours de recrutement des professeurs des écoles: chances et risques

La répartition de l’attribution par académie des 8600 postes offerts au concours 2013 montre que des choix délibérés ont été faits, qui sont certainement une chance pour les heureux bénéficiaires mais aussi  parfois un risque pris par l’administration de l’Education nationale ( car dans certains cas il sera sans doute difficile de les pourvoir ).

Le nombre de postes offerts a presque doublé par rapport au concours externe de 2012 ( pour lequel 4600 postes avaient été offerts, et 17 385 candidats s’étaient effectivement présentés ; 8240 candidats ayant été finalement déclarés admissibles, et 4637 reçus ).
Le taux au niveau national était donc à peu près d’un admissible sur deux présentés, et d’un admis sur deux admissibles ( soit environ un admis sur quatre présentés ).
Comme le nombre de postes a presque doublé cette année, ces taux vont sans doute se resserrer sensiblement ( même si l’on peut penser que l’augmentation du nombre de postes offerts est susceptible d’avoir pour effet une certaine augmentation des présents effectifs au concours ; sans doute  peu sensible cependant dans la mesure où l’annonce de  cette augmentation  des postes mis au concours est récente ).

Si l’on fait des ’’ratio’’ sur la base d’un nombre de présentés identique à l’année dernière dans chaque académie, on s’aperçoit aisément qu’il y aura sans soute des difficultés à pourvoir tous les postes dans un certain nombre d’académie ( mais on peut espérer que l’augmentation des présentés sera nettement plus importante que ce que l’on peut supputer… ).
Ainsi , alors qu’il n’y a eu que 137 présents effectifs au concours de 2012, 155 postes sont offerts en Guyane au concours de 2013 ( un ‘’ratio’’ de 0,9 ! ). Si l’on poursuit ce type de comptage : nombre de présents effectifs au concours de 2012 rapporté au nombre de postes offerts au concours de 2013 , on a un ‘’ratio’’ de 1,2 pour Paris (  314 présents effectifs au concours de 2012 pour 270 postes offerts au concours de 2013 ) ; 1, 4 à la Réunion  ( 356 pour 260 ) et  Créteil ( 1550 pour 1120 ) ; 1,5 pour Amiens ( 479 pour 320 ) et Versailles ( 1897 pour 1250 ) ; 1,9 pour Strasbourg ( 464 pour 240 ) et Orléans-Tours ( 280 pour 198 ).

Il est vrai que le ministère de l’Education nationale a pris en toute conscience ces risques dans son ambition d’accorder dans l’immédiat nettement plus de moyens humains à certaines académies. Ainsi, alors que le nombre de postes offerts est presque multiplié par deux ( 1,87 exactement ) à l’échelon national ( 8600 postes cette année contre 4600 l’année dernière ), cela atteint  des démultiplications nettement plus élevées dans certaines académies qui n’auront certainement pas trop de difficultés de recrutement : Aix-Marseille, 2,3 (  de 170 à 390 ) Lille, 2,7 (  de 184 à 495 ) Caen, 2,7 ( de 48 à 130 ), Clermont-Ferrand, 3,5 ( de 43 à 150 ) mais aussi dans d’autres où le recrutement risque d’être beaucoup plus problématique : Paris, 2,3 ( de 117 à 270 ) Guyane, 2,4 ( de 65 à 155 )  La Réunion, 3 ( de 88 à 260 ) Amiens 3,8 ( de 85 à 320 ) ou même Strasbourg, 3,9 ( de 62 à 240 ).

Be Sociable, Share!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.