Le blog de Claude Lelievre

Concours: pas de certifications supplémentaires!

C’est du moins ce que demande la FSU  ( dans une lettre signée par Bernadette Groison ) aux ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur : le CES2 et le Ci2e ne doivent pas être exigés des enseignants stagiaires pour être titularisés.

La FSU est fortement engagée sur ce dossier depuis plus d’un an et demi puisqu’elle  avait demandé dès la mi-février 2011 un ‘’moratoire’’ pour le CLES et le C2I ( cf mon billet de février 2011), qu’elle avait fait une relance à cet égard notamment via le SNES ( cf mon billet de juillet  2011 : « la certification en langue et C2i contestée » ) et lancée un grand mouvement de pétition en novembre de l’année dernière ( cf mon billet de novembre 2011 : «  pétition contre l’exigence du CLES2 et du C2i » ).
Devant l ‘impossibilité de mettre en œuvre les conditions de certification imposées aux étudiants se destinant aux métiers d’enseignants ainsi qu’aux stagiaires, un arrêté avait été finalement publié dispensant jusqu’en 2014 « tous les lauréats titulaires d’un master ou d’un diplôme de l’enseignement supérieur obtenu en France et sanctionnant un cycle d’études d’au moins deux ans validant des enseignement comprenant la pratique d’au moins une langue vivante étrangère ».

Mais la FSU fait valoir que rien n’est prévu par exemple pour ce qui concerne la situation des candidats aux concours de recrutement ayant obtenu une licence ou un master n’incluant pas d’unité d’enseignement en langues, ou bien pour les candidats étant passés par une commission de validation (VES, VAE…). Et la FSU pointe le risque de ‘’dissuasion’’ que cela peut avoir, au moment même où le nombre de postes aux concours va être pour le moins doublé.
La FSU réitère donc sa demande, et relance sa pétition en ligne, à savoir que le CLES2 et le C2i2e ne soient pas exigés comme preuves supplémentaires de qualification pour être titularisé.

A titre provisoire ? En tout cas le SNUipp souligne sur son site que les « universités et les futures Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation doivent se donner tous les moyens d’offrir à l’ensemble des étudiants et des stagiaires une formation de qualité à ces nouvelles dimensions du métier : les futurs professeurs des écoles doivent aujourd’hui être en capacité d’enseigner une langue étrangère, tout comme le nouvelles technologies de la communication à tous leurs élèves ».

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