Le blog de Claude Lelievre

Emplois d’avenir professeurs: les décrets sont parus

Les emplois avenir professeurs sont ouverts à des boursiers. Deux décrets et un arrêté précisent les conditions de leur attribution, de leurs avantages et de leur fonctionnement.

Un décret stipule que  » pour bénéficier de la priorité de recrutement.[…] les étudiants doivent avoir résidé au moins deux ans dans l’une des zones mentionnées (zones sensibles) ou avoir effectué au moins deux années d’études secondaires dans un établissement situé dans l’une de ces zones ou dans un établissement relevant de l’éducation prioritaire« . La limite d’âge est de 25 ans, portée à 30 ans pour les étudiants handicapés. Le recrutement a lieu auprès des étudiants de L2 ou L3 ou M1. C’est une commission présidée par le recteur, où siègent universitaires et représentants de l’administration y compris l’enseignement agricole, qui décide de l’embauche.

4000 postes sont proposés dès janvier 2013. Le site ministériel indique comment obtenir le dossier d ‘inscription.

L’emploi avenir professeur (EAP) bénéficie d’un tuteur enseignant qui  » suit et accompagne l’étudiant dans sa formation progressive au métier du professorat notamment en l’associant à la préparation et à la conduite de séquences d’enseignement, à la gestion de classe et au suivi des élèves« . L’étudiant doit 12 heures hebdomadaires.
La rémunération est de 400 euros net auxquels s’ajoutent une bourse spéciale de 217 euros par mois et la bourse dont bénéficie le jeune. Le salaire net va donc varier entre 617 et 1086 euros nets par mois.

Le décret n° 2013-51 du 15 janvier 2013 crée les bourses de service public accordées aux étudiants bénéficiant d’un emploi d’avenir professeur et précise leurs conditions d’attribution
« Les bourses de service public sont attribuées par le recteur d’académie ou, à Mayotte, par le vice-recteur pour la durée du contrat de travail associé à l’emploi d’avenir professeur, prévue au II de l’article L. 5134-125 du code du travail et au II de l’article L. 322-60 du code du travail applicable à Mayotte […]
Le bénéficiaire d’une bourse de service public s’engage à suivre la formation dans un établissement d’enseignement supérieur sur la base de laquelle il s’est vu attribuer un contrat de travail associé à un emploi d’avenir professeur.

Lorsqu’il remplit la condition de diplôme requise pour faire acte de candidature, le bénéficiaire s’engage à s’inscrire à un concours de recrutement d’enseignants du premier ou du second degré et à se présenter à la totalité des épreuves d’admissibilité de ce concours ».

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Commentaires (2)

  1. Marianne

    Bonjour,

    Les EAP n’attirent pas les foules… rien d’étonnant vu les conditions offertes, à commencer par le revenu qui, en cumulant la bourse sociale préexistante + le salaire partiel au SMIC + la bourse complémentaire de service public, atteint péniblement le seuil de pauvreté…. Si on veut confirmer que l’enseignement est un métier de pauvre, c’est très réussi…

    Par ailleurs, avec les EAP rien ne garantit à l’Etat qu’il aura, au bout du compte, les enseignants titulaires dont il a le plus grand besoin (150 000 recrutements prévus dans la loi d’orientation). En effet, les EAP s’engagent à se présenter au concours, pas à le réussir et surtout à exercer plusieurs années ensuite. Donc il y a un vrai problème d’efficacité dans ce dispositif, dès le départ…

    Le choix de « solutions » pas chères mais pas efficaces va en revanche coûter cher politiquement.

    La rentrée 2013 s’annonce pire, en terme de pénurie d’enseignants (et donc d’effectifs par classe, d’offre de formation, de remplacement….) , que la rentrée Chatel de 2012, parce qu’aucune aide n’a été apportée aux candidats aux concours 2013, et aucune aide n’est prévue pour les candidats aux concours 2014 anticipés.

    Les candidats sont rares, on a besoin d’eux pour remplacer les profs partant en retraite, chacun devrait donc être précieux et soutenu ? Eh bien pas du tout, qu’ils se débrouillent avec leurs seules ressources, et advienne que pourra.

    Il est encore temps de prendre des mesures d’urgence pour sauver la rentrée 2013 – mais le temps est compté. Sinon, il faudra expliquer aux parents et aux lycéens sans prof pourquoi on n’a pas fait ce qu’il fallait à temps, et la com’ risque de ne pas suffire.

    Marianne

  2. Valériane

    Bonjour, j’ai trouvé votre blog/site vraiment interressant. Je vais le recommander à mon entourage. Excusez mon français approximatif 🙂

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