Le blog de Claude Lelievre

« Repenser l’échec et la réussite scolaire »

Encore un livre sur l’échec scolaire dira-t-on ! Mais celui-ci est vraiment spécial. Il mérite donc une présentation spéciale, faite d’extraits choisis.

« Repenser l’échec et la réussite scolaire. Vers une clinique des apprentissages » par Jean-Sébastien Morvan ( Editions ESF, septembre 2015, 127 pages)

« Dis, papa, c’est vrai que je suis t’obligé d’aller à l’école ? » (un écolier de 6 ans)

Chapitre 1 . L’échec : difficultés, impasses et dynamique.

« Ernesto :  »M’man, je ne retournerai pas à l’école parce que à l’école on m’apprend des choses que je ne sais pas » ( Marguerite Duras, « La pluie d’été »)

Chapitre 2. De l’échec à la réussite : intérêts, forces, trames et trajectoires

« Je n’ai jamais vu de cancres. Je n’ai jamais mis un zéro à un élève. J’ai toujours eu le respect du travail fait, même s’il n’était pas bon. L’élève avait toujours donné quelque chose de lui-même, une application et si ce n’était pas bon, ce n’était pas exprès » ( Edouard Bled, l’auteur des célèbres manuels d’orthographe, Apostrophes, mars 1987)

Chapitre 3. Blocages, ouvertures, interfaces et fondements : quelques élèves en situation d’échec/réussite.

« L’école ne leur fournissait pas seulement une évasion à la vie de famille…Elle nourrissait en eux une faim plus essentielle encore à l’enfant qu’à l’homme et qui est la faim de la découverte… Pour la première fois ils sentaient qu’ils existaient et qu’ils étaient l’objet de la plus haute considération : on les jugeait dignes de découvrir le monde » ( Albert Camus, « Le premier homme » )

Chapitre 4. La psychopédagogie comme clinique des apprentissages

« L’école ne doit jamais oublier qu’elle a affaire à des individus encore immatures, auxquels ne peut être dénié le droit de s’attarder dans certains stades même fâcheux de développement. Elle ne doit pas revendiquer pour son compte l’inexorabilité de la vie, elle ne doit pas vouloir être plus qu’un jeu de vie » ( Sigmund Freud, « Résultats, idées, problèmes », Tome I, 1890-1920, PUF, 1984)

Conclusion. A propos de la formation des enseignants

« Mon saisissement lors de la rencontre de mon ancien professeur de lycée m’exhorte à faire une première confession. Je ne sais ce qui nous sollicita le plus fortement et fut pour nous le plus important, l’intérêt porté aux sciences qu’on nous enseignait ou celui que nous portions aux personnalités de nos maîtres. En tout cas chez nous tous, un courant souterrain jamais interrompu se portait vers ces derniers et chez beaucoup le chemin vers les sciences passait uniquement par les personnes des maîtres » (Sigmund Freud, Ibid)

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