Le blog de Claude Lelievre

baccalauréat

La « bataille de l’orthographe » à l’Université

« Nous avons lancé la bataille de l’orthographe » a déclaré lundi dernier Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Est-ce une première ? Pas si sûr. Réagissant à un article paru ce même lundi dans le journal « Le Parisien » ( « Les facs s’attaquent aux fautes d’orthographe. C’est un constat unanime : trop d’étudiants sont fâchés avec l’orthographe et, plus globalement, avec le français. Une vingtaine d’universités proposent désormais des cours de rattrapage » ), Valérie Pécresse a affirmé que « les universitaires font le constat que le niveau d’orthographe et d’expression écrite a singulièrement baissé depuis une dizaine d’années, alors que c’est une clé pour des études et une insertion professionnelle réussies ». Sans remonter très loin , on peut déjà constater que « la bataille de l’orthographe à l’université » avait déjà été annoncée un an avant, au même moment de la rentrée universitaire, par le même journal « Le Parisien » : « Les étudiants vont devoir renouer avec la dictée. Des milliers d’élèves de différents campus bénéficient cette année de cours d’orthographe. Une nécessité car les recruteurs apprécient peu les fautes des diplômés » ( 28 septembre 2009 ). Sans… Savoir plus >

 »Le » bac d’abord, et/ou la licence?

Le récent rapport de la Cour des comptes à propos du système éducatif français pose clairement le problème, alors que la réponse du ministère de l’Education nationale manque – pour le moins – d’ambition. On le sait, l’ambition ‘’européenne’’ qui a été proclamée dans le cadre des accords de Lisbonne est d’atteindre les 50% d’une classe d’âge diplômée à bac + 3 à l’horizon de l’an 2020. Nous en sommes encore loin, puisque les dernières données précises datant de 2006 indiquent qu’en 2006 nous en étions à 25% seulement de la classe d’âge au niveau de la licence ( ou plus ), et à 16% au niveau bac+ 2 ( DUT, BTS, enseignement paramédical et social ). Beaucoup d’autres pays font pourtant d’ores et déjà nettement mieux que nous en ce qui concerne le taux de diplômé sortant de l’enseignement supérieur au niveau de la licence et au-delà. Pour la tranche d’âge des 25 ans-34 ans, nombre de pays européens sont déjà au-delà de 30%  ( on peut citer la Norvège, les Pays-Bas, le Danemark, la Finlande, la Suède, l’Irlande et la Pologne ). En revanche, la France se distingue dans cette enquête pour le taux de diplômés de l’enseignement… Savoir plus >

Les bacs professionnels et l’entrée dans le supérieur

A l’origine, ces bacs ne sont pas conçus pour assurer une promotion sociale   Le 28 mai 1985, le ministre de l’Education nationale Jean-Pierre Chevènement précise que les  » baccalauréats professionnels  » sont créés afin de répondre en premier lieu aux besoins de modernisation du pays ( dans le cadre d’une concurrence internationale accrue ) en formant   des ouvriers de plus en plus qualifiés   » souvent au niveau du baccalauréat, quelquefois à un niveau supérieur encore « . L’objectif premier de cette création n’est donc pas de l’ordre de la promotion sociale. Le 8 octobre 1985, le ministre précise qu’il s’agit  » d’offrir, à l’issue de la classe de troisième, trois voies d’égale dignité  » : la voie générale, dans laquelle  » peuvent s’engager ceux qui ont les capacités de poursuivre des études aux niveaux les plus élevés de l’Université  » ; la voie technologique,  »  qui conduira la majorité des jeunes qui s’y engagent vers un niveau de technicien supérieur  » ; et la « voie  professionnelle, qui assure, après l’obtention d’une qualification de niveau V, une possibilité de poursuivre la formation jusqu’au niveau du baccalauréat et même vers un niveau plus élevé « . Il y a donc l’affirmation ( symbolique ) par le titre même de ‘’baccalauréat’’ d’une égalité de dignité, mais… Savoir plus >