Le blog de Claude Lelievre

concours de professeur des écoles

Formation des enseignants: les incertitudes s’accumulent

Et ce n’est pas la dernière déclaration de Nicolas Sarkozy (  foncièrement improvisée, comme l’a déjà souligné la journaliste du ‘’Monde’’ Maryline Baumard ), suivie de celle de Luc Chatel  qui peuvent les dissiper, bien au contraire. Depuis le démantèlement de l’ancien système de formation, on se trouve constamment dans l’improvisation et les propositions ( voire les décisions ) au coup par coup ; et on cherche vainement quel est le dessein d’ensemble alternatif en la matière ( qui, il est vrai, n’a nullement été – et pour cause –  au fondement de la suppression de l’ancien dispositif , une décision prise foncièrement pour des raisons d’économie de postes budgétaires matinées d’’’idéologie’’ sans que l’on se soit vraiment préoccupé de savoir où l’on voulait aller ). C’est ce qu’on appelle ‘’réformer’’ ! On avait déjà vu en avril dernier, lors des Etats généraux sur les violences scolaires, le ministre de l’Education nationale Luc Chatel annoncer de façon impromptue la nécessité de mettre en place deux nouveaux  modules de formation pour tous les futurs enseignants ( l’un de ‘’gestion des conflits’’ et l’autre de ‘’tenue de la classe’’ ) alors même que le démantèlement de leur formation professionnelle était en marche… Savoir plus >

Les  »masters d’enseignement » sont-ils voués à disparaître?

C’est ce que pense l’association ‘’Reconstruire l’Ecole’’ qui a envoyé le 5 novembre une « Lettre ouverte aux sénateurs » pour les alerter. Et elle ne manque pas d’arguments. Les décrets d’août 2009 ne mentionnent jamais le « master professionnel » ( cette restriction éventuelle serait d’ailleurs, selon toute vraisemblance, jugée contraire au règlement de la fonction publique ou aux traités européens si le Conseil d’Etat devait en être saisi ). En tout état de cause, le seul diplôme exigible des lauréats aux concours d’enseignement est donc en réalité – souligne l’Association – «  un master, n’importe quel master y compris les masters-recherche ou d’autres masters professionnels ». Comme la réforme en cours s’est faite dans la précipitation, une certaine confusion règne, et ce qui va se passer n’apparaît pas clairement à l’esprit de chacun. Mais l’Association met en garde, cela ne va pas durer : « Le master d’enseignement est un piège terrible auquel les étudiants voudront échapper. En cas d’échec au concours – ce qui sera forcément les cas pour 80 oui 90% d’entre eux – les titulaires d’un tel master seront en possession, après deux années d’études post-licence, d’un diplôme sans valeur  […] Il faut donc s’attendre… Savoir plus >

Concours de recrutement de professeur des écoles

En examinant les résultats aux concours de la session 2009, et en les comparant à ceux des sessions antérieures, on peut  noter quelques évolutions majeures qui sont loin d’être anodines. En 2009, 7905 postes ont été ouverts aux concours de recrutement de professeurs des écoles publiques contre 11909 en 2008. 46236 candidats se sont présentés en 2009 aux épreuves ( contre 49450 en 2008) : 16 326 ont été déclarés admissibles et 7728 ont été admis ( soit un taux de réussite globale – tous concours confondus – de 16,7%, contre 22,6% à la session précédente ). Si l’on veut avoir une idée des chances de réussite au concours externe ( 41874 présentés et 6609 reçus à la session de 2009 ) et les comparer à celles qui ont existé à la session précédente, il y a eu en moyenne 1,6 candidats de plus par poste offert au concours externe par rapport à la session précédente : ce chiffre est  en effet passé de 4,9 en 2008 à 6,4 en 2009 ( le taux de réussite  passant de 21,1% à 15,8% soit une baisse de 5,3% ). La baisse de réussite a été particulièrement sensible pour certains types de diplômés… Savoir plus >