Le blog de Claude Lelievre

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Concours d’enseignants: la certification en langue et du C2i contestée

Dans un communiqué en date du 6 juillet, le SNES demande l’annulation de la certification en langue et du C2i exigée désormais des candidats aux concours d’enseignants. Selon le SNES, « les conditions ne sont pas réunies pour que les étudiants obtiennent ces certifications. Cela se traduit par un échec massif d’environ 70% au CLES2. Par exemple, en STAPS, la réussite au CLES2 est de 30% à Amiens, 15% à Calais, 15% à Nantes ». Le SNES souligne que cette situation est de nature à décourager les candidats ( alors que l’on s’inquiète déjà, notamment dans certaines disciplines, de la forte diminution du nombre de candidats ) : « la chute de nombre des candidats aux concours d’enseignement, suite à la ré forme de la mastérisation va encore s’aggraver ». Le SNES demande donc au ministre de « renoncer à imposer ces certifications » tant que les universités n’ont pas mis en place les formations nécessaires . A la mi février de cette année, le SNES ( en compagnie du SNEP, du SNES-SUP, du SNUEP, du SNUipp et du SNETAP, tous syndicats de la FSU ) avait déjà lancé une pétition ( petition@moratoireclesc2i.org ) demandant la poursuite d’un moratoire pendant… Savoir plus >

CAPES internes : suppression de l’écrit d’admissibilité ?

La CNARELA (coordination nationale des associations régionales des enseignants de langues anciennes) proteste vigoureusement (en compagnie d‘autres associations du même champ) contre la disparition de l’écrit dans les épreuves d’admission du Capes interne, qui auront lieu à partir du mois de novembre de cette année. « La CNARELA, réunie en Assemblée Générale le 21 mai 2011 à Paris, dans les locaux de l’ENS, rue d’Ulm, exprime son indignation devant les nouvelles modalités du CAPES interne, publiées au Journal Officiel le 3 mai 2011. Ces dispositions, prises sans la moindre concertation, sous prétexte d’uniformiser les modalités de recrutement dans la fonction publique, remplacent l’épreuve écrite qui permettait de vérifier le niveau des candidats dans les disciplines concernées, par un dossier qui n’offre aucune garantie sérieuse. En tout état de cause, la publication de ces mesures intervient trop tardivement pour que les candidats à la prochaine session puissent se préparer dans des conditions satisfaisantes. La CNARELA demande donc instamment l’abandon immédiat d’un mode de recrutement qui nuirait à la crédibilité du concours, et l’ouverture d’une concertation impliquant toutes les instances concernées. Ce texte est approuvé par : – L’APL (Association des Professeurs de Lettres) – L’APLAES (Association des Professeurs de Langues Anciennes… Savoir plus >

Bachotage et fraude: changer la forme des examens

Le principal syndicat des chefs d’établissement de l’enseignement secondaire ( le SNPDEN-UNSA )  a significativement donné pour titre à son communiqué du 9 juin : « L’évolution des techniques posera la question ». Et il a conclu : « Si les personnels de direction, chefs de centre d’examen, sont résolus à lutter contre la fraude, si difficile que cela soit dans les conditions où ils se trouvent, le SNPDEN-UNSA souligne que l’évolution prévisible des techniques posera inexorablement la question de la forme des examens : il devient nécessaire de cesser de contourner constamment cette question ». Comme quoi l’évolution des machines, en permettant certaines ‘’manipulations’’ nouvelles et rapides, pourrait être de nature à mettre en cause ce qu’il y a par trop de ‘’machinal’’ dans les examens. Serait-ce cela la ‘’ruse de la raison’’ ( technicienne ) ? Toujours est-il qu’il convient de se souvenir que la forme de l’examen du baccalauréat a été depuis très longtemps contestée ( c’est même dans une certaine mesure son ‘’péché originel’’ ) alors que l’on ne sait pas très bien où l’on en est aujourd’hui à cet égard. Ainsi, en mai 1880, Jules Ferry a tenté une réforme du baccalauréat ( qui concernait… Savoir plus >

Mastérisation: convergences syndicales dans le primaire?

Si l’on en juge par leurs prises de position publiques, le SE-Unsa, le Sgen-Cfdt et le SNUipp-FSU ont fait un accueil foncièrement positif au rapport ‘’Jolion’’ sur la mastérisation, alors même que les syndicats du secondaire appartenant à la FSU ( notamment le SNES ) ont fait bande à part. Quelques extrait significatifs. Le SE-Unsa ( article du 20 avril ) : « Jean-Michel Jolion pointe la place du concours qui rend difficile une vraie alternance, un cahier des charges de plus en plus intenable pour les étudiants dans le cadre d’un master, un concours de plus en plus inadapté car les contenus ne tiennent absolument pas compte de l’articulation nécessaire avec le master. Il s’insurge contre la non prise en compte de l’activité professionnelle en cours de formation et s’étonne que la discipline reste le point d’entrée principal pour l’ensemble des épreuves […] . Voilà donc un nouveau rapport qui apporte de l’eau au moulin du SE-Unsa qui revendique la réécriture des décrets sur la mastérisation afin d’aboutir […] à une formation professionnelle digne de ce nom ». Le Sgen-Cfdt ( communiqué du 15 avril ) : « Le Sgen-Cfdt se félicite de voir ses analyses et revendications confortées… Savoir plus >

L’avenir du latin et du grec ( et de leurs professeurs ) en danger?

Plusieurs associations ont envoyé au ministre de l’Education nationale un texte mettant en cause la réforme de la seconde et le non respect des textes officiels  ( dans le contexte des diminutions de dotations horaires )  préjudiciables aux offres ( et aux choix ) d’enseignement du latin et du grec. « À la rentrée 2010, plus de 500 000 élèves, soit plus d’un sur cinq, étudient le latin et/ou le grec dans les établissements secondaires, malgré toutes les embûches qui se dressent sur leur chemin. Ils pourraient être beaucoup plus nombreux, la demande familiale et sociale ne diminuant pas. Mais au nom de contraintes budgétaires masquées derrière l’autonomie des chefs d’établissement, l’institution n’ouvre pas au collège, dès la 5ème, le nombre de groupes suffisants pour accueillir tous les volontaires : concurrence d’options présentées comme incompatibles au mépris des textes officiels, ou difficultés administratives attribuées commodément à l’informatique, sont monnaie courante. Des horaires dissuasifs et aberrants achèvent de décourager les plus persévérants. Aujourd’hui, la mise en place de la réforme du lycée à la rentrée 2010, par sa complexité et son opacité, cause encore une évaporation subreptice d’élèves qui souhaitaient suivre ces enseignements, et la rage d’économies qui préside à la… Savoir plus >

Le bastion masculin des écoles d’ingénieurs s’effrite

Une note d’information de février provenant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche nous apprend que le nombre des femmes dans les écoles d’ingénieurs a quasiment triplé en 20 ans ( de 1988 à 2008 ) passant de 10200 à plus de 29000, tandis que dans le même temps l’effectif total d’inscrits dans ces écoles a simplement un peu plus que doublé ( passant de 52000 à 108000 ). « Globalement, la population masculine inscrite dans une formation d’ingénieurs a progressé à un rythme de 3,2% en moyenne, tandis que la population féminine a cru à un rythme moyen de 5,4% ». L’évolution annuelle entre 1988 et 2008 du nombre de femmes a toujours été supérieure à celle des hommes ( à deux exceptions près : en 1988 et 1997 ). On assiste donc à une ‘’grignotage’’ lent mais continu de ce qui reste encore un ‘’bastion masculin’’ ( contrairement aux facultés de droit ou de médecine,  et davantage encore à l’Ecole de la magistrature, qui étaient autrefois aussi des ‘’bastions masculins’’ mais où désormais les femmes sont largement majoritaires ). Ce ‘’grignotage’’ lent mais continu ( et qui semble désormais quasi inexorable ) a commencé dans les… Savoir plus >

Concours: vers un moratoire pour le CLES et le C2i?

Concours d’enseignants : le CLES et le C2i sont sources d’inégalités ! Nous demandons un moratoire Signer la pétition –   Voir les signataires Contact: petition@moratoireclesc2i.org Aujourd’hui, le niveau de qualification exigé pour être recruté comme enseignant est le master. Le contenu de celui-ci doit intégrer, outre des connaissances scientifiques et professionnalisantes concernant l’exercice d’un métier d’enseignant, des exigences concernant la maîtrise des Langues Vivantes et celle des TICE. Le Master doit donc reconnaître une qualification des titulaires de ce diplôme en ces domaines. Contre de nombreux avis, le gouvernement a fait le choix d’imposer les certifications supplémentaires du CLES et du C2i pour valider les concours de recrutement (CRPE, CAPES, CAPEPS, CAPET, CAPLP, et CPE). Cette mesure est source de grandes inégalités entre les candidats : ces certifications, qui ne sont organisées que dans certaines universités, demandent des formations spécifiques qui ne sont pas actuellement dispensées par toutes les universités en licence ou en Master. Elles sont soumises à des droits d’inscription laissés à la libre décision (ou à la discrétion) de chaque université, et exigent donc des étudiants des dépenses qui ne sont pas accessibles à tous et aggravent ainsi les inégalités sociales. Cette mesure alourdit encore la charge… Savoir plus >

Capes de Lettres classiques : l’inquiétude

Parmi la grande famille des disciplines d’enseignement dans l’inquiétude pour ce qui concerne les concours de recrutement et la formation professionnelle des professeurs , je prends encore la plus ancienne ( celle de Lettres classsiques ) et pour la cinquième fois ( cf mes billets du 9 février, 10 mars, 4 avril et 15 juillet 2010 ) LETTRE OUVERTE DE LA CNARELA À MONSIEUR LE MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE Monsieur Le Ministre, Dans votre communiqué du 16 décembre 2010, vous constatez, malgré l’affirmation d’une satisfaction globale, que dans certaines disciplines, notamment en Mathématiques et en Lettres classiques, le manque de candidats au CAPES est inquiétant. Or nous savons comme vous que, dans l’immédiat, cette pénurie est en grande partie conjoncturelle : les dates de clôture des inscriptions fixées dans un premier temps le 13 juillet 2010, avant la proclamation des résultats de la session 2010, et l’application de la « mastérisation », imposant d’avancer les épreuves écrites au mois de novembre, ont empêché nombre d’étudiants de s’inscrire ou de se présenter aux épreuves. Il n’en reste pas moins que les besoins en enseignants sont réels et que, en particulier en Lettres classiques, nous manquons cruellement de professeurs, aussi bien pour… Savoir plus >

Concours et masters: propositions de l’UNSA-Education

Dans une conférence de presse donnée ce jeudi 3 février, l’UNSA-Education ( la deuxième fédération la plus représentative de l’Education nationale après la FSU ) a livré des propositions circonstanciées pour ce qui concerne les masters et les concours de recrutement des enseignants  dans le cadre de « la reconstruction d’une authentique formation professionnelle », visant notamment «  à la formation des enseignants tout au long de leur vie professionnelle ». Décidément, après les déclarations de Nicolas Sarkozy du 19 janvier affirmant qu’il fallait remettre « sur le chantier les éléments de formation des enseignants » et les évocations ministérielles de la mise en place de ‘’masters polyvalents’’ et de ‘’masters en alternance’’ ( cf mes billets précédents ), des propositions syndicales arrivent à point nommé. Le 2 février, Sébastien Sihr, au nom du SNUipp ( le syndicat le plus représentatif du primaire ) a écrit au ministre Luc Chatel en lui faisant cinq propositions à propos de la formation des enseignants du primaire (  et notamment que « le contenu des masters dispensés sur tout le territoire bénéficie d’un réel cadrage national intégrant les besoins professionnels du métier de professeur des écoles : ils doivent articuler les dimensions disciplinaires,… Savoir plus >

Vers des masters  »polyvalents »?

Le « plan sciences et technologies à l’Ecole » que vient de présenter Luc Chatel semble le confirmer si l’on tire toutes les conséquences de deux de ses préconisations. On se souvient ( cf mon billet précédent ) que lors de ses vœux « au monde de la connaissance », Nicolas Sarkozy ( en improvisant ) avait oublié de parler de la mise en place envisagée de « masters en alternance » et de « masters polyvalents » ; oubli immédiatement réparé par son entourage et par le ministre de l’Education nationale lui-même. Et il semble bien qu’il soit envisagé réellement d’aller dans cette direction, si l’on va jusqu’au bout de la logique de deux préconisations annoncées ( et ce n’est sans doute pas un hasard ) dans le « plan sciences et technologies à l’Ecole ». En premier lieu, celle qui a trait à une modification sensible du concours de recrutement des professeurs des écoles. Après avoir souligné que les trois quarts des professeurs des écoles ont suivi un cursus universitaire en sciences humaines et sociales ( un choix qui ne risque guère de changer, pour l’essentiel, dans un avenir proche ), le ministre Luc Chatel a annoncé qu’il… Savoir plus >