Le blog de Claude Lelievre

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CAPES 2010: un taux d’admission en hausse

On aurait pu s’attendre à ce que le pourcentage des admis en 2010 baisse par rapport à celui du CAPES 2009 en raison de la réduction des postes mis au concours; mais ( toutes discipline confondues ) cela a été le contraire en raison d’une baisse plus importante encore ( proportionnellement ) du nombre des candidats qui se sont présentés au concours. Le nombre de présents au concours du Capes ( pour l’ensemble des disciplines du second degré ‘’général’’ ) est passé de 25021 en 2009 à 22045 en 2010, tandis que le nombre de postes mis au concours passait de 5095 à 5003. Le taux de reçus a donc augmenté, passant de 20,3% en 2009 à 22,7% en 2010. La diminution du nombre de présents au concours a été très sensible dans quelques disciplines importantes quantitativement. Ainsi, on est passé de 4028 présents en Histoire-géographie au CAPES de 2009 à 3484 à celui de 2010, de 3015 à 2648 en Lettres modernes, de 3219 à 2771 en mathématiques. Et l’inquiétude grandit pour un recrutement de qualité dans certaines disciplines jugées fondamentales au sein de notre enseignement secondaire, en particulier les mathématiques. Ainsi Didier Massenard, dans un récent article paru… Savoir plus >

Les  »masters d’enseignement » sont-ils voués à disparaître?

C’est ce que pense l’association ‘’Reconstruire l’Ecole’’ qui a envoyé le 5 novembre une « Lettre ouverte aux sénateurs » pour les alerter. Et elle ne manque pas d’arguments. Les décrets d’août 2009 ne mentionnent jamais le « master professionnel » ( cette restriction éventuelle serait d’ailleurs, selon toute vraisemblance, jugée contraire au règlement de la fonction publique ou aux traités européens si le Conseil d’Etat devait en être saisi ). En tout état de cause, le seul diplôme exigible des lauréats aux concours d’enseignement est donc en réalité – souligne l’Association – «  un master, n’importe quel master y compris les masters-recherche ou d’autres masters professionnels ». Comme la réforme en cours s’est faite dans la précipitation, une certaine confusion règne, et ce qui va se passer n’apparaît pas clairement à l’esprit de chacun. Mais l’Association met en garde, cela ne va pas durer : « Le master d’enseignement est un piège terrible auquel les étudiants voudront échapper. En cas d’échec au concours – ce qui sera forcément les cas pour 80 oui 90% d’entre eux – les titulaires d’un tel master seront en possession, après deux années d’études post-licence, d’un diplôme sans valeur  […] Il faut donc s’attendre… Savoir plus >

Concours de recrutement de professeur des écoles

En examinant les résultats aux concours de la session 2009, et en les comparant à ceux des sessions antérieures, on peut  noter quelques évolutions majeures qui sont loin d’être anodines. En 2009, 7905 postes ont été ouverts aux concours de recrutement de professeurs des écoles publiques contre 11909 en 2008. 46236 candidats se sont présentés en 2009 aux épreuves ( contre 49450 en 2008) : 16 326 ont été déclarés admissibles et 7728 ont été admis ( soit un taux de réussite globale – tous concours confondus – de 16,7%, contre 22,6% à la session précédente ). Si l’on veut avoir une idée des chances de réussite au concours externe ( 41874 présentés et 6609 reçus à la session de 2009 ) et les comparer à celles qui ont existé à la session précédente, il y a eu en moyenne 1,6 candidats de plus par poste offert au concours externe par rapport à la session précédente : ce chiffre est  en effet passé de 4,9 en 2008 à 6,4 en 2009 ( le taux de réussite  passant de 21,1% à 15,8% soit une baisse de 5,3% ). La baisse de réussite a été particulièrement sensible pour certains types de diplômés… Savoir plus >

Le traitement inégal des nouveaux enseignants

La circulaire de cadrage de leur ‘’accueil’’ ( parue au BO le premier avril ! ) permet en effet des mesures à géométrie variable sur le territoire national. Et cela commence à se traduire ( et à se voir ) sur le ‘’terrain’’. On peut d’abord noter que cette circulaire portant sur le « dispositif d’accueil, d’accompagnement et de formation des enseignants stagiaires des premier et second degrés et des personnels d’éducation stagiaires » ( adressée aux recteurs et aux inspecteurs d’académie ) revêt selon – une expression qui figure dans le texte même – un caractère « souple » car son application peut être variable en fonction ( explicitement ) des moyens et des possibilités pouvant exister dans chaque académie ou département. La circulaire ne manque pas – loin s’en faut ! – d’expressions non contraignantes. « Déclinées selon les académies et les départements ». « Sauf situations particulières que vous apprécierez ». « Autant se faire que peut ».« En fonction des personnels ressources dont vous disposerez ». On appréciera tout particulièrement la réitération, dans cette circulaire, de la formule « dans toute la mesure du possible » : « Dans toute la mesure du possible, l’emploi du… Savoir plus >

Capes de lettres classiques: 20 démissions

On peut lire ci-dessous, in extenso, la lettre de démission adressée au ministre de l’ Education nationale signée  par 20 membres du jury du Capes de Lettres classiques à l’issue de la session 2010. C’est l’épilogue d’un affrontement ( rare )  qui a commencé en février 2010 ( cf mes billets datés du 3 février, du 10 mars et du 4 avril ). Paris, le 14 juillet 2010 Les membres soussignés du jury du Capes de Lettres Classiques à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale S/C Monsieur le Président du jury du Capes de Lettres Classiques Nous, soussignés membres du jury du Capes de Lettres Classiques, avons fait savoir et tenons à faire de nouveau savoir notre franche et ferme opposition à la réforme présentée par l’Arrêté du 28 décembre 2009 fixant les sections et les modalités d’organisation des concours du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré, publié au Journal Officiel du 6 janvier 2010. Nous avons demandé à plusieurs reprises l’ouverture de la concertation qui avait été promise par le Ministère comme préalable à la publication des arrêtés, et qui n’a pas eu lieu. Nous tenons à rappeler ici les principaux points de contestation qui relèvent… Savoir plus >

Une nouvelle préparation aux concours?

Il serait finalement possible, pour les étudiants détenteurs d’un master et ayant échoué à un concours de recrutement d’enseignants, de s’inscrire une nouvelle fois en préparation au concours. Selon la présidente de la séance du 21 juin de la CNESER concernant la formation des enseignants, ces préparations aux concours, maintenues dans les universités, feraient l’objet d’une prise en compte dans le système d’attribution des moyens SYMPA. Selon le SNESUP, «  cette annonce […] traduit un changement de discours politique d’un ministère qui a dû finir par reconnaître le problème des étudiants reçus au master et collés au concours et qui n’ont aucune possibilité de préparer à nouveau  ce concours à l’université. Et le ministère a dû reconnaître implicitement l’impossibilité de mener de front une formation de master et une préparation au concours ». Devant l’importance potentielle de cette annonce, il a été demandé confirmation à Patrick Hetzel, directeur général de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’insertion professionnelle. Mais il a réservé sa réponse compte tenu de sa portée politique. Dans ces conditions la quasi totalité des organisations syndicales a voté une motion en vue de la suspension des travaux de la CNESER, en attente d’une réponse claire :… Savoir plus >

Concours et mastérisation: qui comprend quelque chose à quoi?

Les textes qui se sont succédé dans la période récente concernant les conditions d’inscription aux concours de recrutement de professeurs ne semblent pas à l’abri d’interprétations divergentes. Sur le site du ministère une « lettre » du ministre annonçant de « nouvelles dates d’inscription » indique que «  sont concernés les étudiants titulaires d’un master ou inscrits dans un cursus universitaire permettant de l’obtenir au plus tard au terme de l’année universitaire 2010-20111 ». http://www.education.gouv.fr/cid51874/concours-enseignants-pour-la-rentree-2011-de-nouvelles-dates-d-inscription.html Mais, apparemment, ce n’est pas ce qui était prévu par les décrets sur les concours : on avait compris, selon ces décrets, que les candidats inscrits en M2 avaient jusqu’à l’année suivant le passage et la réussite au concours pour valider leur M2 ( en, l’occurrence 2011-2012 ) pour être nommés fonctionnaires stagiaires. Le guide du concours pour la session 2011 contient une page sur les conditions spécifiques d’inscription http://www.guide-concours-enseignant-college-lycee.education.gouv.fr/cid51268/concours-externe-du-capes.html#Conditions « Vous devez – est-il écrit – justifier à la date de publication des résultats d’admissibilité d’un master [ ou d’un titre ou diplôme équivalent dont la liste est dûment mentionnée ], ou d’une inscription, à la rentrée universitaire 2010, en dernière année d’étude en vue de l’obtention d’un mater ou d’un titre ou diplôme… Savoir plus >

CAPES: quelques dessous des cartes

C’est du moins ce que l’on peut sans doute saisir dans le compte-rendu semi officiel d’une audience au ministère de l’éducation nationale à propos de la ‘’mastérisation’’. Et cela dans un contexte où un certain nombre de syndicats  ont déposé plusieurs recours au Conseil d’Etat contre la réforme de la formation des enseignants. Ce compte-rendu relate de façon détaillée l’audience d’une délégation d’une UFR auprès du conseiller aux affaires pédagogiques au cabinet du ministre, et d’un inspecteur général, conseiller auprès du ministre, sur ce type de questions. «  Ils ont insisté sur l’égalité de tous les candidats devant le concours, alors que la délégation faisait remarquer que les nouveaux candidats ne pourraient pas bénéficier d’une préparation pour la session 2011 dans notre UFR. Le conseiller auprès du ministre s’est étonné que nous ne puissions pas organiser une préparation puisque nous disposions de ‘’mai, juin, juillet, août, septembre et octobre, soit presque six mois’’ pour préparer les candidats ». La délégation a alors fait valoir que les charges de l’UFR ( examens de juin, session du CNED, etc ), l’occupation des locaux, et l’absence d’un financement prévu pour cette préparation rendaient impossible la mise en place d’une telle formation. Par ailleurs,… Savoir plus >

Agrégation: le  »blues » des jeunes agrégés

On n’a sans doute pas suffisamment souligné à quel point les résultats de  l’enquête qui vient d’être menée et publiée par la « Société des agrégés » conduisent à s’interroger plus que jamais sur leur place dans les collèges. Parue ce mois ci sous le titre « Y a-t-il un ‘’malaise enseignant’’ ?, » l’étude met en évidence que « plus les professeurs ( agrégés ) sont jeunes, plus leur vocation est déçue ». Ainsi, plus de 40% des jeunes professeurs agrégés ( moins de 5 ans d’ancienneté ) s’estiment déçus. Aucun  d’entre eux  ne s’est déclaré content de sa progression de carrière ( p.30 ). Les rédacteurs de cette étude soulignent leur « grande déception d’avoir été trop souvent affectés en collège, situation à laquelle, au vu des textes réglementaires, ils ne devraient pas être confrontés », tout en prenant soin de faire valoir qu’ « en refusant le collège, les agrégés ne défendent pas un privilège acquis : ils disent simplement l’impossibilité de tisser avec leur auditoire les liens de complicité intellectuelle auxquels leurs études les avaient préparés et sans lesquels ils ne voient pas de bonheur d’enseigner possible » ( p.28 ). Dans ces conditions, on ne… Savoir plus >

Un nouveau mystère féminin?

Après avoir longtemps stagné autour de 4,5%, le taux de jeunes filles parmi les élèves d’écoles d’ingénieurs s’est mis à monter de façon continue à partir de 1968-1969 pour atteindre environ les 24,5% en 2003-2004. Mais c’est, désormais, à nouveau la stagnation… Il y a d’abord eu une montée assez rapide puisque l’on est passé du taux de 4,5% à celui de 11% de 1968 à 1978 ( + 7,5% en dix ans ) ; cette montée s’est encore accélérée ensuite de 1978 à 1988 puisque l’on passe alors de 11% de jeunes filles parmi les élèves d’école d’ingénieurs en 1978 à 21% en 1988 ( + 10% en dix ans ) ; puis la progression de ce taux s’est ralenti très sensiblement pour n’atteindre que 24,5% en 2003 ( + 3,5% en quinze ans ). Et, depuis, c’est la stagnation ; voire un léger effritement. Qui est capable de percer ce mystère ‘’féminin’’, qui ne semble d’ailleurs pas émouvoir grand monde ? Une étude sur les ingénieurs de moins de trente ans réalisée par le cabinet de conseil Global Contact pour Orange, avec notamment les statistiques du Conseil national des ingénieurs scientifiques de France ( CNISF ) et des… Savoir plus >