Le blog de Claude Lelievre

CPE

Elections professionnelles de  »l’immobilisme »?

Les déplacements en pourcentage des suffrages exprimés se limitent en tout à environ 5 %. Ce qui est peu, au total, dans le contexte actuel et en un moment de  »refondation ». Avec un taux de participation qui reste toujours préoccupant : 41,7 % (contre 38,6 % au Comité technique ministériel en 2011, mais plus de 60 % en 2008 et aux scrutins précédents). Il y a eu des moments historiques de déplacements de voix aux élections professionnelles sans commune mesure avec cela. Par exemple, dans l’enseignement secondaire, entre les élections de 1965 et celles de 1969. De 1965 à 1969, le SNES passe de 69% des suffrages exprimés à 58% ; le SGEN de 22% à 17% ; le SNALC de 8% à 16% ( sans compter un nouveau venu, le CNGA qui obtient 9%). Ou bien encore, par exemple, l’irruption du SNUipp à 28% en 1993 (lors de  »l’explosion » de la FEN) et sa progression très sensible lors des deux élections qui ont suivi ( 37% en 1996 puis 43% en 1999) changeant fortement le paysage syndical dans le primaire. On est loin de cela avec la progression de FO ( même si elle est sensible) au Comité technique ministériel  (13,6% en… Savoir plus >

Un décret pour  »graver dans le marbre » les missions des CPE?

C’est le sens, semble-t-il, de la proposition que vient de faire Daniel Robin (co-secrétaire général du SNES-FSU) dans un colloque à l’initiative de son syndicat  sur le métier de conseiller principal d’éducation «  à la croisée du pédagogique et de l’éducatif ». Après avoir affirmé que « les missions du CPE, contrairement à celles des enseignants, ne sont pas définies par un texte réglementaire mais par une simple circulaire datant de 30 ans », le co-secrétaire général du SNES-FSU a indiqué que son syndicat réclamait « un décret pour stabiliser ces missions dans le respect du texte de 1982 ». Le métier de CPE (une particularité française) est généralement méconnu bien qu’important, car en évolution continue et à la jonction (problématique) entre différents ‘’mondes’’ qui ont bien du mal à entrer en synergie : la direction de chaque établissement secondaire, les enseignants, les élèves, les parents. Le CPE est en principe l’interlocuteur de tout le monde et de chacun. Au printemps dernier (cf mon billet du 29 avril 2012), le syndicat SGEN-CFDT s’était ému du fait que, sur le site internet du ministère, il était indiqué que les conseillers principaux d’éducation sont « membres de l’équipe de direction ». «… Savoir plus >

La place du CPE en question?

Le syndicat SGEN-CFDT vient d’envoyer une lettre au ministère de l’Education en s’inquiétant du fait que, sur le site internet du ministère, il est indiqué que les conseillers principaux d’éducation sont « membres de l’équipe de direction » ( dans la rubrique ’’système éducatif’’, sous-rubrique’’ les niveaux et établissements d’enseignement’’, items ‘’lycée’’ et collège’’ ). « Nous vous rappelons [ est-il dit dans cette lettre adressée au directeur général de la DGESCO ] que le corps des conseillers principaux d’éducation est régi par les décrets 70-738 du 12 août 1970, 89-730 du 11 octobre 1989 et 2002-1134 du 5 septembre 2002, et par la circulaire 82-182 du 28 octobre 1982. Aucun de ces textes, ni de façon directe, ni de façon indirecte, ne définit les conseillers principaux d’éducation comme membres de l’équipe de direction, ni même ne les y rattache ». On peut d’ailleurs noter qu’il est généralement admis que la circulaire  du 28 octobre 1982 ( dans le cadre de l’alternance politique de 1981 et d’un front syndical actif sur cette question ) a permis les clarifications jugées nécessaires en redéfinissant clairement les spécificités du métier et en situant du même coup tout aussi clairement les CPE hors des… Savoir plus >