Le blog de Claude Lelievre

dictée

Blanquer piégé sur le participe passé par manque de tolérance

Le ministre de l’Education nationale a subi une épreuve quelque peu humiliante  faute que soient prises en compte  par ses  »examinateurs » (des journalistes) et par lui-même (!) les « tolérances grammaticales ou orthographiques » de l’arrêté  »Haby » du 28 décembre 1976. Sur France Info, le jeudi 6 septembre. L’un des journalistes interroge Jean-Michel Blanquer: « Les crèpes que j’ai mangées. Mangées? » «  »ées ». « Oui.! Les crèpes, virgule, j’en ai mangé. Mangé? » »ées, aussi ».  »Non , j’en ai mangé; avec en, c’est é ».  »Vous auriez dû dire les crèpes, virgule, j’en ai mangé’‘.  »C’est ce que j’ai dit, virgule ». L’autre journaliste prend le relais dans l’interrogation du ministre de l’Education nationale: « Les deux euros que m’a coûté ce livre. Coûté?  » .  » é’‘.  »Oui ».  »Ce n’est pas si difficile que ça. Puisque ce n’est pas le complément d’objet direct« .  »C’est plus subtil que cela en fait. Lorsque le participe passé du verbe coûter est employé au sens propre, il est invariable; mais il est variable lorsqu’il est utilisé au sens figuré » Il est remarquable que ni les journalistes, ni surtout le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer n’ont songé aux « tolérances grammaticales ou orthographiques » de l’arrêté du 28 décembre 1976: « Accord du participe passé conjugué… Savoir plus >

La dictée dictée par NVB : mon article du 19 septembre 2015

La ministre de l’Education nationale vient d’édicter une dictée quotidienne. Sans compter le calcul mental. 19 sept. 2015 Par claude lelièvre Blog : Histoire et politiques scolaires dans Médiapart  Quid de cette entrée en matière pour une réforme des programmes pensés en même temps depuis le cours préparatoire jusqu’à la troisième, par cycles, pour aller dans le sens de la continuité, de la progressivité et de la cohérence ? Chapeau, le Conseil supérieur des programmes!. A vrai dire, la façon de faire et de dire de Najat Vallaud-Belkacem en l’occurrence n’est pas sans rappeler celle de Jack Lang à la rentrée scolaire 2002 à propos des nouveaux programmes de l’enseignement primaire. « Aux oubliettes la méthode globale ! Place à un horaire spécial pour la grammaire, elle-même recentrée sur la relation entre le verbe et son sujet, et entre le verbe et les compléments. Place au retour de l’orthographe reposant sur l’intelligence de la syntaxe et du lexique. Place à la connaissance exigeante des conjugaisons et à la découverte du vocabulaire. Place aussi à l’écriture cursive et à la prise de notes personnelles au lieu et place de la photocopie. Autre nouveauté qui donnera chair et âme au voyage initiatique dans la langue :… Savoir plus >