Le blog de Claude Lelievre

mastérisation

Concours d’enseignants: la certification en langue et du C2i contestée

Dans un communiqué en date du 6 juillet, le SNES demande l’annulation de la certification en langue et du C2i exigée désormais des candidats aux concours d’enseignants. Selon le SNES, « les conditions ne sont pas réunies pour que les étudiants obtiennent ces certifications. Cela se traduit par un échec massif d’environ 70% au CLES2. Par exemple, en STAPS, la réussite au CLES2 est de 30% à Amiens, 15% à Calais, 15% à Nantes ». Le SNES souligne que cette situation est de nature à décourager les candidats ( alors que l’on s’inquiète déjà, notamment dans certaines disciplines, de la forte diminution du nombre de candidats ) : « la chute de nombre des candidats aux concours d’enseignement, suite à la ré forme de la mastérisation va encore s’aggraver ». Le SNES demande donc au ministre de « renoncer à imposer ces certifications » tant que les universités n’ont pas mis en place les formations nécessaires . A la mi février de cette année, le SNES ( en compagnie du SNEP, du SNES-SUP, du SNUEP, du SNUipp et du SNETAP, tous syndicats de la FSU ) avait déjà lancé une pétition ( petition@moratoireclesc2i.org ) demandant la poursuite d’un moratoire pendant… Savoir plus >

« La professionnalisation des masters conduisant aux métiers de l’enseignement au coeur de l’action des ministres »?

C’est en tout cas ( face au mécontentement suscité par la première année de la ‘’mise en place’’ de la réforme entreprise ) ce que dit leur communiqué de presse du 23 mai, qui précise que « Luc Chatel a salué le travail mené conjointement par l’université de Cergy-Pontoise-en –Yvelines, l’université de Versailles Saint-Quentin et le rectorat de l’Académie de Versailles pour élaborer un dispositif de masters en alternance qui réponde à la demande qu’il avait formulée de plus grande professionnalisation du contenu de la formation, en augmentant notamment les périodes de stages dans les écoles et les établissements scolaires ». Mais c’est une toute autre partition qui est prévue pour la rentrée 2011 si on en juge notamment par le texte rendu public ce même 23 mai sur le site du ministère ( intitulé : « Les nouvelles conditions de recrutement des personnels enseignants et d’éducation » ). On comprend mieux alors les réactions des principaux syndicats enseignants, aussi bien ceux qui sont proches l’un de l’autre sur les points fondamentaux d’une réforme radicale de la formation des enseignants à entreprendre ( le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNUipp-FSU ) que ceux qui en sont foncièrement éloignés ( le SNES… Savoir plus >

Mastérisation: convergences syndicales dans le primaire?

Si l’on en juge par leurs prises de position publiques, le SE-Unsa, le Sgen-Cfdt et le SNUipp-FSU ont fait un accueil foncièrement positif au rapport ‘’Jolion’’ sur la mastérisation, alors même que les syndicats du secondaire appartenant à la FSU ( notamment le SNES ) ont fait bande à part. Quelques extrait significatifs. Le SE-Unsa ( article du 20 avril ) : « Jean-Michel Jolion pointe la place du concours qui rend difficile une vraie alternance, un cahier des charges de plus en plus intenable pour les étudiants dans le cadre d’un master, un concours de plus en plus inadapté car les contenus ne tiennent absolument pas compte de l’articulation nécessaire avec le master. Il s’insurge contre la non prise en compte de l’activité professionnelle en cours de formation et s’étonne que la discipline reste le point d’entrée principal pour l’ensemble des épreuves […] . Voilà donc un nouveau rapport qui apporte de l’eau au moulin du SE-Unsa qui revendique la réécriture des décrets sur la mastérisation afin d’aboutir […] à une formation professionnelle digne de ce nom ». Le Sgen-Cfdt ( communiqué du 15 avril ) : « Le Sgen-Cfdt se félicite de voir ses analyses et revendications confortées… Savoir plus >

Concours: vers un moratoire pour le CLES et le C2i?

Concours d’enseignants : le CLES et le C2i sont sources d’inégalités ! Nous demandons un moratoire Signer la pétition –   Voir les signataires Contact: petition@moratoireclesc2i.org Aujourd’hui, le niveau de qualification exigé pour être recruté comme enseignant est le master. Le contenu de celui-ci doit intégrer, outre des connaissances scientifiques et professionnalisantes concernant l’exercice d’un métier d’enseignant, des exigences concernant la maîtrise des Langues Vivantes et celle des TICE. Le Master doit donc reconnaître une qualification des titulaires de ce diplôme en ces domaines. Contre de nombreux avis, le gouvernement a fait le choix d’imposer les certifications supplémentaires du CLES et du C2i pour valider les concours de recrutement (CRPE, CAPES, CAPEPS, CAPET, CAPLP, et CPE). Cette mesure est source de grandes inégalités entre les candidats : ces certifications, qui ne sont organisées que dans certaines universités, demandent des formations spécifiques qui ne sont pas actuellement dispensées par toutes les universités en licence ou en Master. Elles sont soumises à des droits d’inscription laissés à la libre décision (ou à la discrétion) de chaque université, et exigent donc des étudiants des dépenses qui ne sont pas accessibles à tous et aggravent ainsi les inégalités sociales. Cette mesure alourdit encore la charge… Savoir plus >

Capes de Lettres classiques : l’inquiétude

Parmi la grande famille des disciplines d’enseignement dans l’inquiétude pour ce qui concerne les concours de recrutement et la formation professionnelle des professeurs , je prends encore la plus ancienne ( celle de Lettres classsiques ) et pour la cinquième fois ( cf mes billets du 9 février, 10 mars, 4 avril et 15 juillet 2010 ) LETTRE OUVERTE DE LA CNARELA À MONSIEUR LE MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE Monsieur Le Ministre, Dans votre communiqué du 16 décembre 2010, vous constatez, malgré l’affirmation d’une satisfaction globale, que dans certaines disciplines, notamment en Mathématiques et en Lettres classiques, le manque de candidats au CAPES est inquiétant. Or nous savons comme vous que, dans l’immédiat, cette pénurie est en grande partie conjoncturelle : les dates de clôture des inscriptions fixées dans un premier temps le 13 juillet 2010, avant la proclamation des résultats de la session 2010, et l’application de la « mastérisation », imposant d’avancer les épreuves écrites au mois de novembre, ont empêché nombre d’étudiants de s’inscrire ou de se présenter aux épreuves. Il n’en reste pas moins que les besoins en enseignants sont réels et que, en particulier en Lettres classiques, nous manquons cruellement de professeurs, aussi bien pour… Savoir plus >

Concours et masters: propositions de l’UNSA-Education

Dans une conférence de presse donnée ce jeudi 3 février, l’UNSA-Education ( la deuxième fédération la plus représentative de l’Education nationale après la FSU ) a livré des propositions circonstanciées pour ce qui concerne les masters et les concours de recrutement des enseignants  dans le cadre de « la reconstruction d’une authentique formation professionnelle », visant notamment «  à la formation des enseignants tout au long de leur vie professionnelle ». Décidément, après les déclarations de Nicolas Sarkozy du 19 janvier affirmant qu’il fallait remettre « sur le chantier les éléments de formation des enseignants » et les évocations ministérielles de la mise en place de ‘’masters polyvalents’’ et de ‘’masters en alternance’’ ( cf mes billets précédents ), des propositions syndicales arrivent à point nommé. Le 2 février, Sébastien Sihr, au nom du SNUipp ( le syndicat le plus représentatif du primaire ) a écrit au ministre Luc Chatel en lui faisant cinq propositions à propos de la formation des enseignants du primaire (  et notamment que « le contenu des masters dispensés sur tout le territoire bénéficie d’un réel cadrage national intégrant les besoins professionnels du métier de professeur des écoles : ils doivent articuler les dimensions disciplinaires,… Savoir plus >

Vers des masters  »polyvalents »?

Le « plan sciences et technologies à l’Ecole » que vient de présenter Luc Chatel semble le confirmer si l’on tire toutes les conséquences de deux de ses préconisations. On se souvient ( cf mon billet précédent ) que lors de ses vœux « au monde de la connaissance », Nicolas Sarkozy ( en improvisant ) avait oublié de parler de la mise en place envisagée de « masters en alternance » et de « masters polyvalents » ; oubli immédiatement réparé par son entourage et par le ministre de l’Education nationale lui-même. Et il semble bien qu’il soit envisagé réellement d’aller dans cette direction, si l’on va jusqu’au bout de la logique de deux préconisations annoncées ( et ce n’est sans doute pas un hasard ) dans le « plan sciences et technologies à l’Ecole ». En premier lieu, celle qui a trait à une modification sensible du concours de recrutement des professeurs des écoles. Après avoir souligné que les trois quarts des professeurs des écoles ont suivi un cursus universitaire en sciences humaines et sociales ( un choix qui ne risque guère de changer, pour l’essentiel, dans un avenir proche ), le ministre Luc Chatel a annoncé qu’il… Savoir plus >

Formation des enseignants: les incertitudes s’accumulent

Et ce n’est pas la dernière déclaration de Nicolas Sarkozy (  foncièrement improvisée, comme l’a déjà souligné la journaliste du ‘’Monde’’ Maryline Baumard ), suivie de celle de Luc Chatel  qui peuvent les dissiper, bien au contraire. Depuis le démantèlement de l’ancien système de formation, on se trouve constamment dans l’improvisation et les propositions ( voire les décisions ) au coup par coup ; et on cherche vainement quel est le dessein d’ensemble alternatif en la matière ( qui, il est vrai, n’a nullement été – et pour cause –  au fondement de la suppression de l’ancien dispositif , une décision prise foncièrement pour des raisons d’économie de postes budgétaires matinées d’’’idéologie’’ sans que l’on se soit vraiment préoccupé de savoir où l’on voulait aller ). C’est ce qu’on appelle ‘’réformer’’ ! On avait déjà vu en avril dernier, lors des Etats généraux sur les violences scolaires, le ministre de l’Education nationale Luc Chatel annoncer de façon impromptue la nécessité de mettre en place deux nouveaux  modules de formation pour tous les futurs enseignants ( l’un de ‘’gestion des conflits’’ et l’autre de ‘’tenue de la classe’’ ) alors même que le démantèlement de leur formation professionnelle était en marche… Savoir plus >

CAPES 2010: un taux d’admission en hausse

On aurait pu s’attendre à ce que le pourcentage des admis en 2010 baisse par rapport à celui du CAPES 2009 en raison de la réduction des postes mis au concours; mais ( toutes discipline confondues ) cela a été le contraire en raison d’une baisse plus importante encore ( proportionnellement ) du nombre des candidats qui se sont présentés au concours. Le nombre de présents au concours du Capes ( pour l’ensemble des disciplines du second degré ‘’général’’ ) est passé de 25021 en 2009 à 22045 en 2010, tandis que le nombre de postes mis au concours passait de 5095 à 5003. Le taux de reçus a donc augmenté, passant de 20,3% en 2009 à 22,7% en 2010. La diminution du nombre de présents au concours a été très sensible dans quelques disciplines importantes quantitativement. Ainsi, on est passé de 4028 présents en Histoire-géographie au CAPES de 2009 à 3484 à celui de 2010, de 3015 à 2648 en Lettres modernes, de 3219 à 2771 en mathématiques. Et l’inquiétude grandit pour un recrutement de qualité dans certaines disciplines jugées fondamentales au sein de notre enseignement secondaire, en particulier les mathématiques. Ainsi Didier Massenard, dans un récent article paru… Savoir plus >

Les  »masters d’enseignement » sont-ils voués à disparaître?

C’est ce que pense l’association ‘’Reconstruire l’Ecole’’ qui a envoyé le 5 novembre une « Lettre ouverte aux sénateurs » pour les alerter. Et elle ne manque pas d’arguments. Les décrets d’août 2009 ne mentionnent jamais le « master professionnel » ( cette restriction éventuelle serait d’ailleurs, selon toute vraisemblance, jugée contraire au règlement de la fonction publique ou aux traités européens si le Conseil d’Etat devait en être saisi ). En tout état de cause, le seul diplôme exigible des lauréats aux concours d’enseignement est donc en réalité – souligne l’Association – «  un master, n’importe quel master y compris les masters-recherche ou d’autres masters professionnels ». Comme la réforme en cours s’est faite dans la précipitation, une certaine confusion règne, et ce qui va se passer n’apparaît pas clairement à l’esprit de chacun. Mais l’Association met en garde, cela ne va pas durer : « Le master d’enseignement est un piège terrible auquel les étudiants voudront échapper. En cas d’échec au concours – ce qui sera forcément les cas pour 80 oui 90% d’entre eux – les titulaires d’un tel master seront en possession, après deux années d’études post-licence, d’un diplôme sans valeur  […] Il faut donc s’attendre… Savoir plus >