Le blog de Claude Lelievre

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Deux politiques à propos du  »noeud gordien »

Un ouvrage paru en septembre chez Magnard ( ‘’Faut-il plus de compétition à la Fac ?’’ ) donne l’occasion de comparer les réponses de deux jeunes politiques prometteurs : celles de Benoist Apparu ( 40 ans, UMP ; actuellement secrétaire d’Etat chargé au logement, mais qui a été aussi rapporteur de la loi sur l’autonomie des universités ) et Bruno Julliard ( 28 ans, ancien président de l’Unef, actuellement adjoint au maire de Paris chargé de la Jeunesse et secrétaire national à l’Education au Parti socialiste ).     Benoist Apparu    » L’urgence, c’est de permettre aux bacheliers technologiques de poursuivre dans le supérieur avec de vraies chances de réussite, c’est-à-dire de rejoindre les IUT qui sont faits pour eux. On pourrait même imaginer de créer des classes préparatoires de deux mois pendant l’été […]. Si l’on développe une politique de quotas des bacheliers technologiques dans les IUT, cela signifie qu’il faudra ouvrir de nouvelles places et surtout que plus de bacheliers généraux seront accueillis dans les premiers cycles classiques de l’université. Il faudra donc, parallèlement à ces quotas, rénover en profondeur l’entrée à l’université pour encourager les bacheliers généraux à choisir les premiers cycles universitaires. Pour ce faire, je crois indispensable d’intégrer… Savoir plus >

Le noeud gordien de l’entrée dans le supérieur

Quelques effets du paradoxe de la sélection dans l’enseignement supérieur   Il n’y a pas de sélection pour l’entrée à l’Université. Mais il y en a une ( sur dossiers ) pour accéder non seulement aux classes préparatoires aux grandes écoles, mais aussi pour entrer en IUT ou en STS. On voit le paradoxe : les filières courtes de l’enseignement supérieur ont une entrée sélective ( sur dossiers ), alors que les filières de l’Université ( en principe longues ) n’en ont pas. C’est pourquoi le résultat des entrées dans l’enseignement supérieur est finalement pour le moins baroque, sinon chaotique ou pervers. C’est ainsi que 20% des nouveaux bacheliers de 2006 de l’enseignement général se sont dirigés vers des filières courtes ( 8% dans des sections de techniciens supérieurs et 12% dans des Instituts universitaires de technologie ), en principe destinés aux bacheliers d’enseignements technologiques ( et ils occupent ainsi les deux tiers des places offertes en IUT, qui deviennent de fait des établissements foncièrement sélectifs, difficiles d’accès aux titulaires d’un bac technologique ). A l’inverse, même si une courte majorité des titulaires d’un baccalauréat technologique en 2006 se sont bien dirigés vers des filières courtes ( 42% en sections de techniciens supérieurs et… Savoir plus >