Le blog de Claude Lelievre

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« Laïcité et fonction publique »

C’est le titre de la synthèse des travaux menés par une commission présidée par Emile Zuccarelli (ancien ministre de la Fonction publique ), qui a été publiée il y a une dizaine de jours. Cette « synthèse » mérite d’être connue en ces temps quelque peu troublés car elle a été rendue sans retard (ce qui est plutôt rare pour une commission de cette nature, et le signe qu’une certaine sérénité a sans doute prévalu). D’autant que la commission n’a pas hésité à faire un certain nombre de préconisations précises dont on peut espérer qu’elles pourront être suivies d’effets. Comme le rappelle le texte de synthèse, « cette commission a été formée par le ministre de la Fonction publique pour apporter des réponses concrètes aux interrogations des agents publics. Le ministre avait en effet constaté, lors de ses déplacements, que ce n’était pas tant l’affirmation du principe de laïcité que son application au quotidien qui pouvait soulever de réelles difficultés ». La commission n’a pas été avare de « recommandations », puisqu’elles sont au nombre de vingt. Même si elles ont toutes manifestement un intérêt , il ne saurait être question de rendre compte ici de toutes. On en choisira seulement trois, à prendre comme une… Savoir plus >

Qui a dit? Et quand? Voyage dans le temps de  »l’autonomie »

1) Chaque parcelle des connaissances humaines tend naturellement à pénétrer dans l’enseignement , chaque spécialité – et avec raison- se trouve avoir des défenseurs. On finit ainsi par donner l’hospitalité à toute demande nouvelle dans les programmes. De la d’énormes compilations encyclopédiques, qui sont un peu comme les professions de foi électorales de l’enseignement secondaire; et l’enseignement secondaire ne tient pas et ne peut pas tenir toutes les promesses qu’il a faites » 2) « L’élève du secondaire passe à travers les classes comme un voyageur qui force les étapes pour arriver le plus vite au but. Et le professeur du secondaire est tellement habitué à être une sorte de bureaucrate qui a des heures fixes de travail en dehors desquelles il ne doit rien, que si on lui demande quelque chose en dehors de ce qui est strictement prescrit, il se croit lésé » 3) « Les jours où les professeurs auront appris à se considérer comme les membres d’une sorte de petite cité enseignante, ils cesseront d’être ce qu’ils sont trop souvent aujourd’hui, c’est à dire des fonctionnaires de passage. Aujourd’hui, ils sont les serviteurs dévoués de l’Etat ; mais ils ne se sentent pas attachés à leur établissement. Sous le nouveau régime… Savoir plus >

Les décrets de 1950 sur les maxima de service des professeurs

Les décrets du 25 mai 1950 fixent les maxima de service des professeurs pour le second degré et l’éducation physique ainsi que pour les enseignements professionnels. Ces décrets sont des ‘’Règlements d’administration publique’’, ce qui est à l’époque le degré le plus élevé du décret et implique qu’ils aient été approuvés obligatoirement par le Conseil d’Etat. Ces maxima sont des maxima de ‘’services hebdomadaires’’. Il s’agit ( sauf exception ) d’un service exclusivement d’enseignement ( quoique le terme ne soit pas employé : on parle de ‘’service hebdomadaire’’, et les réductions/majorations sont fondées essentiellement sur les effectifs ou ‘’niveaux’’ des classes ). Et il s’agit bien d’un ‘’service hebdomadaire’’ : le nombre de semaines correspondantes n’est pas indiqué. Dans la pratique, la durée de l’année scolaire est fixée par arrêté du ministre ( la loi d’orientation Jospin de 1989 indique 36 semaines minimum ), même si certaines activités débordent parfois ( la tenue du baccalauréat, notamment ). Dans le second degré, les maxima de service sont fixés à 15 H pour les agrégés, 18 H pour les non agrégés et 20 pour les professeurs d’art. Il y a obligation de compléter le service éventuellement dans d’autres établissements, voire en enseignant… Savoir plus >