Le blog de Claude Lelievre

supérieur

Un nouveau mystère féminin?

Après avoir longtemps stagné autour de 4,5%, le taux de jeunes filles parmi les élèves d’écoles d’ingénieurs s’est mis à monter de façon continue à partir de 1968-1969 pour atteindre environ les 24,5% en 2003-2004. Mais c’est, désormais, à nouveau la stagnation… Il y a d’abord eu une montée assez rapide puisque l’on est passé du taux de 4,5% à celui de 11% de 1968 à 1978 ( + 7,5% en dix ans ) ; cette montée s’est encore accélérée ensuite de 1978 à 1988 puisque l’on passe alors de 11% de jeunes filles parmi les élèves d’école d’ingénieurs en 1978 à 21% en 1988 ( + 10% en dix ans ) ; puis la progression de ce taux s’est ralenti très sensiblement pour n’atteindre que 24,5% en 2003 ( + 3,5% en quinze ans ). Et, depuis, c’est la stagnation ; voire un léger effritement. Qui est capable de percer ce mystère ‘’féminin’’, qui ne semble d’ailleurs pas émouvoir grand monde ? Une étude sur les ingénieurs de moins de trente ans réalisée par le cabinet de conseil Global Contact pour Orange, avec notamment les statistiques du Conseil national des ingénieurs scientifiques de France ( CNISF ) et des… Savoir plus >

CAPES de Lettres classiques ( suite )

A la suite du vote d’une motion par le jury du CAPES de Lettres classiques contre les nouvelles modalités du concours, sa vice-présidente a fait l’objet d’un rappel à l’ordre par le ministère de l’Education nationale au nom même de l’une des nouvelles épreuves du CAPES ( » Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable  » ). Le jury du Capes de Lettres classiques a adopté le 31 janvier une motion ( 29 pour, 1 abstention, 6 non-participations au vote ) dans laquelle il a notamment déclaré que  » le jury ne peut accepter de voir les deux épreuves actuelles de version ( latine et grecque ) fondues en une seule épreuve ‘’fourre-tout’’, dont personne ne peut raisonnablement prétendre qu’elle permettra de vérifier conjointement les aptitudes du candidat en version latine, en version grecque et en explication de texte latin ou grec. La solution adoptée pour maintenir le grec et le latin à l’écrit étant à la fois peu sérieuse et d’une invraisemblable complication, le jury demande instamment, au nom de la sauvegarde des humanités, la restauration de trois épreuves écrites et de trois épreuves orales pour le Capes externe de Lettres classiques « .   La  » Coordination nationale des associations régionales… Savoir plus >

La fraude aux examens universitaires

Plus de 4400 fraudes aux examens de juin 2009 ont été dûment enregistrés en Grande Bretagne  contre 4100 en 2008, selon le « Dayly Mirror » du 3 février. En France, seulement  quelque 200 à 220 cas du même genre ont été recensés annuellement par le ministère de l’Education nationale ces cinq dernières années. Le « Daily Mirror »  prend soin de préciser que le nombre de ces fraudes recensées en Grande Bretagne – vingt fois plus élevé qu’en France – ne concerne que 0,03 % des examens passés par les étudiants britanniques. Mais il n’y a pas lieu de s’en réjouir trop vite pour autant, si on a clairement à l’esprit certaines pages du rapport de l’Inspection générale sur « L’évaluation des étudiants à l’université : point aveugle ou point d’appui ? » qui a été remis à la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse en juillet 2007. Ce rapport indique noir sur blanc que « la mission d’inspection a constaté un écart important de perception du phénomène selon qu’elle interrogeait les professeurs et personnels administratifs ( qui la minimisaient ) ou les étudiants ( qui en faisaient une évocation inquiétante ) pour ce qui… Savoir plus >

Un effort sans précédent pour le Supérieur?

C’est en tout cas ce qu’a prétendu Nicolas Sarkozy en présentant le ‘’Grand Emprunt’’ ( 11 milliards d’euros pour l’enseignement supérieur ). Si l’on peut souscrire sans trop de peine à cette affirmation pour ce qui concerne les modalités et les finalités concentrées de cet effort, il n’en va pas du tout de même s’il s’agit d’apprécier l’intensité de l’effort  financier lui-même. Car iI y a au moins un précédent qui le dépasse, et de loin ; à savoir celui qui a été fait lors de la période gaullienne. De 1958 à 1968, le nombre d’étudiants a été multiplié par deux et demi. Le budget a fait plus que suivre, puisqu’il a été multiplié par quatre, en dix ans. En francs constants, si on prend pour repère l’indice 100 en 1957, la dépense par étudiant croît jusqu’à l’indice 234 en 1967, pour retomber ensuite à 189 en 1972 – sous Gorges Pompidou  – puis à 158 en 1977 -sous Valéry Giscard d’Estaing. Pour en savoir plus, lire ( ou relire ) « la note sur l’évolution de l’effort financier public en faveur de l’Education sous la présidence du Général De Gaulle », écrite par l’économiste Jean-Claude Eicher pour le colloque de… Savoir plus >

Un développement démenti de l’EPS dans le Supérieur?

Fin octobre, le SNEP a adressé à la ministre de l’enseignement supérieur une lettre pour s’inquiéter du décalage entre une politique de développement affirmée et les moyens envisagés.   Le rapport paru le 20 mai 2009 sur « Le développement du sport à l’université » rédigé par le professeur Gérard Auneau et le sportif Stéphane Diagana a mis l’accent ( p.123 ) sur le fait que le « rapport Fabre, commandé par Lionel Jospin, alors ministre de l’Education nationale, n’avait jamais connu de suite », tout en considérant que le contexte actuel « semble différent : la volonté politique de trois ministres [ Valérie Pécresse, Roselyne Bachelot et Bernard Laporte ] s’est matérialisée, se confirme et se traduira par des décisions concrètes ».   Trois mois plus tard, le 15 juillet 2009, Valérie Pécresse ( ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ), lors de son intervention devant le Conseil national de l’enseignement supérieur s’est prononcée on ne peut plus explicitement : «Je sais que pour réussir, nos étudiants ont besoin non seulement de s’épanouir sur le plan intellectuel, mais également sur le plan personnel. C’est pourquoi je serai particulièrement attentive à cette question au cours de l’année qui s’ouvrira bientôt. Deux questions me tiennent à cœur…. Savoir plus >