Le blog de Claude Lelievre

Archives de mots clés: concours

Le traitement inégal des nouveaux enseignants

La circulaire de cadrage de leur ‘’accueil’’ ( parue au BO le premier avril ! ) permet en effet des mesures à géométrie variable sur le territoire national. Et cela commence à se traduire ( et à se voir ) sur le ‘’terrain’’. On peut d’abord noter que cette circulaire portant sur le « dispositif d’accueil, d’accompagnement et de formation des enseignants stagiaires des premier et second degrés et des personnels d’éducation stagiaires » ( adressée aux recteurs et aux inspecteurs d’académie ) revêt selon – une expression qui figure dans le texte même – un caractère « souple » car son application peut être variable en fonction ( explicitement ) des moyens et des possibilités pouvant exister dans chaque académie ou département. La circulaire ne manque pas – loin s’en faut ! – d’expressions non contraignantes. « Déclinées selon les académies et les départements ». « Sauf situations particulières que vous apprécierez ». « Autant se faire que peut ».« En fonction des personnels ressources dont vous disposerez ». On appréciera tout particulièrement la réitération, dans cette circulaire, de la formule « dans toute la mesure du possible » : « Dans toute la mesure du possible, l’emploi du… Savoir plus >

Des tuteurs très exposés et incertains

La réforme ‘’mastérisée’’ de la formation professionnelle va avoir pour effet à la rentrée prochaine de devoir compter essentiellement sur le suivi de ‘’tuteurs’’ lors de la première année de l’entrée en fonction des nouveaux enseignants ( du moins dans le secondaire, car dans le primaire il est possible de s’appuyer sur des dispositifs issus des IUFM, et notamment sur les maîtres formateurs confirmés dans leur rôle et leur service ), Or, le moins que l’on puisse dire est que cela va se passer ‘’à géométrie variable’’. Actuellement, les enseignants du secondaire à qui l’on propose de devenir tuteur ne savent toujours pas quel sera précisément leur temps de service, leur rémunération, et a fortiori leur formation. Dans certaines académies, nombre d’enseignants refusent d’être tuteur, soit par incertitude sur les conditions d’exercice, soit par refus de ‘’cautionner’’ la réforme. L’Apmep ( association de professeurs de mathématiques ) paraît se prononcer dans ce sens en déclarant que « le nombre d’heures en responsabilité du jeune enseignant est trop élevé et ne lui permet pas de se consacrer à une formation professionnelle digne de ce nom ». D’autres acceptent, parfois en ‘’désespoir de cause’’, notamment pour ne pas laisser leurs futurs collègues… Savoir plus >

Une nouvelle préparation aux concours?

Il serait finalement possible, pour les étudiants détenteurs d’un master et ayant échoué à un concours de recrutement d’enseignants, de s’inscrire une nouvelle fois en préparation au concours. Selon la présidente de la séance du 21 juin de la CNESER concernant la formation des enseignants, ces préparations aux concours, maintenues dans les universités, feraient l’objet d’une prise en compte dans le système d’attribution des moyens SYMPA. Selon le SNESUP, «  cette annonce […] traduit un changement de discours politique d’un ministère qui a dû finir par reconnaître le problème des étudiants reçus au master et collés au concours et qui n’ont aucune possibilité de préparer à nouveau  ce concours à l’université. Et le ministère a dû reconnaître implicitement l’impossibilité de mener de front une formation de master et une préparation au concours ». Devant l’importance potentielle de cette annonce, il a été demandé confirmation à Patrick Hetzel, directeur général de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’insertion professionnelle. Mais il a réservé sa réponse compte tenu de sa portée politique. Dans ces conditions la quasi totalité des organisations syndicales a voté une motion en vue de la suspension des travaux de la CNESER, en attente d’une réponse claire :… Savoir plus >

Concours et mastérisation: qui comprend quelque chose à quoi?

Les textes qui se sont succédé dans la période récente concernant les conditions d’inscription aux concours de recrutement de professeurs ne semblent pas à l’abri d’interprétations divergentes. Sur le site du ministère une « lettre » du ministre annonçant de « nouvelles dates d’inscription » indique que «  sont concernés les étudiants titulaires d’un master ou inscrits dans un cursus universitaire permettant de l’obtenir au plus tard au terme de l’année universitaire 2010-20111 ». http://www.education.gouv.fr/cid51874/concours-enseignants-pour-la-rentree-2011-de-nouvelles-dates-d-inscription.html Mais, apparemment, ce n’est pas ce qui était prévu par les décrets sur les concours : on avait compris, selon ces décrets, que les candidats inscrits en M2 avaient jusqu’à l’année suivant le passage et la réussite au concours pour valider leur M2 ( en, l’occurrence 2011-2012 ) pour être nommés fonctionnaires stagiaires. Le guide du concours pour la session 2011 contient une page sur les conditions spécifiques d’inscription http://www.guide-concours-enseignant-college-lycee.education.gouv.fr/cid51268/concours-externe-du-capes.html#Conditions « Vous devez – est-il écrit – justifier à la date de publication des résultats d’admissibilité d’un master [ ou d’un titre ou diplôme équivalent dont la liste est dûment mentionnée ], ou d’une inscription, à la rentrée universitaire 2010, en dernière année d’étude en vue de l’obtention d’un mater ou d’un titre ou diplôme… Savoir plus >

L’académie des sciences: les concours en fin de M1!

Dans un  » avis  » publié le 28 octobre, l’Académie des sciences vient de se prononcer pour que les épreuves d’admissibilité soient placées en fin de première année de master, à l’instar de la plupart des syndicats concernés.   On se souvient qu’une série de décrets ministériels ont été publiés le 29 juillet disposant que seuls les titulaires ou inscrits en M2 pourraient se présenter aux concours de recrutement des futurs enseignants. Une disposition approuvée certes par trois syndicats : le SNES, le SNALC et l’Autonome-SUP ( très attachés à renforcer les cursus des disciplines académiques ) ; mais condamnée par six autres syndicats : le SGEN, le SE-Unsa, Sup-Recherche-Unsa, le SNUipp, le SnesSup et l’UNEF ( qui ont écrit en commun le 16 octobre au ministre pour lui demander de mettre le concours de recrutement en fin de l’année de Master 1 ). Cf mon billet du 25 octobre :  » Tous ensemble ? « .   Alors qu’il est difficile d’imaginer que l’Académie des science ne se soucierait pas au premier chef du niveau académique des futurs enseignants, elle se prononce pourtant – de fait – sans ambiguïté non pas pour la position des trois premiers syndicats, mais pour celle des six autres. L’Académie observe en effet que… Savoir plus >

Confiance en soi et réussite des filles

Confiance et compétition dans les concours De multiples études montrent que, à réussite scolaire égale, les filles ont une moindre confiance en soi que les garçons, qui sont davantage préparés à la compétition . Or la confiance en soi et l’esprit de compétition se révèlent être un avantage, surtout lors des concours ( dont l’importance est particulièrement grande en France, on le sait ). C’est ce que démontre encore une étude récente à propos du concours d’entrée à HEC. Alors que les candidates ont eu en moyenne de meilleures mentions au bac, et qu’elles sont pratiquement aussi nombreuses à se présenter que les hommes, elles ne constituent pourtant qu’un peu plus de 46% des admises au concours d’entrée à HEC, et un peu moins de 46% des reçues.  Un bémol Mais il faut aussi remarquer que l’écart est en définitive plutôt faible : de l’ordre de 4 points. Surtout, si l’on prend l’exemple retenu, celui de HEC, il faut savoir qu’il y a trente ans, les filles ne représentaient qu’un quart des reçus, et les garçons les trois quarts. En moins d’une génération, on est presque arrivé à la parité, et ce n’est pas fini… Si l’on quitte le terrain des concours… Savoir plus >