Le blog de Claude Lelievre

Archives de mots clés: féminisation

La  »féminisation » du corps enseignant: un problème?

Il est devenu ( dans certains milieux  ) de bon ton de se lamenter sur la ‘’féminisation’’ du corps enseignant qui empêcherait que certains élèves ( notamment nombre de garçons ) puissent avoir les bons repères nécessaires, des figures d’identification ou d’autorité positives et fermes. Mais il y a d’abord lieu de noter que le taux des femmes dans le supérieur reste nettement inférieur à celui des hommes ( 34%.. ) ; et que, s’il l’emporte certes dans le secondaire ( 57% de femmes ), il est loin être largement dominant ( d’autant qu’il est d’ailleurs  assez diversifié et partagé selon les disciplines, avec parfois même une tendance à la baisse ). Si l’on compare à une ‘’génération’’ près ( en rapprochant les statistiques de 2011 de celles de 1988 ), on peut constater que le taux global de féminisation dans le secondaire public n’a presque pas bougé en 22 ans ( 57% de femmes en 2001 contre 55% en 1989 ). Pour les disciplines générales, le taux de femmes est resté le plus faible ( et constant depuis 1989 ) en philosophie : 39%. En langues, il a légèrement augmenté de 1989 à 2011 ( passant de 76% à… Savoir plus >

Le bastion masculin des écoles d’ingénieurs s’effrite

Une note d’information de février provenant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche nous apprend que le nombre des femmes dans les écoles d’ingénieurs a quasiment triplé en 20 ans ( de 1988 à 2008 ) passant de 10200 à plus de 29000, tandis que dans le même temps l’effectif total d’inscrits dans ces écoles a simplement un peu plus que doublé ( passant de 52000 à 108000 ). « Globalement, la population masculine inscrite dans une formation d’ingénieurs a progressé à un rythme de 3,2% en moyenne, tandis que la population féminine a cru à un rythme moyen de 5,4% ». L’évolution annuelle entre 1988 et 2008 du nombre de femmes a toujours été supérieure à celle des hommes ( à deux exceptions près : en 1988 et 1997 ). On assiste donc à une ‘’grignotage’’ lent mais continu de ce qui reste encore un ‘’bastion masculin’’ ( contrairement aux facultés de droit ou de médecine,  et davantage encore à l’Ecole de la magistrature, qui étaient autrefois aussi des ‘’bastions masculins’’ mais où désormais les femmes sont largement majoritaires ). Ce ‘’grignotage’’ lent mais continu ( et qui semble désormais quasi inexorable ) a commencé dans les… Savoir plus >