Le blog de Claude Lelievre

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Un développement démenti de l’EPS dans le Supérieur?

Fin octobre, le SNEP a adressé à la ministre de l’enseignement supérieur une lettre pour s’inquiéter du décalage entre une politique de développement affirmée et les moyens envisagés.   Le rapport paru le 20 mai 2009 sur « Le développement du sport à l’université » rédigé par le professeur Gérard Auneau et le sportif Stéphane Diagana a mis l’accent ( p.123 ) sur le fait que le « rapport Fabre, commandé par Lionel Jospin, alors ministre de l’Education nationale, n’avait jamais connu de suite », tout en considérant que le contexte actuel « semble différent : la volonté politique de trois ministres [ Valérie Pécresse, Roselyne Bachelot et Bernard Laporte ] s’est matérialisée, se confirme et se traduira par des décisions concrètes ».   Trois mois plus tard, le 15 juillet 2009, Valérie Pécresse ( ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ), lors de son intervention devant le Conseil national de l’enseignement supérieur s’est prononcée on ne peut plus explicitement : «Je sais que pour réussir, nos étudiants ont besoin non seulement de s’épanouir sur le plan intellectuel, mais également sur le plan personnel. C’est pourquoi je serai particulièrement attentive à cette question au cours de l’année qui s’ouvrira bientôt. Deux questions me tiennent à cœur…. Savoir plus >

Les bacs professionnels et l’entrée dans le supérieur

A l’origine, ces bacs ne sont pas conçus pour assurer une promotion sociale   Le 28 mai 1985, le ministre de l’Education nationale Jean-Pierre Chevènement précise que les  » baccalauréats professionnels  » sont créés afin de répondre en premier lieu aux besoins de modernisation du pays ( dans le cadre d’une concurrence internationale accrue ) en formant   des ouvriers de plus en plus qualifiés   » souvent au niveau du baccalauréat, quelquefois à un niveau supérieur encore « . L’objectif premier de cette création n’est donc pas de l’ordre de la promotion sociale. Le 8 octobre 1985, le ministre précise qu’il s’agit  » d’offrir, à l’issue de la classe de troisième, trois voies d’égale dignité  » : la voie générale, dans laquelle  » peuvent s’engager ceux qui ont les capacités de poursuivre des études aux niveaux les plus élevés de l’Université  » ; la voie technologique,  »  qui conduira la majorité des jeunes qui s’y engagent vers un niveau de technicien supérieur  » ; et la « voie  professionnelle, qui assure, après l’obtention d’une qualification de niveau V, une possibilité de poursuivre la formation jusqu’au niveau du baccalauréat et même vers un niveau plus élevé « . Il y a donc l’affirmation ( symbolique ) par le titre même de ‘’baccalauréat’’ d’une égalité de dignité, mais… Savoir plus >