Un emploi avec YouTube

Posted by community-management-dans-l-enseignement-superieur on mai 7th, 2012 under Ecole de commerce, Facebook, IAE, Twitter, Université, YouTube Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , ,  •  Commentaires fermés

Vous vous souvenez peut-être de Sophie qui utilise Twitter pour se faire connaitre dans le milieu de l’aviation ? Cette semaine c’est Anne-Sophie que je rencontre pour vous parler de sa démarche de recherche d’emploi via YouTube. En effet Anne-Sophie recherche un emploi dans l’événementiel, et vient de lancer son CV sous format vidéo en parodiant la fameuse série sur Canal+ : «Bref». Diplômée de l’EM Strasbourg, elle est confrontée au même problème que beaucoup de jeunes : la saturation du marché de l’emploi.

Ce n’est un secret pour personne, trouver un emploi aujourd’hui se révèle être un réel parcours du combattant.

Aujourd’hui les jeunes diplômés doivent montrer qu’ils sont capable de réinventer le marché, que leurs diplômes n’est plus un passeport pour l’emploi mais un minimum requis.

Bonjour Anne-Sophie, alors pour commencer, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Anne-Sophie, j’ai 24 ans, je suis en recherche d’emploi depuis le mois d’octobre, après avoir obtenu mon dernier diplôme : master grande école en spécialité marketing.

Passionnée par la communication événementielle, la culture et la musique, j’ai pour ambition de travailler au sein de ce secteur.

Quels sont les obstacles que tu as rencontré ?

Le secteur qui m’attire, la communication évènementielle, propose beaucoup de stages mais peu de contrats à long terme. La demande étant supérieure à l’offre, il est très difficile de se faire une place dans ce milieu surtout quand on est jeune diplômée. En effet, les recruteurs demandent souvent un minimum d’expérience (entre 5 et 7 ans).

Comment es-tu arrivée à cette idée de faire une video pour trouver un emploi ?

Après avoir enchaîné les réponses négatives et les non-réponses, j’ai pensé qu’il fallait se distinguer en fournissant autre chose qu’un CV papier. Le CV vidéo est pour moi un outil « nouvelle génération » en phase avec l’ère du digital. Aussi, il représente un outil de plus en plus prisé par les recruteurs qui reçoivent des CV papiers en masse.

Quelles sont les premières répercussions ?

Enormément de retours positifs de la part des internautes, quelques propositions d’emploi mais encore actuellement aucun contrat en poche.

Comment as-tu réussi à faire parler autant de toi en si peu de temps ?

Grâce à internet qui m’a permis d’accroître ma visibilité en très peu de jours. J’ai tout d’abord diffusé ma vidéo sur Youtube puis je l’ai partagée sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Viadeo, Linkedin). Tout est allé très vite et j’en suis la première surprise : plus de 11 000 vues en moins d’une semaine.

D’après toi une démarche comme celle-ci est-elle essentielle aujourd’hui ?

Je ne pense pas que ce soit un passage obligatoire pour travailler dans la communication et fort heureusement ! Libre à chacun de montrer sa motivation et ses compétences comme il l’entend, l’essentiel est d’être authentique.

Néanmoins, le CV vidéo permet de se différencier des autres candidats et d’apporter son originalité et sa créativité.

Un bien bel exemple d’utilisation de YouTube pour trouver un emploi. La vidéo compte aujourd’hui plus de 330 000 vues, quand même !

Merci Anne-Sophie pour tes réponses à mes question et bonne chance à toi.

Le directeur de France Business School est…

Posted by community-management-dans-l-enseignement-superieur on avril 24th, 2012 under Ecole de commerce, Twitter Tags: , , , , , , , , ,  •  Commentaires fermés

Avec les réseaux sociaux pas toujours évident de garder des informations secrètes très longtemps… C’est d’ailleurs sur Twitter que j’ai eu vent du nom du très probable futur directeur de la France Business School.

Pour rappel, la « France Business School » c’est le fruit de la fusion des 5 écoles de commerce que sont l’ESC Amiens-Pircardie, l’ESC Bretagne-Brest, l’ESC Clermont, l’ESC Pau et l’ESCEM (Tours-Poitiers). L’annonce officielle est prévue pour le 22 mai prochain, lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion.

Le nom qui circule est celui de l’ancien directeur de l’EM Lyon, Patrick Molle. L’annonce de son départ de l’EM Lyon faisait suite a un vote organisé par le collège des professeurs qui remettait en cause sa stratégie. Cependant, il affirmait il y a un an que ce n’était pas la cause de son départ.

Attendons encore un peu pour confirmer cette information, mais si elle se révèle être vraie, merci Twitter ;-)

Des groupes Facebook pour les établissements scolaires

Posted by community-management-dans-l-enseignement-superieur on avril 13th, 2012 under Ecole de commerce, Facebook, IAE, Université Tags: , , , , , , , , , , , , , ,  •  2 Comments

Mark Zuckerberg n’a pas oublié les origines de son réseau social. En effet, au temps de « The Facebook », le réseau social était développé pour les universités américaines. C’est donc un grand retour aux sources !

Comment ça marche ? Il s’agit du même principe que les groupes classiques que l’on trouve sur le réseau social, avec de nouvelles fonctionnalités adaptées aux besoins des étudiants.

Le but est avant tout d’améliorer les échanges que peuvent avoir des étudiants d’une même école/université, d’une promotion, d’une association ou bien même d’un groupe de travail. Chaque entité en lien avec l’établissement disposera d’un espace dédié sur le groupe. Chaque groupe va avoir besoin d’un administrateur (une nouvelle mission pour le community manager ;-) ). Il proposera aux membres une liste des groupes liés à l’institution. On retrouve les types de groupes classiques : ouvert, fermé ou bien secret.

Le gros plus que va proposer ces fameux groupes, va être la possibilité d’échanger des fichiers. Taille limitée à 25 Mo, Facebook n’a pas prévu de devenir une plateforme d’échanges de films ;-) Les étudiants pourront alors échanger des documents, des cours, des emplois du temps, des informations sur les prochaines opération de leur association, etc.

Afin d’éviter que les groupes deviennent le nouveau terrain de jeu des annonceurs sauvages, il faudra fournir votre adresse mail de l’établissement. C’est exactement le même principe que les « Networks » qui existaient au tout début de Facebook.

La stratégie est de vraiment développer ce projet par la suite, l’un des portes-parole du réseau social rappel que les étudiants sont les utilisateurs les plus actifs de Facebook.

Pour débuter seules quelques grandes universités américaines (100 universités) ont le privilège de pouvoir dès aujourd’hui utiliser ces groupes. Facebook confirme que les groupes seront ouverts au monde entier dans quelques jours.

Une très mauvaise nouvelle pour les réseaux sociaux privés ciblant les écoles et les universités qui se développent actuellement… Une très bonne nouvelle pour les annonceurs qui voudront utiliser les publicités Facebook en ciblant encore mieux les étudiants.

On peut se poser la question de l’intérêt de ces groupes, puisque les établissements disposent tous d’intranet et de sites à ces effets. La réponse est simple, les étudiants sont sur Facebook quotidiennement, ce qui est loin d’être le cas de leur présence sur les plateformes de leurs établissements. A l’EM Strasbourg j’avais constaté que en publiant une news sur Facebook, je pouvais toucher plus du double des étudiants que par un message sur le site officiel.

Reste à savoir quand est-ce que le bulldozer Facebook s’attaquera aux réseaux sociaux d’entreprises. Une chose est sure, Facebook est encore très loin de s’arrêter de croître.

Community Manager d’une Business School (Vidéo)

Posted by community-management-dans-l-enseignement-superieur on mars 26th, 2012 under Ecole de commerce, Facebook, IAE, Twitter, Université, Viadéo/Linkedin, YouTube Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,  •  Commentaires fermés

Dernièrement j’étais entrain de mettre à jour le site où je centralise mes interviews, articles, vidéos, etc. Et je suis tombé sur une interview réalisée par Jean-Christophe Anna, à l’époque à l’APEC, qui est maintenant consultant en stratégie de recrutement innovant.

Après avoir constaté que j’avais pris un sérieux coup de vieux, j’ai réalisé que les informations étaient toujours intéressantes et pouvaient intéresser les lecteurs de ce blog.

J’étais à ce moment là community manager de l’EM Strasbourg, je présente donc mes missions, les réseaux sociaux utilisés, etc. J’aborde également le sujet des ateliers Twitter dont Sophie nous parlait lors de son interview mais aussi de quelques astuces sur la gestion de son image en ligne.

L’utilisation des groupes Facebook pour échanger avec votre communauté

Posted by community-management-dans-l-enseignement-superieur on mars 19th, 2012 under Ecole de commerce, Facebook, IAE, Université Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,  •  1 Comment

Les FanPages représentent un vrai plus pour votre visibilité c’est indéniable. Cependant Facebook vous offre également un autre outil qui peut s’avérer très pratique pour communiquer avec votre communauté étudiante, ce sont les groupes Facebook.

Pouvoir créer un groupe Facebook c’est offrir à vos étudiants un espace d’échange où vous pourrez communiquer avec eux et recueillir leurs avis. Il y a plusieurs possibilités de paramétrage, si vous souhaitez le faire à l’abris des regards vous avez la possibilité de créer des groupes «secret». C’est le cas par exemple sur cette copie d’écran des paramètres du groupe des Community Managers dans l’enseignement supérieur. Il faut être vigilant au niveau des réglages, et des personnes qui sont invitées à rejoindre le groupe, un journaliste ou une personne extérieure a vite fait de rentrer !

Je vous l’accorde, il n’est pas toujours simple de contrôler l’entrée de la totalité des étudiants, même en validant personne par personne. De toute façon ne nous voilons pas la face, si il y 500 personnes sur un groupe, il y aura forcément des fuites. Cependant ça fera toujours moins de bruit que si vous avez un débat de 400 commentaires sur votre FanPage.

Lors de mon travail à l’EM Strasbourg nous avions mis en place ce type de groupe pour permettre aux étudiants d’échanger avec Michel Kalika, directeur sortant, et Isabelle Barth, nouvelle directrice. Le but était d’éviter les échanges musclés aux yeux de tous sur notre page. Le Bad Buzz sur la page de Skema était encore bien présent dans l’esprit des community managers. Plus récemment c’est BEM et Euromed qui utilisent un groupe fermé pour débattre au sujet de leur fusion à venir. Un bon moyen pour les étudiants d’échanger leurs points de vues dans un lieu où ils peuvent répondre rapidement, plutôt que sur des forums où certains se font un plaisir de mettre de l’huile sur le feu.

Vous avez la possibilité de les laisser échanger entre eux, mais également d’intervenir ou de faire intervenir la direction. Lorsque le directeur vient parler a ses étudiants sur Facebook c’est généralement très bien reçu, c’est montrer que l’on vient vers eux.

Former vos étudiants à Twitter

Posted by community-management-dans-l-enseignement-superieur on mars 12th, 2012 under Ecole de commerce, IAE, Twitter, Université Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,  •  7 Comments

J’écrivais la semaine dernière un article sur l’application Facebook « Jobs For Me » qui permet à vos étudiants de trouver un stage ou un emploi via le célèbre réseau social Facebook, cette semaine c’est à son concurrent Twitter que je vais m’intéresser. Pour cela j’ai rencontré Sophie Figenwald, étudiante en école de commerce qui utilise Twitter de manière professionnelle suite à un atelier organisé dans son école. C’était il y a un an et ça a déjà porté ses fruits.

Bonjour Sophie, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Sophie : Je m’appelle Sophie Figenwald et j’ai 23 ans. Après un bac scientifique, je me suis orientée vers une classe préparatoire et ai intégré en 2009 l’Ecole de Management Strasbourg. Je me suis spécialisée en deuxième année en Marketing stratégique et opérationnel et aujourd’hui, j’effectue ma dernière année de Master en échange Erasmus à l’Université des Sciences Economiques de Bâle en Suisse. J’ai fait le choix d’intégrer une école de commerce pour pouvoir travailler dans le Marketing et plus particulièrement dans le Marketing du transport aérien, secteur d’activité qui me passionne.


Depuis quand utilises-tu twitter ?

Sophie : J’ai créé mon compte @SophieFigenwald en janvier 2011. Je ne connaissais pas Twitter et l’envisageais comme un réseau social semblable à Facebook jusqu’à un atelier de découverte à l’EM Strasbourg, organisé notamment par tes soins Pierre-Gaël et avec comme autres animateurs Thomas Arbib, Alexi Tauzin et Clément Huber. J’y suis allée par simple curiosité et puis finalement, j’ai compris que correctement utilisé, mon profil Twitter pouvait me permettre d’enrichir mon réseau professionnel, de me faire connaître dans le milieu du transport aérien et de pourquoi pas obtenir un stage ou un emploi.

Quelle est ta façon de l’utiliser ?

Sophie : C’est d’abord un outil formidable pour avoir accès à des contenus de qualité (puisqu’on choisit les comptes auxquels on s’abonne). Twitter me permet d’être au courant aussi bien des actualités du transport aérien que des actualités plus générales. En ce qui concerne mon compte, j’ai commencé par relayer des informations et des articles sur les aéroports, les compagnies aériennes et les constructeurs. Puis peu à peu, en suivant des professionnels et des passionnés, je suis rentrée dans une phase de dialogue et d’échange (en continuant bien sûr le partage d’articles). J’ai aussi créé depuis peu un blog et Twitter me permet de partager mon contenu et, via les RT, de faire la connaissance d’autres personnes.


Quelles ont été les répercussions professionnelles ?

Twitter m’a apporté quelques contacts privilégiés avec des professionnels du secteur aérien. J’ai par exemple été contactée par le directeur-fondateur d’agences de notation des compagnies aériennes sur Internet qui cherchait des ambassadeurs en France. Plus récemment, c’est l’équipe Twitter d’Aéroports de Paris qui m’a invitée à visiter les coulisses de Charles-de-Gaulle en compagnie d’autres blogueurs et journalistes « influents » dans le domaine du transport aérien et du voyage sur le web. En apprenant que je venais à Paris, le Directeur du Service de Presse et d’Etudes d’Air France ainsi que l’une des Social Media Managers avec qui je dialogue régulièrement sur Twitter, m’ont proposé d’en profiter pour visiter le siège de la compagnie. J’ai ainsi eu l’occasion d’en apprendre plus sur l’organisation d’un des plus grands aéroports au monde et de découvrir la structure interne d’une compagnie. J’ai aussi rencontré lors de cette journée des cadres dirigeants comme le Directeur de la Communication externe d’Aéroports de Paris ou encore chez Air France, le Directeur Marketing et le PDG. Des expériences et des rencontres inoubliables qui pourront sans aucun doute m’aider dans ma vie professionnelle. Et pour un exemple encore plus récent, j’ai été contactée cette semaine pour une opportunité de stage à Singapour…


D’après toi les écoles/universités devraient-elles plus souvent proposer ce type de formation à des outils comme celui-ci ?

Il est vrai que grâce à l’EM Strasbourg, j’ai été particulièrement sensibilisée aux réseaux sociaux et à leur utilité dans la vie professionnelle. Je ne sais pas où en sont les autres écoles et universités mais je suppose qu’elles incitent aussi leurs étudiants à se constituer un réseau dès leurs études. Aujourd’hui justement, les outils comme Twitter peuvent être de formidables accélérateurs de contacts. J’encourage donc fortement les écoles et universités à former leurs étudiants. C’est un premier pas indispensable pour leur permettre ensuite de gérer au mieux leur e-réputation, d’autant plus qu’on sait que les recruteurs s’intéressent maintenant quasi-systématiquement à la présence des candidats sur le web, voire les recrutent par ce biais-là.

Quels conseils donnerais-tu à des étudiants qui souhaitent eux aussi utiliser Twitter pour trouver un stage ou un emploi ?

Avant d’espérer décrocher un stage ou un emploi, il faut à mon avis « se faire un nom », être reconnu pour la qualité de son compte. Pour cela, j’aurais plusieurs conseils :

Au niveau de votre profil :

  • Mettez votre vrai nom,
  • Ciblez le secteur d’activité dans lequel vous souhaitez décrocher un stage ou un emploi,
  • Soyez clairs et précis dans votre bio en mentionnant que vous êtes étudiant, dans quelle spécialité, vos passions et quel est le secteur d’activité qui vous intéresse,
  • Mettez le lien vers votre CV,
  • Choisissez bien votre photo de profil (idéalement la même que sur le CV pour rester cohérent).

Au niveau du contenu :

  • Commencez par partager des articles et autres informations sur le secteur d’activité que vous avez choisi,
  • Cherchez ensuite et abonnez-vous à des professionnels et passionnés de ce secteur (servez-vous par exemple de la recherche de hashtags ou scrutez les abonnements et abonnés de personnes considérées comme références),
  • Une fois abonné à ces comptes, n’hésitez pas à répondre aux tweets, à retweeter, à donner votre avis pour qu’un dialogue s’instaure,
  • Utilisez votre compte Twitter pour faire votre publicité en partageant vos articles de blog si vous en tenez un, en partageant vos photos si vous avez un compte Flickr par exemple ; partagez tout ce qui fait votre présence professionnelle sur le web et vous différencie des autres,
  • Outre les personnes, n’hésitez pas à suivre les comptes d’entreprises (s’ils existent, attention aux comptes non-officiels) pour être au courant des actualités du secteur et dialoguez avec les Community Managers qui pourraient vous recommander,
  • Participez aux jeux organisés par ces entreprises ; si vous gagnez, ils vous connaîtront et s’ils vous retweetent, votre visibilité sera encore plus grande.

A éviter bien évidemment, la demande directe de stage ou d’emploi, même adressée aux comptes d’entreprise. Au mieux, ils vous renverront vers leur site d’emploi, ce qui ne vous apportera rien (j’ai en tête le cas d’un étudiant qui adressait à la suite des demandes à plusieurs entreprises de secteurs complètement différents…grossière erreur). Il vaut mieux miser sur l’instauration d’un lien privilégié. A ne pas oublier non plus que la reconnaissance de son profil Twitter ne se fait pas en un jour. Tout ceci demande du temps et de l’investissement, particulièrement si on crée tout juste son compte et si le secteur choisi est déjà largement débattu par les tweettos. Mais croyez-moi, on a beaucoup à y gagner !

Merci Sophie pour tes réponses !

Voilà un bel exemple qui montre bien que les étudiants d’aujourd’hui doivent utiliser les réseaux sociaux comme une corde supplémentaire à leur arc. Les institutions de l’enseignement supérieur en prennent de plus en plus conscience et essayent d’intégrer ce type d’atelier. Un atelier qui peut être organisé par votre community manager, c’est d’ailleurs une bonne occasion pour lui de se rapprocher de sa communauté.

Faire recruter vos étudiants sur Facebook

Posted by community-management-dans-l-enseignement-superieur on mars 5th, 2012 under Ecole de commerce, Facebook, IAE, Université Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,  •  1 Comment

Lorsque j’étais community manager de l’EM Strasbourg, je cherchais à valoriser la page Facebook de l’école et à la rendre toujours plus attractive. C’est pourquoi j’avais installé une application nommée : «Jobs For Me».

En simple c’est une application développée spécialement pour les écoles, les universités et les associations d’anciens. Le principe c’est de pouvoir créer gratuitement un espace stage et emploi sécurisé directement sur la FanPage. Les entreprises peuvent déposer des offres et les étudiants/anciens, peuvent venir les consulter.

Aujourd’hui cette application est présente sur de plus en plus de pages, mais plutôt que de faire un descriptif technique, je voulais partager avec vous un échange avec Simon qui est responsable projet et en charge de cette application.

Bonjour Simon, peux-tu nous expliquer un peu comment est née l’idée d’une telle application ?

Simon : Depuis maintenant 4 ans, nous nous spécialisons dans le développement de solutions web de recrutement. Les fondateurs de Work4 Labs sont en effet à l’origine de Multiposting, le leader français de la multi-diffusion d’annonces. Fin 2010, nous avons lancé une grande réflexion sur « comment les entreprises pourraient-elles utiliser Facebook pour dénicher des talents? ». C’est de là que le projet Work4 Labs a démarré. Nous avons d’abord lancé l’application ‘Work for Us’ qui permet à une entreprise de créer un espace carrières sur sa Fan Page. Devant le fort succès rencontré (près de 12 000 entreprises clientes en un peu pus d’un an), nous avons pris conscience du potentiel de Facebook en matière de recrutement. C’est donc assez naturellement que nous nous sommes tournés vers les Fan Pages des écoles qui sont de plus en plus actives sur les réseaux sociaux, sans compter que les étudiants sont sans discussion les utilisateurs les plus assidus de Facebook.

Enfin, il s’agissait d’une très forte demande de nos clients corporate qui souhaitent accroitre les liens avec les écoles et les étudiants.

On entend beaucoup parler des méthodes de recrutement online cette année, ça s’inscrit dans cette tendance ?

Simon : Complètement. L’utilisation du web est aujourd’hui incontournable pour les recruteurs comme pour les candidats et quand on voit la place prise par les réseaux sociaux et Facebook sur la Toile, il semble assez logique de s’y intéresser. Le marché français est encore un peu moins mature que le marché américain concernant l’utilisation des réseaux sociaux pour recruteur mais la tendance s’équilibre largement.

Nous sommes convaincus que Facebook va devenir un outil incontournable pour trouver un stage ou un emploi. Le débat pro / perso est de moins en moins pertinent en ce qui concerne le réseau numéro un. Plus d’une personne sur 2 est sur Facebook et quoi de plus social qu’une recherche d’emploi ?

Il s’agit aujourd’hui d’une application relativement mature, quels sont vos retours, tant du coté institution du supérieur que des entreprises ?

Simon : Nous commençons en effet à récolter les premiers feedbacks puisque plus de 300 écoles et universités ont installé Jobs for Me. En France, on compte déjà une grosse cinquantaine d’écoles et les retours sont vraiment très encourageants. Proposer des jobs sur sa page Facebook permet de créer davantage de lien avec ses étudiants mais également avec le partenaires entreprises. Au fil des mois, de plus en plus d’étudiants choisissent de postuler via Jobs for Me et les écoles proposent de plus en plus d’offres chaque mois.

Du côté entreprises, la réponse est également très favorable. L’application leur permet non seulement de recevoir de super candidatures mais également d’accroitre leur visibilité auprès d’un public vraiment pertinent.

L’école/université reste quand même maitre des offres postées ?

Simon : Absolumment. Chaque offre postée sur Jobs for Me est soumise à validation par l’école. Aucun contenu ne peut-être envoyé sur la page sans que le service Relations Entreprises aient approuvé.

N’importe quel personne qui vient sur la page peut postuler aux offres ?

Simon : Afin de garantir aux écoles l’exclusivité de la relation avec leurs partenaires entreprises et aux entreprises une diffusion ciblée des offres, nous avons inclus dans l’application une option permettant de restreindre l’accès aux offres. Pour consulter les offres et postuler, je dois donc avoir une adresse email de l’école valide.

Donc, je suis une université ou une école, je souhaite installer cette application gratuitement, je dois faire quoi concrètement ?

Simon : C’est vraiment très simple! Il suffit de se rendre sur notre page Facebook et de cliquer sur le bouton d’installation. La mise en place prend environ 5 minutes!

L’école peut ensuite commencer à poster des offres et nous soumettrons également des offres de nos clients.

Merci beaucoup Simon pour cet échange, surtout que je sais que tu es vraiment débordé en ce moment !

Nous avons donc l’avis coté entreprise, mais j’ai également voulu avoir le retour de quelques community managers. J’ai donc interrogé Nicolas et Thomas, respectivement CM de Reims Management School et de l’EM Strasbourg.

D’après vous, utiliser Facebook pour chercher un emploi, est-ce que c’est une démarche naturelle chez les étudiants ?

Nicolas : A mon avis, les étudiants ont intégré le fait que facebook n’est pas (plus?) qu’une simple plateforme d’échanges entre amis ou de divertissement. De là à considérer qu’elle est devenue une ressource naturelle pour la recherche d’emploi, il y a un pas que je ne franchirais pas entièrement.
Cette perception de « l’outil » facebook a grandement évolué. De nombreux étudiants et diplômés, qu’ils soient en stage, apprentissage, ou en poste, l’utilisent pour poster des offres de leurs employeurs à destination de leurs amis.
Nous connaissons tous l’importance du « réseau » pour décrocher des entretiens dans les entreprises, c’est une reproduction de ce réseau que l’on constate sur facebook.

Thomas : Oui, je pense que c’est une démarche naturelle puisque chez les étudiants, et leur génération plus globalement, l’adoption de nouveaux usages se fait très facilement. De plus, ils constateront rapidement que c’est une façon de se démarquer et d’aller chercher l’offre de stage là où elle est et où (pour l’instant) la concurrence est moins présente.

En terme de sécurité des données, qu’est ce qui a fait que vous avez eu confiance en cette application ?

Nicolas : L’application jobs4me va au delà de ce simple réseau interpersonnel, agissant au sein de facebook comme un diffuseur d’offres d’emploi à destination d’une communauté plus vaste, à savoir l’ensemble des étudiants et diplômés d’un établissement d’enseignement supérieur.
L’accès à ces offres est sécurisé, par un contrôle via le système d’adresse mail de chaque institution, ce qui a son importance puisque les employeurs postant leurs offres à destination d’un établissement l’ont ciblé en particulier, et souhaitent obtenir des candidatures venant d’étudiants ou diplômés ayant suivi cette formation en particulier.
En tant qu’administrateur de cette application pour @Reims Management School, les données me semblent parfaitement sécurisées, y compris pour le dépôt de candidature en ligne.

Thomas : Déjà le fait que l’application Facebook soit en https. Puis Jobs4Me fait partie de la suite Works4Lab, une startup qui se positionne sur ce secteur avec des offres accessibles 24h sur 24, ne peut pas lésiner sur les aspects de sécurité.

Est-ce que cette application représente une valeur ajoutée pour votre page ? En quoi ?

Nicolas : Comme dans la plupart des écoles de commerce, nous disposons à Reims Management School d’un service relation entreprises. Il met à disposition de nos étudiants plus de 10 000 offres de stage et d’emploi tous les ans via notre intranet.
L’application Jobs4Me est donc une ressource complémentaire pour nos étudiants. Néanmoins, elle me semble tout à fait pertinente à trois titres :
– elle crée un lien entre monde étudiant et employeurs sur facebook.
– elle permet aux employeurs déposant des offres de développer une image moderne en utilisant une plateforme appréciée des étudiants et jeunes diplômés qu’elles cherchent à embaucher.
– elle permet aux écoles de démontrer à leurs communautés l’importance qu’elles leur accorde en les accompagnant d’une nouvelle manière dans le développement de leur employabilité via les réseaux sociaux.

Thomas : Cette application représente une valeur ajoutée pour l’EM Strasbourg déjà parce qu’elle fait venir de la visite sur notre page et elle incite les étudiants à la consulter régulièrement. Dans une autre mesure, elle participe à la valorisation de l’image de l’école comme une école « connectée » et à la pointe des dernières technologies qui existent.

Merci beaucoup Thomas et Nicolas pour votre disponibilité et réactivité.

Donc Jobs For Me, en plus de s’inscrire parfaitement dans les problématiques de recrutement actuelles, satisfait visiblement le milieu éducatif et les entreprises. Messieurs les Community Managers, il ne vous reste donc plus qu’à vous rendre sur ce lien si ce n’est pas déjà fait ;-)

La machine à café des community managers du sup.

Posted by community-management-dans-l-enseignement-superieur on février 23rd, 2012 under Ecole de commerce, Facebook, IAE, Université Tags: , , , , , , , , , , ,  •  1 Comment

Depuis quelques jours j’ai mis en place un groupe fermé, sur Facebook, pour les community managers de l’enseignement supérieur. Le but de ce groupe étant de permettre aux CM de se connaitre les uns les autres, mais également de poser des questions, d’échanger, de se donner des tuyaux… bref les valeurs fondamentales d’un réseau social ;-).

Si vous n’avez pas de CM, mais une personne en charge des réseaux sociaux, elle est évidemment la bienvenue pour nous rejoindre. Pour le moment une seule personne par institution est acceptée, le but n’est pas de retrouver l’ensemble du service communication sur ce groupe.

Dix-sept community managers sont déjà présents, les dernières questions soulevées étaient :

– L’achat de fans/followers

– Comment gérer les pages pendant les vacances ?

– Les outils web et smartphones pour faciliter nos missions

– Profil Fracebook professionnel et personnel ou bien gestion par liste ?

– Compte perso Twitter en plus de celui de l’école/univ ?

– Troller ou être trollé ?

– Outils pour reporting d’activité

Le tout soulevé dans la bonne humeur et avec une bonne dose d’humour, la « vraie » machine à café des community managers.

Pour le moment il y a : Reims Management School, Rouen Business School, Euromed, EM Strasbourg, EM Normandie, HEC Montréal, ESC Pau, ESC Rennes, ESCEM, ESCP Europe, Grenoble Ecole de Management, Agrocampus Ouest, Université de Poitiers, Université de Strasbourg, Université de Reims Champagne-Ardenne et IAE de Paris.

Comment nous rejoindre ? Envoyez moi le lien de votre Facebook et je me charge de vous ajouter rapidement : pierregaelpasquiou@gmail.com

‘Cas d’Ecole’ Buzz et bad buzz: Manager l’e-réputation

Posted by community-management-dans-l-enseignement-superieur on février 20th, 2012 under Ecole de commerce, Facebook, IAE, Twitter, Université, Viadéo/Linkedin, YouTube Tags: , , , , , , , , , , , , ,  •  1 Comment

Lors de mon mandat à l’EM Strasbourg comme Community Manager, j’ai été confronté à plusieurs situations auxquelles n’importe quel CM peut être confronté lors de l’exercice de ses fonctions. Des expériences agréables et parfois pas du tout !

Une situation de gestion de début de bad buzz a particulièrement marqué nos esprits. Par « nos esprits », je veux parler de Michel Kalika, directeur de l’EM Strasbourg à cette époque, et moi même.

Nous avons décidé d’en faire une étude de cas : «Un Cas d’Ecole – buzz et bad buzz : Manager l’e-réputation». En effet le sujet est totalement d’actualité et s’applique parfaitement à n’importe qu’elle marque. Il n’existe presque plus une organisation qui ne soit pas présente sur les réseaux sociaux. Cependant les risques, en termes de communication, d’attractivité et de notoriété sont très importants. Des réponses managériales doivent être apportées à ce nouveau type de problème, et rien ne figure encore dans nos ouvrages pour ce type d’outils.

Ce fameux cas présente une situation «classique», l’école organise un concours photo lancé pour les étudiants et diplômés sur la FanPage Facebook de l’école afin de faire connaitre l’existence de cette page. Deux catégories de photos sont attendues : «Campus» pour les étudiants sur site et «Hors campus» pour les étudiants à l’étranger. Les gagnants de chaque catégorie se voient récompenser d’un iPad. Tout se déroule parfaitement bien… jusqu’à ce qu’un étudiant décide de faire appelle, sur des sites militants, à des personnes de sa communauté religieuse. Un autre participant s’en rend compte et décide de le dénoncer, les commentaires sous les photos dégénèrent, …

Comment réagir ? Comment gérer la situation ? Comment éviter de transformer un sympathique concours en guerre religieuse ?

Ce sont à ces questions que le cas cherche à répondre. Cela en illustrant par les différents réflexes que j’ai eu pour éteindre le feu de paille qui était en route.

Vous pouvez retrouver le cas ici.

Rencontre avec Nicolas, Community Manager de Reims Management School

Posted by community-management-dans-l-enseignement-superieur on février 13th, 2012 under Ecole de commerce, Facebook, Twitter, Viadéo/Linkedin, YouTube Tags: , , , , , , , , ,  •  4 Comments

Cette semaine c’est Nicolas qui prend la parole ! Nicolas est le community manager de Reims Management School. Si vous avez regardé le classement klout des écoles de commerce publié la semaine dernière, c’était d’ailleurs l’école classée n°1.

Bonjour Nicolas, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Nicolas : Je suis Community Manager à Reims Management School. Double-diplômé du CESEM Reims et de l’ESB Reutlingen (Allemagne) en marketing et ressources humaines, j’ai décroché mon premier poste à RMS en 2007 en tant que chargé de communication.

A partir de début 2010, j’ai commencé à m’occuper de manière informelle des réseaux sociaux pour le compte de l’Ecole et ses programmes. Devant l’importance de la tâche, j’ai proposé la création d’un poste de community manager pour RMS, sur lequel j’ai été affecté à temps plein début 2011.

Comment devient-on community manager d’une Business School ?

Nicolas : A l’époque où nous avons évoqué la création d’un poste de Community Manager pour Reims Management School, le métier de CM en était à ses balbutiements en France.

Dans mon cas, comme dit, il s’agissait d’une création de poste ex-nihilo. C’était un projet excitant, puisque tout était à inventer ! Il n’y avait pas de stratégie établie, pas d’objectifs fixés non plus, pas de base de comparaison, on partait vraiment de zéro !

En juin 2010, Jessica Gourdon a rédigé un dossier pour l’Etudiant, intitulé « Community Manager, un nouveau métier pour le web 2.0 ».

Que de chemin parcouru depuis ! En moins de 2 ans, le community management s’est institutionnalisé. Aujourd’hui, presque toutes les grandes écoles de commerce ont un CM en poste ou sont en cours de recrutement. Les institutions ont bien compris que ce poste qui pouvait sembler accessoire ou « gadget » à l’époque est aujourd’hui incontournable, tant les media sociaux prennent le pas sur les media classiques.

Community manager d’une business School, ça consiste en quoi ?

Nicolas : Excellente question !

En réalité, tout dépend de l’objectif de l’institution lors de la création du poste, et de son rattachement hiérarchique ! Comme dit plus haut, le métier de community manager est somme toute realtivement récent, et commence seulement à s’institutionnaliser. Avec le temps, il prend ses marques au sein des établissements, et sa définition commence à s’harmoniser.

Certains considèrent le community management comme un canal de marketing supplémentaire, à des fins de recrutement d’étudiants, et le rattachent par conséquent à leur service communication / marketing. Dans ce cas, le community manager s’apparente à un super-commercial 2.0. On peut justifier cette interprétation, qui présente un double « avantage » :

  • le poste s’explique facilement : on fait du commercial sur internet.
  • on peut calculer un ROI simplement : (coûts directs/indirects du poste + frais de développement des plateformes + investissements pub media sociaux) / nombre d’étudiants recrutés.

A mon sens, cette interprétation du métier est extrêmement restrictive et mène droit à sa mort. Le terme est fort, mais je l’assume comme tel.

Les réseaux sociaux ne sont pas seulement un canal destiné au marketing. Par nature, ils sont des plateformes d’échanges interpersonnels, dans lesquels les marques viennent s’immiscer.

Comme dans la vraie vie, il faut absolument considérer les individus pour ce qu’ils sont, avec leurs caractéristiques propres, leur language, leurs codes, leurs sentiments et bien entendu leurs réactions.

Réfléchir uniquement en terme de cible, segment, PDM et PDV sur un marché, et en quantitatif (nombre de likes sur facebook, de followers sur twitter) est le meilleur moyen d’échouer en tant que Community Manager.

Les mots ont un sens : le Community Manager gère des communautés.

Les étudiants d’une grande école ou université forment une communauté, ses diplômés sont une communauté, les étudiants de chaque programme sont une communauté, des admissibles à un concours peuvent éventuellement former temporairement un semblant de communauté, car ils ont en commun une expérience, un vécu : ils se connaissent parce qu’ils se comprennent.

Des « prospects » ou « futurs candidats », par nature, ne forment pas une communauté. Ils ne se connaissent pas, n’ont pas (encore !) de vécu qui les unisse. Dès lors, créer des pseudo-communautés basées sur des individus qui n’ont rien en partage ne tient pas la route, et le « community manager commercial » viole  à mon sens l’esprit même des mots « réseau » et « social ».

Pour répondre (enfin !) à ta question : il n’y a pas un Community Manager type, chacun appréhende et module son poste en fonction des attentes & objectifs de son employeur.

Selon moi, le métier de Community Manager consiste à :

  • connaître ses communautés et ce qui les unit. Cela semble évident mais ce n’est pas toujours le cas, et cela se ressent !
  • rassembler, développer et fédérer ses communautés autour de thèmes qui leurs sont propres.
  • faire des choix ! Choisir ses réseaux sociaux, ce que l’on y dit, à qui, comment et dans quel but.
  • être honnête et sincère : personne n’est parfait partout, les écoles ne sont pas les meilleures dans tous les domaines, et on n’a pas toujours une réponse à chaque question !
  • s’inscrire dans un travail de fond, sur la durée, et refuser catégoriquement l’idée de ROI à court terme, en sachant expliquer pourquoi !
  • se rendre disponible et être réactif. Les « horaires de bureau » ne sont pas adaptés à un poste de CM. Comme dans toute relation, il faut s’investir beaucoup et toujours !
  • éduquer et accompagner ses communautés dans l’usage des media sociaux, et notamment au cœur des écoles. Ce qui se dit sur les réseaux n’est pas uniquement du ressort du CM, il doit l’être de l’ensemble des individus ayant quelque chose à dire, une expertise à partager, un vécu à transmettre !

Comment te positionnes-tu dans l’organigramme de l’école ?

Concernant mon rattachement hiérarchique, je fais partie de la cellule web/multimédia RMS, qui gère les sites web de l’école, les productions vidéo, le CM et des projets innovants comme l’application smartphone lancée en janvier dernier. Ce service est directement rattaché au DG de Reims Management School.

Mais je suis en relation permanente avec tous ceux qui « font » l’école : étudiants, associations étudiantes, personnels administratifs et professeurs, et les diplômés via les réseaux bien entendu !

Reims Management School et Rouen BS sont deux écoles qui vont fusionner prochainement, ce n’est plus un secret pour personne. Rouen BS dispose également d’un CM, Olivier, comment votre fonction va évoluer ? Vous en avez déjà parlé entre vous deux ?

Nicolas : Ce n’est en effet plus un secret pour personne que RBS et RMS sont deux écoles proches. Depuis 2009, les deux écoles ont créé une filiale commune à Paris pour développer leur executive education : Paris Executive Campus.

Quant à une fusion, l’idée est effectivement dans l’air et dans les papiers des journalistes depuis de nombreux mois, et fermement ancrée dans l’esprit des préparationnaires, qui nous appellent souvent R² (Reims & Rouen), notamment car les deux établissements sont très proches en taille et en terme de classements.

Dans les faits, un projet d’alliance est à l’étude entre les deux écoles, mais au jour d’aujourd’hui, je ne sais pas ce qu’il ressortira de ces travaux : rapprochement, alliance renforcée, fusion ? On y verra sans doute plus clair en fin d’année scolaire !

Quoi qu’il en soit, Olivier et moi-même échangeons effectivement très régulièrement. Je précise néanmoins qu’Olivier est webmaster de Rouen BS, et depuis 2 ans il s’occupe également du community management de l’école. Un poste de CM est justement en création à Rouen, et je croise les doigts pour qu’Olivier prenne ce poste car c’est un plaisir de travailler avec lui !

Concernant l’avenir et quelle que soit l’issue de la réflexion en cours au niveau des deux institutions, je ne suis pas inquiet pour nos postes, il y a du travail pour beaucoup plus que deux personnes ! ;)

As-tu quelques conseils à donner à un établissement du supérieur qui veut recruter un community-manager ?

Nicolas : Tout d’abord, félicitons les établissements qui s’apprêtent à recruter un CM, ils n’ont qu’à y gagner !

Quelques conseils :

1/ A ceux qui seraient tentés d’y avoir recours : évacuez l’idée que l’on peut sous-traiter le community management à une agence externe. Elle peut avoir un rôle intéressant à jouer pour les aspects techniques (mise en place d’outils, conseil sur les bonnes pratiques, les to do et don’t), mais ne connaîtra jamais vos communautés comme une personne qui les côtoie au jour le jour.

2/ Comme dit plus haut : oubliez les concepts de ROI à court-terme lorsque vous vous engagez dans le community management (évaluez plutôt ce que vous couterait une révolte étudiante non maîtrisée sur les réseaux sociaux, reprise dans la presse et sur de multiples blogs !). C’est un poste qui demande du temps avant de donner ses premiers fruits, mais plus on s’inscrit dans la durée, et plus on en retire ! Privilégiez à tout prix un contrat en CDI et de préférence en statut cadre : le CM est un métier-passion, on ne coupe pas internet à 18h en quittant son bureau, il doit y avoir une continuité soir, week-end et jours fériés !

3/ Privilégiez le recrutement d’une personne issue « du sérail » : issue de vos communautés (jeune diplômée, pourvoi de poste en interne ou d’un établissement similaire), elle gagnera un temps précieux en connaissant déjà les us et coutumes de votre établissement et du secteur de l’éducation supérieure.

4/ Présentez votre nouvelle recrue à vos personnels, professeurs, étudiants… encouragez-les à entrer en contact et partager leur expertise. Si possible, placez votre CM dans un couloir (sans courant d’air) ou un bureau dont vous aurez fait retirer la porte : le contact permanent avec la vie de votre établissement ne pourra que lui être bénéfique !

Comment expliques-tu votre première place dans le classement que j’ai effectué basé sur votre score Klout ? (Stratégies en places ?)

Nicolas : Pour commencer : merci pour ce classement !

A mon sens, il est plus révélateur que l’un de tes classements précédents (désolé !) basé sur le nombre de fans sur les pages facebook des écoles de commerce. En effet, à quoi bon avoir recruté 8, 10, 15000 fans s’ils ne sont pas investis ? Faut-il le rappeler : Avoir des « fans » sur facebook ne signifie pas avoir une communauté ! Les « fans » s’achètent avec de la publicité (ou de manière plus obscure mais ne donnons pas d’idées malsaines), mais cela ne signifie pas qu’ils seront réceptifs à vos publications, et encore moins appartenant à votre communauté ! On constate d’ailleurs souvent que plus la base de « fans » est importante, plus de taux « d’abstentionnistes » est élevé !

Pour revenir au classement Klout, il indique un ordre de grandeur dans l’engagement des communautés et l’influence réelle ou supposée que vous avez sur « l’extérieur ». Klout refusant de donner la recette complète permettant l’établissement de ses scores, il faut garder un esprit critique, même si tout un chacun peut se réjouir de voir son score monter plutôt que descendre !

Concernant notre première place, j’ai envie de croire que mes nuits et mes week-ends consacrés au développement et à l’animation de nos communautés ne sont pas tout à fait étrangères au résultat obtenu ;)

Mais plus sérieusement, elle est d’abord le reflet de l’investissement réel d’une grande partie des personnes formant nos communautés, puisque les interactions, échanges et partages de contenus entrent pour une large part dans la composition de la « note » Klout !

Cet investissement est une caractéristique prégnante à RMS.

Nous avons plus de 4000 étudiants inscrits chaque année dans nos programmes. A chaque rentrée, Hervé Colas, le DG adjoint du Groupe, explique à nos nouveaux étudiants qu’« à RMS, chaque étudiant est un visage ». C’est une phrase qui souvent les amuse, mais qu’ils comprennent et intègrent : chacune et chacun vient chez nous avec ses spécificités et son parcours propre, et il n’est pas question de les lisser pour entrer dans un « moule ». C’est ce qui fait la richesse de la vie de notre école et celle de nos 40 et quelques (il s’en crée sans cesse !) associations étudiantes.

C’est toute cette vie qu’il y a dans ce score, et au cœur de nos réseaux sociaux !

Merci beaucoup Nicolas pour cet échange très intéressant. Je suis certain qu’il va en intéresser plus d’un ! Bon courage pour la suite de tes fonctions à RMS et si j’ai bien compris souhaitons une excellente chance à Olivier dans le cadre du recrutement du community manager officiel de Rouen Business School. Je ne me fais pas vraiment de soucis pour lui, il est déjà très clairement identifié comme leur CM avant même cette création de poste.