Twitter and friends !

Posted by Caroline Chanlon on juillet 3rd, 2013 under Twitter  •  6 Comments

twitter-camion-icone-6390-256Twitter représente aujourd’hui plus de 340 millions de messages par jour mais aussi 1,5 millions d’applications parmi lesquelles des boutons de partage, de RT et des outils plus complexes comme Tweetdeck, Socialbro, Bluenod ou Klout.
J’en ai parlé plusieurs fois dans mes billets car ces services enrichis provenant des compétences de développeurs du monde entier me font aimer de plus en plus Twitter.
Utiliser Twitter … et son écosystème
5 raisons d’adorer Twitter

Je vous propose quelques outils que j’ai découvert il y a peu de temps :

Ces outils permettent d’identifier des influenceurs, des personnes qui comptent sur Twitter en fonction de mots-clé. Des mots-clé qui sont suggérés par autocomplétion et par association d’idées.
J’ai une petite préférence pour Wefollow car il est plus ergonomique (et en plus dans enseignementsup, on retrouve nos amis de Campus Com ! ).

wefollow

Le bémol pour les deux, j’ai l’impression que pour faire partie du classement, il faut s’inscrire sur les deux sites, ce qui du coup gâche un peu la bonne idée … mais les résultats restent fiables même si non exhaustifs.

Topsy permet via son onglet « Social Analytics » de comparer deux comptes ou deux hashtags en terme de mentions. J’ai testé avec nos amis de l’université de Nantes :)

topsy

Hashtagbattle est plus direct, on entre 2 mots-clé et c’est parti !
En passant Twitter est battu sur son propre terrain !

hashtagbattle

Cet outil pourra être une aide précieuse pour les jeux concours. Il suffit de taper le hashtag utilisé dans l’organisation du jeu concours (une chose à prévoir) puis Tweet roulette s’occupe de tirer aléatoirement au sort le gagnant !

  • Tweetreach pour estimer le nombre de personnes qui ont vu nos publications

Aucun moyen de savoir quel algorithme est utilisé … Je pense qu’il faut le prendre avec précaution tout comme des outils comme Klout ! En revanche, l’outil nous montre de manière très lisible le nombre de RT, de réponses et de mentions, et pour le coup ce sont des données fiables et indiscutables !

>> http://tweetreach.com/

 

Une liste non exhaustive sur quelques outils qui m’ont paru intéressant :)

N’hésitez pas à partager à votre tour vos outils Twitter préférées !

Ambassadeurs, influenceurs, merci les amis !

Posted by Caroline Chanlon on juin 19th, 2013 under Alumni, Réseaux sociaux et universités  •  No Comments

coeurAprès avoir parlé dans « Community manager : soufflez, respirez ! »  de ces membres constituant nos communautés qui disons-le ont des avis parfois négatifs, très souvent critiques qui parfois n’ont rien à voir avec nos publications, j’ai envie de m’adresser à ceux qui participent, qui likent et qui partagent et tout cela dans la bonne humeur et la joie. Car ils sont nombreux, plus que la catégorie précédente ! Et comme j’ai essayé de catégoriser les précédents voici comment se répartissent nos ambassadeurs, nos meilleurs amis du web :

  • Le kikou lol : il interagit sur les contenus assez facilement. Je ne pense pas que ce soit lié à un sentiment d’appartenance plus développé, il like en général ce qui lui plait.
  • L’élu étudiant : il montre l’exemple et n’est pas avare de likes et de partages. Merci à lui !
  • L’étudiant international : tout dans l’université lui plait. C’est vrai parfois ses commentaires ne sont pas toujours en phase (voir Le commentaire qui n’a rien à voir http://blog.educpros.fr/community-manager-a-l-universite/2013/05/30/community-manager-soufflez-respirez/) mais sa bonne humeur fait plaisir à voir !
  • Le « manipulateur », celui qui se sert d’une publication pour faire passer son idée : je pense par exemple aux pro-développement durable qui vont féliciter et partager une photo qui met en scène de étudiants en vélo.
  • Les experts : ce sont mes préférés ! Ils vont au-delà de l’interaction simple puisqu’ils participent réellement en donnant leur avis et en apportant leur avis d’expert sur des sujets. Ce sont surtout des anciens et des personnels de l’université. Pour ma part, je les rencontre beaucoup sur uB-link.

commentaires-uB-link

 

Pour aller plus loin …

Je pense qu’une fois identifiés, nous pouvons aller plus loin avec ces membres particuliers.

Je me suis pour ma part appuyée sur les anciens qui étaient actifs sur Facebook et Twitter pour réaliser des témoignages d’anciens mis en ligne aujourd’hui sur uB-link (avec profils et parcours très variés en plus !)

Témoignage d’ancien : Sébastien Debray, ancien du DUT Génie Industriel et Maintenance

Témoignage d’ancien : Fabrice Dumont, titulaire d’un doctorat en Chimie 

Témoignage d’ancien : Pierre Guyon, ancien du DUT GACO 

Un moyen je pense de témoigner de notre « reconnaissance » et d’engager encore un peu plus dans ce sentiment d’appartenance tant recherché.

Dans tous les cas, merci à vous :) pour vos likes, vos commentaires et vos partages ! Car au delà de la satisfaction personnelle du community manager qui estime qu’il a fait de belles actions aujourd’hui, qui ont plu, c’est l’image de notre université qui est relayé positivement par des membres qui ne sont ni contraints, ni forcés d’apporter leur avis et leur jugement sur une action, un témoignage ou un événement.

Et je suis convaincue que ce sont ces commentaires pensés par les autres qui sont les plus efficaces en terme de capital sympathie. Les avis clients sont déterminants lorsqu’on achète un appareil ou qu’on réserve une chambre d’hôtel. Les kikou lol et autres experts sont ceux là qui construisent précisément notre identité numérique et notre image de marque sur la Toile. Ils sont extrêmement particuliers et précieux car ils ont en plus le pouvoir d’influencer et d’orienter les avis de manière très efficace (comme nous le sommes avec les avis clients). A nous maintenant de les chouchouter ! (l’objet d’un prochain billet …:))

Mais là c’est pas comme Facebook !

Posted by Caroline Chanlon on juin 6th, 2013 under Facebook, Réseaux sociaux et universités  •  1 Comment

facebookNous avons demandé à des étudiants de l’IUT de donner leur avis sur uB-link, le réseau social de l’université de Bourgogne. Une analyse qui devait apporter le regard critique d’un panel d’étudiants sur l’ergonomie, le graphisme mais aussi les fonctionnalités et les contenus.

Les résultats de ce travail consciencieux ont fait l’objet d’une réunion de deux heures au cours de laquelle une information ou plutôt un constat est revenu plusieurs fois. Cette déclaration est la suivante : « Oui mais là, ce n’est pas comme Facebook !« .

Alors oui c’est vrai, ce n’est pas comme Facebook, et alors ?

uB-link est un réseau qui s’adresse à une cible réservée : étudiants, anciens et personnels, c’est un réseau qui permet le partage d’expérience entre pairs, on y trouve des témoignages d’anciens, on peut échanger avec ses professeurs, sur des sujets professionnels, …et plein d’autres choses encore. Mais à ce stade, les arguments n’arrivaient pas je pense jusqu’à l’esprit de mon petit groupe !

J’ai mis le léger agacement de côté pour me poser la question d’un tel entêtement, d’une telle obstination à comparer des outils qui n’ont pas le même projet fédérateur, qui ne s’adressent  pas aux mêmes publics et qui n’ont pas les mêmes objectifs.

Voici à mon avis quelques pistes d’explication :

– Facebook est le premier réseau social numérique. Les jeunes l’utilisent depuis 2008, il bénéficie d’une antériorité d’utilisation de millions d’utilisateurs. Et cette antériorité a, à mon sens, initié des habitudes d’utilisation, des réflexes sur nos manières de communiquer sur ce type de support. On a tout simplement l’habitude du mur, du commentaire tel que présenté, des photos, … Et en France, on aime bien faire « comme d’habitude » !

– L’incitation à communiquer qu’ a réussi à instaurer Facebook est un argument qui complète le premier. Même si nous sommes peu nombreux à rédiger du contenu à proprement parler, Facebook a considérablement désacralisé le rôle du webmaster (le seul producteur de contenus sur le web) : on ne va pas forcément poster un billet d’une page, en revanche, un commentaire ou tout simplement l’usage du like ou du partager …c’est monnaie courante !

– Le capital sympathie de Mark Zuckerberg : on a un étudiant (le même que nos publics) qui a réussi à révolutionner notre manière de communiquer. Et il est aujourd’hui multi-millionnaire ce qui ne gâche rien ! Le rêve pour bon nombre d’étudiants :)

– L’espace développeur fait de chaque utilisateur un créateur d’application en puissance (peut être un petit Mark?)

A écouter les étudiants pendant cette réunion, Facebook est le seul réseau social qu’ils utilisent plusieurs fois par jour, le seul d’ailleurs qu’ils utilisent en général, les autres n’étant que de pâles copies (ils m’ont parlé de certains réseaux comme des versions Cheap ou Made In China de FB)… Et j’en suis convaincue, Facebook a vraiment initié des usages, parce qu’il a réussi à créer un sentiment de dépendance, la peur de manquer quelque chose …

Mais c’était sans compter sur le magnifique contre-exemple : Twitter qui séduit de plus en plus les étudiants, les poussant même à se détourner d’un FB trop intrusif.

Et là lorsque je leur parle des gazoullis de l’oiseau bleu, l’espoir renaît ! Car Twitter ne ressemble en rien à Facebook, ce n’est pas un réseau social, on n’a pas d’amis, il n’est que très peu visuel, on ne peut poster que du texte, …

Et ils l’adorent !

Il est donc possible d’intéresser nos étudiants avec un outil différent !

Un fait encourageant pour toutes les universités qui réfléchissent, proposent et lancent actuellement des outils collaboratifs pour le partage d’idées, la co-construction de projets ou l’enseignement qui s’appuient sur autre chose que sur Facebook.

Cette réunion avec les étudiants m’a permis de comprendre que au delà du fameux  « Ce n’est pas comme Facebook », les étudiants ont maintenant des usages établis mais aussi des attentes qualitatives auxquelles on ne pourra pas déroger si on souhaite le succès de nos outils numériques.

Et c’est bien à nous de proposer des contenus, des interfaces, des fonctionnalités, … pour faire oublier Facebook !

Community manager : soufflez, respirez !

Posted by Caroline Chanlon on mai 30th, 2013 under Ecrire pour le web et les réseaux sociaux, Facebook, Réseaux sociaux et universités, Stratégies de communication  •  11 Comments

On a pour habitude de dire que le community manager est l’interface directe avec les membres de ses communautés, il est en première ligne des échanges. Une situation privilégiée accompagnée d’un statut privilégié : la confiance que notre institution nous accorde pour poster du contenu et répondre aux messages et commentaires. Des commentaires de différentes natures qui demandent parfois de bien souffler avant de répondre car on a parfois affaire à des commentaires « légèrement irritants »

Parmi les situations les plus redondantes :

  • Le négatif chronique

Après avoir invité nos membres à faire un sourire dans la cadre de la journée de la joie …

darties

 

 

 

 

  • Le commentaire qui n’a rien à voir

img_fb

  • Dans la même idée, il y a l’action qui ne marche pas.

On a demandé récemment aux fans de la page Facebook d’être les créateurs de la couverture, voilà le lien que j’ai reçu : http://www.damart.fr/F-10026-couverture,-couvre-lit/P-80049-autre-couverture-polaire-250-g-m2

#mondecruel

Là c’est un peu différent, si ça n’a pas marché c’est certainement que ma publication n’était pas assez engageante et mon message pas assez percutant. Donc là je m’agace mais contre moi même :)

 

La positive attitude :)

Je pense que dans ces situations, il faut toujours rester digne ! Il ne faut également pas garder de rancune contre le membre en question (difficile avec le négatif chronique). Je pense aussi qu’il ne faut pas prendre un commentaire pour soi même si c’est difficile. On travaille à produire des contenus tous les jours, à trouver des idées originales, lorsqu’on fait un flop ou qu’on est ouvertement critiqué, forcément on le prend un peu personnellement … mais en règle générale c’est quand même plus le fond que la forme qui est attaqué.

Et concernant les réponses que nous devons effectivement apporter :

Pour une critique gratuite qui n’a pas vraiment de rapport, je préfère de mon côté ne rien répondre. Nous le précisons d’ailleurs dans notre charte de bonne pratique sur Facebook : « Afin que le débat suscité par les billets ou les commentaires soit riche et passionnant, chacun est invité à réagir aux publications par des commentaires correspondant au sujet initial. »

Je donnerais bien 3 conseils :

– Réfléchir avant de poster un commentaire : ne pas hésiter à prendre du temps, les situations ne requièrent pas une réponse à la minute,

– Et dans son sillage : ne pas se laisser déborder par ses émotions,

– Co-rédiger le message avec un collègue qui aura plus de recul.

Pas forcément en rapport avec un contenu « négatif » mais plus en règle générale, je pense qu’il vaut mieux éviter de poster quand on est fatigué : je me suis vue faire un post avec 3 fautes juste dans une phrase, les membres ne m’ont pas loupé ! Si on sait qu’on devra poster le soir ou tôt le week-end, autant pré-programmer son message quand c’est possible. Dans mon cas c’était pour annoncer la victoire de notre ambassadeur sportif aux JO Paralympiques de Londres, difficile de faire autrement qu’en direct !

Enfin et en cas de commentaires trop orientés « politique », l’intervention de la gouvernance devient incontournable. Je procède pour ma part de la manière suivante : envoi d’une copie d’écran du message dit aux autorités et proposition d’une réponse ou d’éléments de réponse. Le directeur de cabinet prend ensuite la décision finale en me validant mon message ou en apportant des précisions.

Nous sommes souvent exposés à des situations de crise, des mini-crises mais qui concernent les membres de nos communautés et pour lesquelles il faut bien trouver une réponse. Alors même si on est parfois agacé, embêté, irrité, il faut garder le sourire (je retombe au pays des bisounours ?!)

Pour que JAMAIS, CM dans les universités nous en arrivions là :(

sncf

 

 

La pédagogie, l’autre métier du community manager !

Posted by Caroline Chanlon on mai 23rd, 2013 under e-réputation, formation, Réseaux sociaux et universités  •  2 Comments

twitter-tableau-noir-icone-5689-256Les métiers du community management restent relativement nouveaux dans notre paysage universitaire. Des métiers parfois difficiles à appréhender pour certaines de nos communautés universitaires : les étudiants, pas de soucis, en revanche, je suis certaine que certains d’entre vous se rappellent des discussions mémorables avec des chercheurs en électronique ou en biochimie dans leurs labos concernant l’importance de communiquer sur Twitter ou d’avoir son propre blog !

Car en plus de faire connaitre notre métier, il nous faut aussi expliquer les usages et les bonnes pratiques du dit web 2.0 car son utilisation n’est pas sans risque ! Et nous avons bien assimilé les réticences des uns et des autres !

Nous avons réellement une mission de formation, de sensibilisation et d’information auprès des membres qui constituent nos communautés universitaires. Des missions pédagogiques qui peuvent revêtir à mon sens plusieurs objectifs :

Informer pour susciter de nouvelles pratiques

Nous avons déjà et pour première mission d’informer nos communautés sur les nouveautés social média dans leur université. Une page Facebook, un nouveau compte Twitter ou une chaîne YouTube viennent de se mettre en place, il faut informer le plus grand nombre ! On utilisera les autres réseaux mais aussi et surtout les supports existants : sites web, magazines et newsletters notamment.
Une information qui a une mission simple : recruter de nouveaux membres et pourquoi pas initier de nouvelles pratiques. Typiquement à l’université de Bourgogne, le lancement de uB-link a suscité de nouveaux usages et même auprès des plus réfractaires. On a un certain nombre de membres qui n’iront jamais sur Facebook !

Sensibiliser pour éviter les déconvenues

C’est à mon sens une mission déterminante ! En tant qu' »experts » des médias sociaux, nous avons à priori des connaissances et compétences plus approfondies que le membre lambda et cela sur plusieurs problématiques : gestion des données privées, droit d’auteur, droit à l’image, … Des connaissances qui doivent être transmises afin d’éviter à nos membres des difficultés. Cela peut se faire à mon avis très facilement via des billets, des guides, mais aussi à l’occasion d’événements particuliers ou avec le relais d’enseignants.
Je pense dans ce cas surtout aux étudiants et la nécessité de dissocier vie privée et vie professionnelle mais aussi aux personnels administratifs et enseignants à qui il faut indiquer qu’à partir du moment où ils renseignent sur un profil leur employeur, ils deviennent automatiquement « ambassadeurs » de la « marque ».

Former pour élargir nos « communautés d’ambassadeurs »

Alors si certains sont réfractaires, d’autres sont extrêmement enthousiastes ! Un enthousiasme qu’il faut utiliser ! Parmi nos missions, nous avons effectivement la formation de membres qui vont prendre les fonctions de community manager pour un master ou pour une UFR / composante. A l’université de Bourgogne, nous proposons des formations directement dans le programme de formations aux membres qui souhaiteraient devenir animateur sur uB-link ou qui souhaiteraient créer une page Facebook / un compte Twitter pour leur entité.

On expérimente aussi les fiches conseils :
Fiche conseil : créer sa page Facebook >> https://ub-link.fr/le-reseau/fiche-conseil-creer-sa-page-facebook
Fiche conseil : créer son compte Twitter >> https://ub-link.fr/le-reseau/fiche-conseil-creer-son-compte-twitter

En espérant que les membres qui souhaitent se lancer nous contacteront !

Et former les Community Manager de demain :)

Enfin, dernière mission, en ce qui me concerne ! C’est la formation des étudiants au métier de community manager. J’ai pu donner l’année dernière un module de cours de 12 h aux étudiants de Licence Pro COMEN  et cette expérience m’a beaucoup plu. Quand on écrit des conseils et des bonnes pratiques, on se rend compte qu’on ne les suit pas soi-même forcément … un petit retour aux sources qui fait du bien !

Vers la vie share*

Posted by Caroline Chanlon on mai 15th, 2013 under Réseaux sociaux et universités  •  1 Comment

sharepngLe Time a identifié le partage comme une des dix idées qui devraient changer le monde ces prochaines années. Et pour une fois, le « vieux continent » n’est pas à la traîne : la France est le deuxième pays derrière les Etats-Unis à avoir adopté le concept du collaboratif. Pour économiser ou pour ne plus gaspiller, pour échanger ou tout simplement pour s’informer, on partage des vêtements, des services, des coups de main, des conseils, … 400 starts-up existent aujourd’hui en France ! [Blablacar, Bedycasa, Mabonneamie, …]

Un phénomène qui me semble être le résultat d’un état d’esprit généralisé : l’entraide et le partage sont des moyens de consommer et de vivre plus fun qui plaisent au plus grand nombre (jeunes et moins jeunes d’ailleurs). Un sentiment qui est d’abord né autour de l’idée de consommation mais qui tend à mon avis à investir d’autres sphères, plus immatérielles aussi.

On peut s’attendre à quoi dans nos universités ?
Ceci est loin d’être une liste exhaustive mais je pense que cette tendance au communautaire alliée aux outils du web 2.0 devraient tendre vers :

– Plus de partages d’expériences : via les témoignages (article témoignage) mais aussi grâce aux espaces collaboratifs dont nous disposons et qui nous permettent de créer des liens entre les générations (étudiants – anciens) mais aussi entre les milieux professionnels (université – entreprise)

– Plus d’iniatives visant à améliorer la vie des étudiants : les achats groupés, la colocation, entre autres. On voit d’ailleurs poindre quelques initiatives. A l’université de Bourgogne, la BU Droit Lettres dispose de son petit emplacment « Bookcrossing ». Un endroit où chacun peut « abandonner » un livre et en récupérer un autre gratuitement.
Et des autres membres de la communauté universitaire : à l’uB des vélos sont mis à notre disposition pour aller d’un bâtiment à l’autre :)

– Plus de prises de paroles et de participation dans la vie de la communauté et la valorisation de l’établissement. En ce moment on recherche des doctorants pour co-animer la Nuit des Chercheurs 2013 : https://ub-link.fr/le-reseau/actualites/recherche-chercheurs

Et nos prises de participation actuelles sur les médias sociaux se justifieront encore d’avantage car nous disposons des outils utiles pour justement accueillir, organiser, gérer, les participations de nos communautés.

Je pense que cet état d’esprit plus fun, plus ouvert devrait réellement se développer. Des « grands investisseurs » comme Marc Simoncini, Christophe Duhamel ou Xavier Niel y croient déjà eux :) Les trois hommes d’affaires sont d’ores et déjà partenaires de l’initiative communautaire : La ruche qui dit oui (un site internet qui met en relation directe des producteurs et des consommateurs)

* Anne-Sophie Novel, La vie share, mode d’emploi

Recherche témoignages pour buzz général :)

Posted by Caroline Chanlon on mai 6th, 2013 under Alumni, Ecrire pour le web et les réseaux sociaux, Facebook, Réseaux sociaux et universités  •  No Comments

discussionNous produisons des dizaines de contenus tous les jours. des contenus qui se répartissent sur les différents médias sociaux sur lesquels nous nous investissons et qui peuvent prendre plusieurs formes : vidéo, texte ou image et cherchent à atteindre divers objectifs (informer, sensibiliser, faire participer)

En parlant d’objectif justement, celui qui à mon sens arrive au sommet de la pyramide c’est bien celui de développer le sentiment d’appartenance. Un sentiment d’appartenance qu’il est plutôt difficile à susciter dans une université pluridisciplaine (ah les écoles d’ingénieur, de commerce et de management ont de la chance quand même ! ), une tâche ardue mais pas possible qui peut s’appuyer sur les témoignages.

Comment les intégrer à sa stratégie social média ?

A l’université de Bourgogne, nous valorisons des témoignages d’étudiants, des témoignages d’anciens mais aussi de personnels. Le format peut être vidéo ou écrit et chaque témoin est largement affiché sur le maximum de supports possibles. Il est en fait très facile d’intégrer les témoignages à sa stratégie social média car nous disposons déjà de tout ce dont nous avons besoin : plateformes vidéos comme YouTube, plateformes de partage de liens (Facebook et Twitter) et si on a fait une jolie photo on peut même relayer sur Instagram ou Pinterest !

Mais pourquoi les témoignages ?

Je pense que les témoignages sont extrêmement efficaces et cela à, plusieurs niveaux :
– ils permettent à la communauté de clairement s’identifier. Qui est mieux placer qu’une personne qui suit ou a suivi le même cursus que moi pour me donner des conseils ?
– la réussite est un gage de buzz. Voir un ancien qui a réussi provoque un sentiment de fierté pour le reste de la communauté a envie de liker, partager.
– les témoignages ne peuvent être que le reflet de la réalité et ils sont surtout plus efficaces. Dire aux étudiants, « il faut surveiller votre identité numérique » aura beaucoup moins d’impact qu’un ancien aujourd’hui dans le domaine du recrutement qui expliquerait qu’il Googlise systématiquement les candidats à un poste.

Un sentiment que l’on retrouve clairement dans les statistiques puisque ce sont des contenus extrêmement consultés !

Les moins

Réaliser des témoignages qu’ils soient vidéos ou retranscrits est une tâche réellement chronophage car il faut d’abord trouver une personne qui accepte de témoigner ! Ce n’est pas le plus dur, en général, lorsqu’on contacte un étudiant ou un ancien, la réponse est très souvent positive. Un élément qui nous montre que le témoignage est vraiment un support de communication adapté et apprécié. Il faut ensuite travailler sur les questions puis rencontrer la personne. Pour un témoignage écrit, on utilisera un dictaphone et pour une vidéo, une caméra. Puis ensuite c’est la restranscription ou le montage ! Un travail qui occupe bien !

Autre moins, c’est le risque de déception qui peut découler lorsqu’on travaille pendant plusieurs heures sur un témoignages qui ne récoltera que quelques interactions vite balayées par la photo du campus sous la neige :(

Mais bon, ce qui est chouette avec le témoignage c’est qu’il n’a pas forcément de durée de vie, il peut être revaloriser à une autre occasion, dans le cadre d’un dossier ou d’un sujet spécifique !

Quelques exemples de témoignages à l’uB :
Témoignage de personnel : http://www.u-bourgogne.fr/-Christopher-Moulin-chercheur-1000-.html
Témoignage d’ancien : https://ub-link.fr/temoignage-d-ancien-loic-alliot-m2-gestion-des-connaissances
Témoignage d’étudiants : http://youtu.be/f1PdXfr9hgA

Sur uB-link, le réseau social de l’uB dédié aux étudiants, anciens et personnels, on a même créé une rubrique « Témoignages » :)

Et vous, vous utilisez le témoignage comme moyen de communication ? Partagez vos initiatives !

Et si on aidait nos étudiants à maîtriser leur e-réputation ?

Posted by Caroline Chanlon on avril 29th, 2013 under e-réputation, Réseaux sociaux et universités  •  8 Comments

IMG_9228_Etudiante_PCNous le remarquons tous les jours et sur tous les médias sociaux sur lesquels sont impliquées nos universités : les étudiants sont très présents mais aussi très actifs ! Ils publient, commentent, likent, retweetent, partagent, … et ils critiquent aussi ! Et tout cela avec leur personnalité et leur style :)

Des critiques toujours honnêtes, souvent bon enfant, parfois plus incisives et engagées mais aussi des photos postées lors de soirées (vous voyez de quoi je veux parler…)

Des éléments qui une fois postés sont souvent accessibles de tous car les étudiants n’ont pas le réflexe, l’idée, l’envie, la motivation ? de s’aventurer dans les onglets « Confidentialité » de leurs réseaux préférés.

Pourquoi c’est « grave » ?

Ils sont nombreux à ignorer et je suis convaincue que c’est de la pure ignorance que ce qu’ils postent peut être visible de leurs amis mais aussi de leurs futurs employeurs, de leurs professeurs ou de leurs familles. Et parce que c’est assez obscure et mal expliqué et parce que de toutes façons tout le monde publie tout et n’importe quoi, on a l’impression que les étudiants ont un peu mis de côté l’image que peut renvoyer leur « double numérique » sur la Toile.
Ce qui est plus « problématique », c’est lorsque la période de recherche de stage ou d’emploi arrive. Une identité est bien constituée de ce qui est hors ligne (attitude, capital sympathie, motivation, …) mais aussi de ce qui est en ligne (images, posts, like, réseau, …) et cela peut avoir des répercussions plus significatives pour eux.

C’est à nous de les sensibiliser !

Au regard de nos missions d’insertion professionnelle, je pense que c’est aussi à nous, universités, de les sensibiliser aux problématiques de gestion de leur réputation numérique et de les mettre en garde sur leurs publications.

Comment ?

Pendant les ateliers dispensés par notre plateforme d’insertion professionnelle, nos équipes veillent à parler de l’importance de dissocier vie privée et vie publique et donnent des conseils pour bien tuiliser les RSP.

image_guideNous tentons aussi aujourd’hui une expérimentation, un guide pratique sur le thème « Je maîtrise mon image sur les médias sociaux ! »  qui répond aux problématiques suivantes :

  • Comment savoir ce qui se dit sur moi sur les réseaux sociaux et sur le web ?
  • Dissocier vie privée et professionnelle : pourquoi c’est important ?
  • Protéger ma vie privée sur Facebook
  • Bonnes pratiques sur Twitter
  • Bonnes pratiques sur les réseaux sociaux professionnels : l’exemple uB-link
  • Que faire si je trouve un contenu me concernant que je souhaite faire retirer ?

Reste à voir si ce type de support sera lu même partiellement mais surtout s’il est utile et instructif pour nos étudiants, et cela, nous le saurons dans quelques temps avec les statistiques de téléchargement et les commentaires !

Et vous, est-ce que vous sensibilisez vos étudiants à ces questions ? comment ?

Pourquoi le community manager n’est pas mort !

Posted by Caroline Chanlon on avril 24th, 2013 under Réseaux sociaux et universités, Stratégies de communication  •  8 Comments

pierreOn en entend de plus en plus parler ces dernières semaines : le métier de community manager serait mort. RIP. Dans le secteur de l’enseignement supérieur, on envisage déjà son ou plutôt ses remplaçants : les utilisateurs eux-mêmes (étudiants, anciens, enseignants, …), ceux qui détiennent le contenu, ceux qui savent précisément ce qu’ils attendent de leur page Facebook ou profil Twitter préféré, ceux qui détiennent le savoir, ceux qui commentent et likent, ceux qui …

De cela j’en suis intimement convaincue, un community manager seul ne peut être l’unique voix sur les réseaux sociaux. Ces membres-là, acteurs et ambassadeurs de l’institution doivent avoir leur place et dans de nombreuses universités, ils l’ont déjà !

Et à ceux qui diraient que non, le CM n’a plus sa place à l’université, je leur propose de répondre à ces quelques questions :

Qui va définir la stratégie ?

Installer son institution sur un média social implique une certaine stratégie. On n’investit pas un nouveau média comme ça. On y va parce qu’on sait que nos cibles s’y trouvent, s’y retrouvent et qu’on aura du contenu à relayer, du contenu exclusif pour alimenter notre espace pendant un peu plus de deux jours… Une stratégie qui doit être en accord avec la stratégie globale de l’établissement qui plus est. Devons-nous donc demander à nos enseignants-chercheurs de faire de tels choix ?

Qui va animer et former les réseaux de contributeurs ?

Par formation on pense tout de suite aux outils, or, les outils sont largement maitrisés par la plupart. Je pense à la formation qui consiste à animer des groupes, les impliquer, faire participer les membres, les faire réagir et là, il me semble que c’est une compétence qui n’est pas innée et qui nécessite une formation à nos « remplaçants ». Même chose pour la gestion des crises. Demandez à un utilisateur lambda ce qu’il fait si un commentaire le dérange …

Qui va détecter les nouvelles tendances ?

Une des missions déterminantes du community manager c’est bien de détecter les nouvelles tendances en terme d’outils. C’est aussi de détecter les endroits où nos cibles discutent et échangent pour éventuellement prendre part au dialogue. Je ne suis pas convaincue que M. Moulin, le professeur d’histoire de l’art pourra me dire si stratégiquement il vaut mieux aller sur Pinterest que sur Instagram …

Et en prime : qui va faire la veille ? qui va filmer et monter les vidéos postées sur YouTube ? qui va créer des images ? qui va assurer la promotion de nos différents espaces ? qui va recruter de nouveaux membres ? qui va alimenter ce blog (snif) ? …

Je pense effectivement que le métier de CM a changé, nous ne sommes plus de simples producteurs de contenus, nous avons un vrai rôle aujourd’hui de coordination et d’animation des équipes de contributeurs.

I’m not dead !

Quand l’université vous raconte des histoires

Posted by Caroline Chanlon on avril 17th, 2013 under blog, Ecrire pour le web et les réseaux sociaux, Réseaux sociaux et universités, Stratégies de communication  •  3 Comments

storytelling3Le storytelling est une technique en communication qui vise à faire passer une information en racontant une histoire. Vu comme ça on peut se dire qu’il n’y a pas trop d’intérêt à l’échelle d’une université sauf que l’histoire n’est pas forcément le récit d’un conte ou d’une aventure extraordinaire…

Comme beaucoup de techniques marketing, celle là peut être adaptée à notre ligne éditoriale institutionnelle, et voici comment …

Concrètement, qu’est-ce qu’on raconte ?

On peut déjà commencer par raconter l’histoire de nos universités car il y a matière à dire, nombreuses sont les institutions à avoir vues le jour au 18ème siècle, certaines avant, …Nous pouvons bien sûr utiliser la Timeline FB et les sites Internet mais pourquoi pas créer un support dédié :) Une chronologie qui se fera en années, décennies ou en centenaires.

On peut aussi raconter un projet car à partir du moment où l’idée nait dans le cerveau d’un personnel ou d’une équipe et le déploiement effectif il peut s’écouler des mois (des années?) jalonnés d’étapes diverses : recherche de financements, constitution des équipes projets, déploiement technique, puis nouvelles fonctionnalités. On marquera les étapes plutôt en semaine ou en mois.

On peut aussi à mon avis raconter un événement : de la veille et ses préparatifs jusqu’à l’événement dit et ses différentes étapes. On racontera son événement heure par heure, un peu comme un live Tweet mais avec des images et des éléments que l’on pourra rajouter une fois la manifestation passée.

Et on peut imaginer plein de choses : raconter la journée type d’un chercheur, la vie de son président, …

Mais à quoi ça sert ?

Je pense que le storytelling est un formidable moyen pour valoriser une initiative, un projet ou nos services en général. En plus le support web, facilement exportable peut être relayé à la presse, à nos partenaires, aux équipes projets, aux étudiants, aux personnels, …
Cette manière de présenter l’information permet de regrouper en un seul endroit toutes les étapes d’un projet / d’une manifestation (de la genèse au déploiement).

La storytelling en appelle plus à l’émotionnel me semble t-il. On est plus dans la proximité et je pense qu’il ne faut pas hésiter à utiliser des photos des tweets de personnes associées à l’événement ou au projet, de poster les coulisses, peut être même les ratés. Enfin c’est comme cela que je le perçois !

Mais maintenant qu’on a vu que c’était bien, comment fait-on ?

Storify est un outil qui permet de construire ses « histoires ». Il est extrêmement simple d’utilisation et permet de construire un support qui peut ressembler à un blog ou à TumblR en insérant différents médias : photos, vidéos, textes, tweets, posts Facebook…
On peut inclure du texte et ainsi des dates qui vont venir rythmer notre histoire.

storify

J’ai pour ma part fait un premier essai (à perfectionner) : uB-link, l’histoire d’un réseau social universitaire 

Des idées à mettre en oeuvre dans nos universités ? Et n’hésitez pas à partager vos liens Storify !