Alumni : on reste en contact ?

Les grandes écoles françaises scientifiques ou commerciales ont très vite pris en compte les notions de réseau et d’appartenance. La société des anciens de l’école nationale supérieure d’arts et métiers est née en 1846 ! Du côté des universités françaises, on a pris un peu de retard mais force est de constater que les technologies « nouvelles » nous ont permis d’égaler, voire de surpasser les bonnes pratiques établies : lien systématique, annuaire, co-optation, …

Un contexte propice au lien

La banalisation des réseaux sociaux numériques a permis de donner une nouvelle dimension aux échanges entre l’institution, ses étudiants, ses anciens,…

Les concepts de hiérarchie et d’autorité laissent peu à peu la place à l’équité (certains étudiants ont la charge des pages Facebook de leurs universités) et à la simplification (une connexion Internet 7j/7, 24h/24)

De plus et c’est la théorie de Casilli, nous avons tendance à multiplier les contacts. Le friendling s’affiche publiquement. C’est notre propension à créer des « liens faibles ».

Créer des liens faibles, oui mais suivant une certaine logique : notre premier réflexe n’est-il pas de nous rapprocher de ce que nous connaissons ? amis d’enfance, anciens collègues, anciens de l’université.

Il y a d’ailleurs un rapprochement naturel vers son université lorsqu’on est ancien car l’université représente une  étape déterminante dans la construction de sa vie d’adulte et de professionnel : par la formation qu’on reçoit mais aussi dans le cadre d’activités sportives, bénévoles, de sa vie quotidienne de jeune adulte en général.

Mais si on a perdu le lien où se retrouver ?

Les universités avaient bien avant l’arrivée des réseaux sociaux, des outils à disposition qui continuent aujourd’hui à vivre : annuaires et Yearsbooks, enquêtes de nos BAIP, forums d’insertion professionnelle,…

Ensuite on a vu l’apparition des communautés Viadéo, des groupes sur LinkedIn ou des groupes sur Facebook. Un passage au numérique qui a considérablement simplifié la tâche des universités à la recherche de leurs alumni. D’un coup, des profils s’affichaient à la Terre entière et avec une simple requête, on pouvait retrouver tous les profils taggés « université de … » : 14 000 sur Viadéo dans notre cas !

Mais au fait l’alumni, pourquoi faire ?

Utiliser son potentiel alumni est déterminant pour les universités et sur différents aspects :
- se créer un carnet d’adresses pour ses futurs diplômés ainsi qu’un réseau de placement des étudiants et des jeunes diplômés;
- développer le sentiment d’appartenance : les diplômés continuent de porter l’image de marque de leur Université après leur diplôme;
- promouvoir son offre de formation continue;
- participer au dialogue intergénérationnel;
- donner aux anciens des outils, informations, possibilités de contacts, …;
- contacter des donateurs potentiels : le foundraising n’est pas encore dans nos habitudes universitaires, pourtant, HEC a reçu un don de 4 millions d’€ de la part d’un ancien de l’école … ça laisse songeur !
- donner une preuve que l’Université conduit à de brillantes carrières !

Les alumni sont aujourd’hui une ressource indispensable de l’université que nous devons valoriser.

Et n’oublions pas que ’université est à l’origine du « réseau social » moderne : Facebook est né à l’Université d’Harvard et avait pour mission de permettre aux étudiants de garder le contact ! A nous de jouer :)

Plus d’infos sur les alumni : RDV à la conférence EducPros vendredi 21 septembre « Comment utiliser au mieux son réseau d’anciens » http://www.educpros.fr/conference/reseau-anciens/programme.html

This entry was posted on Jeudi, septembre 13th, 2012 at 13:59 and is filed under Alumni, Réseaux sociaux et universités. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

One Response to “Alumni : on reste en contact ?”

  1. Passager Says:

    « Alumni » m’étant un terme inconnu (et je pense à beaucoup)? Il serait sans doute nécessaire de l’expliciter (sauf à dire qu’on écrit pour ceux qui savent déjà ce que c’est… mais qui limite l’ampleur du billet). J’ai évidemment saisi qu’il s’agissait d’anciens mais sans autre précision. Or je pense que la précision peut ici avoir un sens.

    Orthogaffe (anglaise) sur fundraising (fund=fond raise=augmenter. Ici lever de fonds. C’est quand on les a trouvés qu’on peut dire “I found funds”.)

    Ce message n’a pas besoin d’être publié et peut-être détruit après lecture… et précisions.

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