Tableaux de bord, statistiques et classements : stop ou encore ?

statisticsCe billet fait suite à un article en fin de semaine dernière de MCE TV (Ma Chaine Etudiante) intitulé « Quand les facultés se mettent à Twitter« . C’est avec plaisir que j’ai pu lire qu’au même titre que l’université de Lille 3, l’UPMC ou l’UVSQ, l’université de Bourgogne faisaient parti des premiers de la classe ! Merci MCE TV, je m’empresse de retwitter … Une joie de courte durée car c’était sans compter sur la polémique qui s’en est suivi : chiffres dérobés, sources non citées, méthodes de classement obsolètes, … mais peu importe ce n’est pas sur ce sujet que j’ai envie de m’exprimer, mais plutôt et au vu de l’enthousiasme général sur le rôle de ces chiffres et tableaux de bord …

Chiffres, chiffres, chiffres

Les réseaux sociaux se sont installés de manière durable dans nos universités, les pages Facebook et autres comptes Twitter font désormais parti du paysage. Ils sont aujourd’hui des supports de mieux en mieux acceptés par les équipes de gouvernance qui voient en ces réseaux de véritables outils de communication fiables et efficaces. Et comme pour toute action, il convient de pouvoir mesurer les retours de nos « expérimentations », voir les actions à reproduire et celles à ne pas renouveler, les chiffres ne sont pas loin … Pour ma part et chaque mois, j’établis des tableaux de bord et cherche à comprendre et interpréter des chiffres trouvés ça et là : sur la page Facebook ou via Google Analytics. Des tableaux de bord donc entièrement personnels qui n’ont pas forcément vocation à être diffusés.

Mais d’autres outils statistiques ont fait leur apparition : ce sont effectivement les études publiées par des chercheurs ou plus communément des agences de communication, celles là même qui ont tant suscité la polémique la semaine dernière. Ces études sont très attendues et créent le buzz à chaque nouvelle sortie. Les auteurs présentent ces classements de la manière suivante : en tête du tableau, les bons élèves et en bas les mauvais …Alors c’est vrai que du coup lorsqu’un tableau de bord sort c’est avec un peu d’appréhension qu’on se jette dessus pour la plupart du temps voir toujours les mêmes caracoler en tête …

Les limites de ces études

Les indicateurs retenus pour effectuer les classements sont souvent purement quantitatifs. C’est le parti pris notamment de Campus Communication qui publie très régulièrement le classement des « meilleures » universités sur Facebook et sur Twitter

D’autres ont fait le choix d’insérer du qualitatif ce qui rend à mon sens la démarche plus logique. C’est le cas de Martin Grandjean qui a notamment inclus dans ses critères de classement la notion d’interaction pour « classer » les comptes Twitter des universités francophones. Voir l’étude Pegasus Data

Mais dans ces deux cas persistent des limites évidentes car comment comparer ce qui n’est pas comparable…D’une université sur l’autre il y a énormément de différences : les universités pluridisciplinaires peuvent elles être comparées aux universités scientifiques ? est-ce qu’il est possible de comparer une université qui accueille 10 000 étudiants chaque année et une autre qui en accueille 40 000 ? les universités novices dans la stratégie social média peuvent elles rivaliser avec les universités implantées sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années ?

J’ai envie de voir les chiffres comme des outils d’inspiration (on se benchmark entre universités :)) et non comme des outils de mise en compétition. Tous ces tableaux de bord nous permettent d’identifier des universités qui sont effectivement premières de la classe mais dans leur catégorie …

Alors finalement se pose la question de la raison d’être de ces classements ? J’en suis pour ma part convaincue, ils sont de bons indicateurs mais c’est à nous community managers, webmasters et chargés de communication de prendre du recul et de ne pas s’arrêter aux … CHIFFRES 🙂

NB : on peut faire soi même ses classements, visitez SOCIAList !

Be Sociable, Share!

This entry was posted on mardi, février 5th, 2013 at 8:53 and is filed under Facebook, Réseaux sociaux et universités, Twitter. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

5 Responses to “Tableaux de bord, statistiques et classements : stop ou encore ?”

  1. Internetine Parduotuve Says:

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