Elargir l’accès par concours aux grandes écoles

L’entrée dans les grandes écoles est aujourd’hui trop étroite. Cela a plusieurs inconvénients. Cette forme de l’élite scolaire est trop restreinte, et, pour les grandes écoles elles-mêmes, leur taille trop petite gêne leur reconnaissance sur le plan international et leur sélection de fait très inégalitaire socialement est susceptible de nuire à leur légitimité dans le pays. Le concours est une forme qu’il faut, à mes yeux, absolument conserver mais il est nécessaire d’y réfléchir dans la perspective d’un accroissement de la réussite à l’entrée dans les grandes écoles. Sous deux angles : quantitativement et qualitativement.

Quantitativement. Globalement, le nombre des places dans les grandes écoles n’a pas assez crû depuis 40 ans pour suivre la démocratisation des études supérieures. De sorte que les grandes écoles se trouvent plus sélectives qu’autrefois et, à vrai dire, trop sélectives maintenant. Le recrutement par une voie autre que le concours est certes un élément de cette ouverture quantitative. Mais cela ne suffit pas ; il est aussi nécessaire d’augmenter le nombre de places offertes au concours. Cette ouverture quantitative n’entraînera évidemment pas de baisse de niveau si elle est mesurée (mais sensible), vu l’excellence des étudiants qui passent ces concours. Cela vaut pour les filières scientifiques, commerciales et littéraires.

Qualitativement. Lutter contre les inégalités culturelles et sociales d’accès aux grandes écoles est capital. Les interventions des étudiants de ces structures dans des lycées défavorisés, ce qui existe déjà mais doit se développer, y contribuent en aidant des jeunes à envisager d’entrer dans des classes préparatoires. Mais les grandes écoles, de leur côté, doivent infléchir leurs modalités de sélection, ceci en conformité avec leur projet bien entendu. Cela signifie non seulement une réflexion (et sans doute un certain rééquilibrage) entre les deux voies principales, le concours et l’admission sur titre, cette dernière devant être conçue pour permettre à des « profils » différents d’intégrer la grande école. Mais cela signifie aussi et surtout une réflexion sur le concours lui-même. Et cela sur deux points.

D’abord, sur les épreuves du concours. C’est le contenu même des épreuves sur quoi il faut se pencher, en fonction non pas des connaissances que ce contenu sanctionne, mais des compétences dont il évalue la maîtrise. D’où les questions à se poser : quelles compétences les épreuves sélectionnent-elles réellement, ne sont-elles pas redondantes sous cet angle, ne sont-elles pas excessivement scolaires (ce qui expliquerait pour une part l’importance, parmi les reçus des étudiants dont le père est cadre supérieur et la mère professeur), quelle est l’importance des compétences de fait sélectionnées, en mélangeant épreuves et pondération de chacune d’elle, etc. Les conclusions de cette expertise « didactique », indispensable, conduiraient à la fois à des changements de contenu, à l’introduction d’épreuves nouvelles, à la suppression d’épreuves évaluant des compétences que d’autres évaluent déjà, à des modifications dans les pondérations.

Ensuite sur le fait que le concours devrait comporter, en plus des points donnés par les épreuves, des points complémentaires, traduisant les profils que la grande école souhaite privilégier (légèrement). Cela est souvent déjà fait en donnant des points à ceux qui passent le concours pour la première fois (on privilégie donc un peu la jeunesse). Il conviendrait, non pas comme on a été tenté de le faire,d’introduire le fait d’être ou non boursier, mais d’étendre cette idée à d’autres caractéristiques que la rapidité de la trajectoire scolaire antérieure au lycée : options, filières, localisation, etc. Le choix précis de ces caractéristiques résulterait à la fois du projet de la grande école et de la nécessité, pour l’ensemble du milieu, d’ouvrir la base sociale de son recrutement par concours. Cette solution est bien préférable à celle de quotas. En effet, en donnant un poids modeste à ces caractéristiques de la trajectoire scolaire antérieure devant les épreuves, l’égalité des candidats ne sera pas rompue. Je rappelle d’ailleurs qu’il y a 45 ans cela se faisait pour l’Ecole polytechnique : sur les 2800 points totaux possibles du concours 70 étaient donnés (ce qui montre que ce complément était faible) pour des candidats se présentant pour la première fois et ayant fait au lycée du latin et du grec : on privilégiait donc, sans qu’on juge l’égalité rompue, la jeunesse et la scolarité la plus « classiquement littéraire » possible. Il faut s’inspirer de ce précédent, mais en retenant d’autres caractéristiques de la scolarité antérieure, celles qui permettront d’élargir socialement la réussite au concours.

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15 Responses to “Elargir l’accès par concours aux grandes écoles”

  1. Philippe Cibois Says:

    Cher Claude Thélot,
    Il ne s’agit pas ici d’un commentaire sur cet article mais d’un moyen de prendre contact avec vous. En effet, j’ai vu que vous vous étiez intéressé à l’enseignement du latin en participant aux activités de l’association italienne Trellle en 2008 (Latino perché? Latino per chi?).
    Je voulais simplement vous signaler l’existence du carnet de recherche que je consacre à la question de l’enseignement du latin http://enseignement-latin.hypotheses.org/ où précisément j’ai parlé de la question de l’enseignement du latin en Italie, mais surtout en France. Je pense en effet que le quart de la classe d’âge qui est engagé dans l’option latin en 5e est une ressource mal exploitée.
    Bien cordialement
    Philippe Cibois
    site personnel : http://pagesperso-orange.fr/cibois/SitePhCibois.htm

  2. Michel ALBOUY Says:

    Cher Monsieur,
    Il faudrait actualiser vos connaissances sur le recrutement des grandes écoles (GE). En effet, à part quelques très grandes GE (X, HEC, ENA , + qcq autres) qui focalisent (et en quelque sorte « polluent ») le débat, la plupart des GE d’ingénieurs ou de commerce utilisent le système des admissions parallèles au niveau Bac + 2 ou 3 (universités ou IUT). Cette ponction sur l’université est du reste souvent critiquée par les universitaires. Faudra t-il aussi mettre des quotas aux admissions parallèles ? Il faut savoir que sur les 20 dernières années le nombre de places dans les GE n’a pas cessé d’augmenter, là encore au détriment de l’université… Enfin, à l’heure de la mondialisation, les GE notamment de commerce n’ont pas attendu pour ouvrir leurs portes.

  3. Viviane Micaud Says:

    L’accusation contre les grandes écoles de vouloir reproduire ses élites est mauvais procès. Depuis des années, certaines très grandes écoles (je pense à une école d’ingénieur) font des recrutements parallèles aux concours. Depuis près d’une dizaine d’années, la conférence des grandes écoles réfléchit et agit pour lutter contre les discriminations sociales. En particulier, elle soutient les actions de tutorat des étudiants en grandes écoles vers les quartiers défavorisés. D’après une étude non publiée, il semblerait que les biais dus aux épreuves des écoles d’ingénieures existent uniquement sur l’épreuve d’anglais, plus particulièrement sur l’oral d’anglais. L’épreuve de philosophie repose sur un programme très cadré pour lequel la culture générale n’influerait pas. S’il est hors de question de déroger sur le niveau à l’entrée, la réflexion sur les biais discriminants et la recherche de solutions sont réelles et sincères.
    Le premier élément discriminant pour les études est la capacité des parents de limiter la télévision et les jeux vidéo, ainsi que d’inculquer une culture qui lie effort et réussite. Sur cet aspect-là, il me semble difficile d’agir concrètement. Une sensibilisation des parents sur le sujet est importante mais c’est une action en amont de notre problématique. Pour moi, il faut définir les moyens à mettre à la sensibilisation et considérer ce fait comme une donnée d’entrée.
    Ensuite, le deuxième élément discriminant concerne les acquis à la sortie du lycée. Quels que soient les cris d’orfraie de certains membres de l’éducation nationale, les faits sont connus : un élève de la même filière avec les mêmes notes n’a pas les mêmes acquis quand il sort d’un lycée public de Versailles ou d’un lycée public du 94. Les enseignants ne sont pas en cause : ils sont aussi compétents et motivés partout. Le public n’est pas le même. Les critères de passage d’un niveau à l’autre ne sont pas les mêmes. Les modes de fonctionnement des groupes ne sont pas les mêmes. Aussi, les enseignants font se qu’ils peuvent pour faire progresser le maximum d’élèves : ils adaptent les enseignements au niveau de leur classe sans pour autant déroger aux programmes. Il s’agit d’un problème de fond de l’éducation nationale, pour lesquels il faut chercher des solutions dans les lycées et dans les classes prépas.
    Le troisième élément discriminant provient de méconnaissance du système et de l’autocensure dû à la durée des études et une représentation inconsciente du rôle de chacun dans la société. Sur le schéma de l’ONISEP, licence L2, DUT, BTS, classe prépa conduisent aux grandes écoles, alors pour la plupart des familles autant passer par le DUT qui est le diplôme le mieux reconnu sur le marché du travail à bac+2, puis voir après s’il est possible de continuer. La différence pourtant extrême simple entre « grand corps d’état », école de rang 1, école de rang 2 et autres grandes écoles n’est pas expliquée. Les enseignants de ZEP sont incapables de renseigner les élèves sur leur potentiel à réussir ce type d’études puisque très peu y vont : hors l’échec est beaucoup plus difficile à assumer pour des foyers pour lesquels la poursuite d’étude d’un enfant correspond à un investissement financier important. Pour ce sujet là, il y a beaucoup plus de personnes qui connaissent le système et qui seraient prêtes à donner un peu de leur temps pour informer les jeunes et leurs parents, si on le leur demandait. C’est sur eux qu’il faut compter en encourageant les associations qui les fédèrent.

  4. Michel Guglielmi Says:

    Bien d’accord avec le commentaire de Viviane Micaud.
    L’enseignement supérieur n’est pas composé que d’un côté les 2 ou 3 écoles les plus connues, cataloguées comme élitistes et non ouvertes socialement et de l’autre l’Université qui prend tout le monde et donc est démocratique.
    Deux compléments pour illustrer que la réalité est bien plus complexe : il existe des grandes écoles qui recrutent au bac (sur dossier et entretien) et qui sans difficulté atteignent les 30 % de boursiers.
    Rappelons également qu’à bac + 5, les origines sociales des titulaires de Masters scientifiques d’Université et des Ingénieurs diplômés – d’écoles publiques ou privées – sont quasiment les mêmes.

  5. Fedon Says:

    Qu’une proportion significative de jeunes, issus de milieux culturels et économiques favorisés, soient entraînés dans des filières d’excellence, il n’y a rien d’autre à dire que d’en être content pour eux.
    Que d’autres jeunes, issus de milieux culturels et économiques plus limités, n’imaginent même pas accéder à ces filières – quand bien même ils connaitraient leur existence – voilà le vrai sujet.
    Or, pour prendre le modèle de la gestion logistique, on a affaire ici à 2 flux:
    – un flux « poussé » d’un côté par l’environnement familial, l’exemple des copains, la conviction des enseignants que la poursuite dans ces filières est toute naturelle, les cours particuliers à domicile, …
    – un flux qui n’est pas « poussé » et donc doit être « tiré » dans le deuxième cas.
    Comment tirer ce flux?
    1 – en attirant les jeunes dans des structures de formation où ils trouveront une certaine assurance d’emploi à leur issue et – ce qui malheureusement les motive le plus actuellement – une certaine rémunération
    2 – en les sortant de leur quartier, par des hébergements offerts à proximité des lieux de formation.
    Idéaliste et irréaliste? Cela existe: CPGE militaires
    Qui paie? En visant des filières professionnalisantes, il est plus que normal que le monde économique contribue pleinement au financement, comme l’Administration française l’a toujours fait, pour son propre personnel. Et il n’y a rien de vraiment nouveau à inventer puisque les dispositifs de formation en alternance sont une excellente solution tant pour la formation que pour son financement.
    Ainsi pourra-t-on remplir les grandes écoles d’ingénieurs (ou certains IUT) qui manquent d’étudiants et satisfaire l’industrie française en mal de personnel qualifié, ayant à leur embauche les connaissances, compétences et savoir-être nécessaires.

  6. Ferry Jules Says:

    Une proportion significative, c’est un euphémisme, ce n’est pas cela la réalité. Dans les grandes écoles, celles qui promettent des salaires d’embauche conséquents, une quinzaine de lycées est représentée, et de plus ces établissements proposent aux concours des élèves issus à 95% de familles très privilégiées. Stan, Fénelon Sainte Marie, Ginette, Henri IV, Saint Louis, Faidherbe, un établissement à Lyon, un à Marseille, voilà la liste de la réussite.
    Les boursiers sont désormais issus de classe moyenne, quelquefois, fils d’instituteurs.
    Et maintenant, parlons de la parité, quel le pourcentage de filles ?
    Tout cela reflète la composition des conseils d’administration du CAC 40; On reste entre soi.

  7. Frédéric MABILAT Says:

    Il me semble que tous ces commentaires sont assez défaitistes. Professeur dans une école d’ingénieurs qui accueille environ 30 % de boursiers, et ce depuis plusieurs années, je vous conseille de lire les statistiques des concours attentivement : au moins pour les filières scientifiques, 60 à 70 % des élèves de CPGE intègrent une école d’ingénieurs chaque année, ce qui représente près de 15000 admis par an. Certes, les très grandes écoles, très sélectives, recrutent un public choisi ; mais elles ne sont plus très représentatives de la situation générale. Il me semble que c’est plutôt à l’embauche que perdurent une discrimination de fait et les conservatismes les plus forts. Les recruteurs des grands groupes continuent, parfois par méconnaissance, à privilégier pour les postes à hautes responsabilités les ingénieurs issus de ces très grandes écoles, ce qui explique en même temps pourquoi la bataille pour y entrer est si rude, avec les conséquences déjà décrites sur le recrutement.

  8. JP Says:

    alors, vous suggérez quoi ? L’arabe ou le close combat coef 10 aux concours pour en corriger le recrutement sans dire qu’on fait de la discrimination positive ?

    2 erreurs factuelles:

    1) »les grandes écoles sont plus sélectives qu’autrefois ». Vous comparez au nombre d’élèves dans le supérieur et non pas au nombre total d’enfants. C’est le mot « supérieur » qui a changé de sens dans les 30 dernières années, pas (tant) la sélectivité des grandes écoles.

    2) « on privilégiait donc la jeunesse ». Non, on privilégiait la « brillance » supposée du candidat, le carré sur le cube – celui qui se présente pour la première fois et qui a appris « vite ». (Tradition française: on préfère l’élève dit « brillant » au besogneux).

  9. JP Says:

    Et aussi: que le recrutement des écoles soit biaisé est tout à fait normal. Il y a une hérédité, au moins culturelle, des qualités scolaires. Personne ne se plaint que les footballeurs professionnels engendrent de bons footballeurs.

    Il y a problème 1) quand les élèves doués venant de milieux non favorisés au sens culturel échouent, 2) quand le taux d’élèves qui réussissent en venant de milieux non favorisés est anormalement faible (ce qui veut dire que l’école ne joue pas son rôle d’ascenseur (même s’il y a toujours une partie mythologique dans ce terme) et 3) quand l’importance de l’école dans le parcours professionnel futur est telle que les classes dirigeantes en arrivent à se reproduire de façon aristocratique.

    1 et 2 sont des problèmes qui se traitent de la maternelle au bac. 3, qui est sans doute la vraie anormalité française, n’a rien non plus à voir avec le concours d’entrée.

  10. boursiers, quotas et lutte des classes « le blog de polluxe Says:

    […] pour finir : 30 % de boursiers : «un objectif surtout symbolique», interview de Marie Dulu-Berrat Elargir l’accès par concours aux grandes écoles de C. Thélot Boursiers, quotas, grandes écoles et seuil de tolérance d’Emmanuel […]

  11. AubeMort Says:

    Pourquoi s’en prendre toujours aux « grandes écoles » et, tant qu’on y est, ne pas demander des quotas de boursiers dans d’autres concours tout aussi sélectifs, voire bien plus): CRPE, CAPES, agrégation, médecine, pharmacie, magistrature … ?

  12. Laurent Carraro Says:

    Ce post me semble bien loin de la réalité. Rappelons qu’il y a davantage de places dans les écoles d’ingénieurs que d’élèves dans les CPGE, et que plus de 50% des étudiants de ces écoles ne sont pas passés par une CPGE !
    Quand donc sortirons-nous de ce débat largement décalé par rapport aux évolutions qu’ont pu connaître les écoles (je ne parle ici que de ce que je connais, à savoir les écoles d’ingénieurs) ?

  13. Marga Says:

    J’ai quelques chiffres intéressants;

    Pour le concours; Les candidatures prises individuellement; le nombre de candidats postulant aux trois écoles de commerce post-bac que sont l’ESDES, l’ESSCA et l’IESEG reste très inégal. En 2011, l’IESEG a reçu 5 507 candidatures tandis que l’ESSCA en recensait 5 258. L’ESDES a quant à elle reçu 2 443 candidatures.

    => Pour le concours; Les candidatures prises individuellement; le nombre de candidats postulant aux trois écoles de commerce post-bac que sont l’ESDES, l’ESSCA et l’IESEG reste très inégal. En 2011, l’IESEG a reçu 5 507 candidatures tandis que l’ESSCA en recensait 5 258. L’ESDES a quant à elle reçu 2 443 candidatures.

    => La compétition s’annonce toujours plus difficile ! Les concours des IEP attirent cette année encore plus de prétendants. A Sciences Po Paris, ils Côté province, l’Hexaconcours, prévu le 2 juillet 2010, voient eux aussi le nombre de candidats croître;
    Parmi les 12.000 candidats qui ont ouvert un dossier d’inscription, 9.800 sont allés au bout de la procédure, avec règlement des frais d’inscription. 4.750 à tenter l’aventure du concours d’entrée en première année les 28 et 29 juin 2010, contre 3.050 l’an dernier (pour 415 admis).
    A Sciences Po Bordeaux, dont le concours d’entrée en première année a lieu le 26 juin 2010 pour les bac+0 et le 19 juin pour les bac+1, le nombre de dossiers reçus (inscrits ayant réglé leurs frais d’inscription) est passé de 1.903 en 2009 à 2.006 en 2010 pour les bac+0, et de 1.057 à 1.168 cette année pour les bac+1 (chiffres fournis par le site de http://www.letudiant.fr)

    J’ai fait ces recherches pour ma prépa;
    http://www.au-premier-concours.com
    sur aquelle j’ai mis en ligne une petite appui. de préparation au concours sciences-po si cela peut aider quelqu’un (acces par le bouton « Acces au cours » sur la barre de menu)

  14. Thomas Says:

    Les grandes écoles sont peut etre élitistes mais bon tout se passe pratiquement toujours sur concours, aux candidats aussi de montrer de quoi ils sont capables, je suis désolée mais je pense véritablement qu’un étudiant qui rate le concours, sur certaines matières capitales, n’a effectivement pas sa place dans ce type d »école.

  15. COC Says:

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