<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	>
<channel>
	<title>Commentaires sur : Elargir l&#8217;accès par concours aux grandes écoles</title>
	<atom:link href="http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/</link>
	<description></description>
	<pubDate>Thu, 17 May 2012 02:07:22 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.6.3</generator>
		<item>
		<title>Par : Laurent Carraro</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/#comment-75</link>
		<dc:creator>Laurent Carraro</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 19:04:21 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/cthelot/?p=80#comment-75</guid>
		<description>Ce post me semble bien loin de la réalité. Rappelons qu'il y a davantage de places dans les écoles d'ingénieurs que d'élèves dans les CPGE, et que plus de 50% des étudiants de ces écoles ne sont pas passés par une CPGE !
Quand donc sortirons-nous de ce débat largement décalé par rapport aux évolutions qu'ont pu connaître les écoles (je ne parle ici que de ce que je connais, à savoir les écoles d'ingénieurs) ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ce post me semble bien loin de la réalité. Rappelons qu&#8217;il y a davantage de places dans les écoles d&#8217;ingénieurs que d&#8217;élèves dans les CPGE, et que plus de 50% des étudiants de ces écoles ne sont pas passés par une CPGE !<br />
Quand donc sortirons-nous de ce débat largement décalé par rapport aux évolutions qu&#8217;ont pu connaître les écoles (je ne parle ici que de ce que je connais, à savoir les écoles d&#8217;ingénieurs) ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : AubeMort</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/#comment-30</link>
		<dc:creator>AubeMort</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 10:43:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/cthelot/?p=80#comment-30</guid>
		<description>Pourquoi s'en prendre toujours aux "grandes écoles" et, tant qu'on y est, ne pas demander des quotas de boursiers dans d'autres concours tout aussi sélectifs, voire bien plus): CRPE, CAPES, agrégation, médecine, pharmacie, magistrature ... ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi s&#8217;en prendre toujours aux &#8220;grandes écoles&#8221; et, tant qu&#8217;on y est, ne pas demander des quotas de boursiers dans d&#8217;autres concours tout aussi sélectifs, voire bien plus): CRPE, CAPES, agrégation, médecine, pharmacie, magistrature &#8230; ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : boursiers, quotas et lutte des classes &#171; le blog de polluxe</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/#comment-28</link>
		<dc:creator>boursiers, quotas et lutte des classes &#171; le blog de polluxe</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 09:30:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/cthelot/?p=80#comment-28</guid>
		<description>[...] pour finir : 30 % de boursiers : «un objectif surtout symbolique», interview de Marie Dulu-Berrat  Elargir l&#8217;accès par concours aux grandes écoles de C. Thélot Boursiers, quotas, grandes écoles et seuil de tolérance d&#8217;Emmanuel [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] pour finir : 30 % de boursiers : «un objectif surtout symbolique», interview de Marie Dulu-Berrat  Elargir l&#8217;accès par concours aux grandes écoles de C. Thélot Boursiers, quotas, grandes écoles et seuil de tolérance d&#8217;Emmanuel [...]</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : JP</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/#comment-24</link>
		<dc:creator>JP</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 22:51:39 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/cthelot/?p=80#comment-24</guid>
		<description>Et aussi: que le recrutement des écoles soit biaisé est tout à fait normal. Il y a une hérédité, au moins culturelle, des qualités scolaires. Personne ne se plaint que les footballeurs professionnels engendrent  de bons footballeurs. 

Il y a problème 1) quand les élèves doués venant de milieux non favorisés au sens culturel échouent, 2) quand le taux d'élèves qui réussissent en venant de milieux non favorisés est anormalement faible (ce qui veut dire que l'école ne joue pas son rôle d'ascenseur (même s'il y a toujours une partie mythologique dans ce terme) et 3) quand l'importance de l'école dans le parcours professionnel futur est telle que les classes dirigeantes en arrivent à se reproduire de façon aristocratique.

1 et 2 sont des problèmes qui se traitent de la maternelle au bac. 3, qui est sans doute la vraie anormalité française, n'a rien non plus à voir avec le concours d'entrée.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et aussi: que le recrutement des écoles soit biaisé est tout à fait normal. Il y a une hérédité, au moins culturelle, des qualités scolaires. Personne ne se plaint que les footballeurs professionnels engendrent  de bons footballeurs. </p>
<p>Il y a problème 1) quand les élèves doués venant de milieux non favorisés au sens culturel échouent, 2) quand le taux d&#8217;élèves qui réussissent en venant de milieux non favorisés est anormalement faible (ce qui veut dire que l&#8217;école ne joue pas son rôle d&#8217;ascenseur (même s&#8217;il y a toujours une partie mythologique dans ce terme) et 3) quand l&#8217;importance de l&#8217;école dans le parcours professionnel futur est telle que les classes dirigeantes en arrivent à se reproduire de façon aristocratique.</p>
<p>1 et 2 sont des problèmes qui se traitent de la maternelle au bac. 3, qui est sans doute la vraie anormalité française, n&#8217;a rien non plus à voir avec le concours d&#8217;entrée.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : JP</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/#comment-23</link>
		<dc:creator>JP</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 22:39:25 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/cthelot/?p=80#comment-23</guid>
		<description>alors, vous suggérez quoi ? L'arabe ou le close combat coef 10 aux concours pour en corriger le recrutement sans dire qu'on fait de la discrimination positive ?

2 erreurs factuelles:

1)"les grandes écoles sont plus sélectives qu'autrefois". Vous comparez au nombre d'élèves dans le supérieur et non pas au nombre total d'enfants. C'est le mot "supérieur" qui a changé de sens dans les 30 dernières années, pas (tant) la sélectivité des grandes écoles.

2) "on privilégiait donc la jeunesse". Non, on privilégiait la "brillance" supposée du candidat, le carré sur le cube - celui qui se présente pour la première fois et qui a appris "vite". (Tradition française: on préfère l'élève dit "brillant" au besogneux).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>alors, vous suggérez quoi ? L&#8217;arabe ou le close combat coef 10 aux concours pour en corriger le recrutement sans dire qu&#8217;on fait de la discrimination positive ?</p>
<p>2 erreurs factuelles:</p>
<p>1)&#8221;les grandes écoles sont plus sélectives qu&#8217;autrefois&#8221;. Vous comparez au nombre d&#8217;élèves dans le supérieur et non pas au nombre total d&#8217;enfants. C&#8217;est le mot &#8220;supérieur&#8221; qui a changé de sens dans les 30 dernières années, pas (tant) la sélectivité des grandes écoles.</p>
<p>2) &#8220;on privilégiait donc la jeunesse&#8221;. Non, on privilégiait la &#8220;brillance&#8221; supposée du candidat, le carré sur le cube - celui qui se présente pour la première fois et qui a appris &#8220;vite&#8221;. (Tradition française: on préfère l&#8217;élève dit &#8220;brillant&#8221; au besogneux).</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Frédéric MABILAT</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/#comment-22</link>
		<dc:creator>Frédéric MABILAT</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 17:10:23 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/cthelot/?p=80#comment-22</guid>
		<description>Il me semble que tous ces commentaires sont assez défaitistes. Professeur dans une école d'ingénieurs qui accueille environ 30 % de boursiers, et ce depuis plusieurs années, je vous conseille de lire les statistiques des concours attentivement : au moins pour les filières scientifiques, 60 à 70 % des élèves de CPGE intègrent une école d'ingénieurs chaque année, ce qui représente près de 15000 admis par an. Certes, les très grandes écoles, très sélectives, recrutent un public choisi ; mais elles ne sont plus très représentatives de la situation générale. Il me semble que c'est plutôt à l'embauche que perdurent une discrimination de fait et les conservatismes les plus forts. Les recruteurs des grands groupes continuent, parfois par méconnaissance, à privilégier pour les postes à hautes responsabilités les ingénieurs issus de ces très grandes écoles, ce qui explique en même temps pourquoi la bataille pour y entrer est si rude, avec les conséquences déjà décrites sur le recrutement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il me semble que tous ces commentaires sont assez défaitistes. Professeur dans une école d&#8217;ingénieurs qui accueille environ 30 % de boursiers, et ce depuis plusieurs années, je vous conseille de lire les statistiques des concours attentivement : au moins pour les filières scientifiques, 60 à 70 % des élèves de CPGE intègrent une école d&#8217;ingénieurs chaque année, ce qui représente près de 15000 admis par an. Certes, les très grandes écoles, très sélectives, recrutent un public choisi ; mais elles ne sont plus très représentatives de la situation générale. Il me semble que c&#8217;est plutôt à l&#8217;embauche que perdurent une discrimination de fait et les conservatismes les plus forts. Les recruteurs des grands groupes continuent, parfois par méconnaissance, à privilégier pour les postes à hautes responsabilités les ingénieurs issus de ces très grandes écoles, ce qui explique en même temps pourquoi la bataille pour y entrer est si rude, avec les conséquences déjà décrites sur le recrutement.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Ferry Jules</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/#comment-21</link>
		<dc:creator>Ferry Jules</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 15:30:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/cthelot/?p=80#comment-21</guid>
		<description>Une proportion significative, c'est un euphémisme, ce n'est pas cela la réalité. Dans les grandes écoles, celles qui promettent des salaires d'embauche conséquents, une quinzaine de lycées est représentée, et de plus ces établissements proposent aux concours des élèves issus à 95% de familles très privilégiées. Stan, Fénelon Sainte Marie, Ginette, Henri IV, Saint Louis, Faidherbe, un établissement à Lyon, un à Marseille, voilà la liste de la réussite.
Les boursiers sont désormais issus de classe moyenne, quelquefois, fils d'instituteurs. 
Et maintenant, parlons de la parité, quel le pourcentage de filles ?
Tout cela reflète la composition des conseils d'administration du CAC 40; On reste entre soi.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Une proportion significative, c&#8217;est un euphémisme, ce n&#8217;est pas cela la réalité. Dans les grandes écoles, celles qui promettent des salaires d&#8217;embauche conséquents, une quinzaine de lycées est représentée, et de plus ces établissements proposent aux concours des élèves issus à 95% de familles très privilégiées. Stan, Fénelon Sainte Marie, Ginette, Henri IV, Saint Louis, Faidherbe, un établissement à Lyon, un à Marseille, voilà la liste de la réussite.<br />
Les boursiers sont désormais issus de classe moyenne, quelquefois, fils d&#8217;instituteurs.<br />
Et maintenant, parlons de la parité, quel le pourcentage de filles ?<br />
Tout cela reflète la composition des conseils d&#8217;administration du CAC 40; On reste entre soi.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Fedon</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/#comment-20</link>
		<dc:creator>Fedon</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 15:03:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/cthelot/?p=80#comment-20</guid>
		<description>Qu'une proportion significative de jeunes, issus de milieux culturels et économiques favorisés, soient entraînés dans des filières d'excellence, il n'y a rien d'autre à dire que d'en être content pour eux.
Que d'autres jeunes, issus de milieux culturels et économiques plus limités, n'imaginent même pas accéder à ces filières - quand bien même ils connaitraient leur existence - voilà le vrai sujet.
Or, pour prendre le modèle de la gestion logistique, on a affaire ici à 2 flux:
- un flux "poussé" d'un côté par l'environnement familial, l'exemple des copains, la conviction des enseignants que la poursuite dans ces filières est toute naturelle, les cours particuliers à domicile, ...
- un flux qui n'est pas "poussé" et donc doit être "tiré" dans le deuxième cas.
Comment tirer ce flux?
1 - en attirant les jeunes dans des structures de formation où ils trouveront une certaine assurance d'emploi à leur issue et - ce qui malheureusement les motive le plus actuellement - une certaine rémunération
2 - en les sortant de leur quartier, par des hébergements offerts à proximité des lieux de formation.
Idéaliste et irréaliste? Cela existe: CPGE militaires
Qui paie? En visant des filières professionnalisantes, il est plus que normal que le monde économique contribue pleinement au financement, comme l'Administration française l'a toujours fait, pour son propre personnel. Et il n'y a rien de vraiment nouveau à inventer puisque les dispositifs de formation en alternance sont une excellente solution tant pour la formation que pour son financement.
Ainsi pourra-t-on remplir les grandes écoles d'ingénieurs (ou certains IUT) qui manquent d'étudiants et satisfaire l'industrie française en mal de personnel qualifié, ayant à leur embauche les connaissances, compétences et savoir-être nécessaires.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Qu&#8217;une proportion significative de jeunes, issus de milieux culturels et économiques favorisés, soient entraînés dans des filières d&#8217;excellence, il n&#8217;y a rien d&#8217;autre à dire que d&#8217;en être content pour eux.<br />
Que d&#8217;autres jeunes, issus de milieux culturels et économiques plus limités, n&#8217;imaginent même pas accéder à ces filières - quand bien même ils connaitraient leur existence - voilà le vrai sujet.<br />
Or, pour prendre le modèle de la gestion logistique, on a affaire ici à 2 flux:<br />
- un flux &#8220;poussé&#8221; d&#8217;un côté par l&#8217;environnement familial, l&#8217;exemple des copains, la conviction des enseignants que la poursuite dans ces filières est toute naturelle, les cours particuliers à domicile, &#8230;<br />
- un flux qui n&#8217;est pas &#8220;poussé&#8221; et donc doit être &#8220;tiré&#8221; dans le deuxième cas.<br />
Comment tirer ce flux?<br />
1 - en attirant les jeunes dans des structures de formation où ils trouveront une certaine assurance d&#8217;emploi à leur issue et - ce qui malheureusement les motive le plus actuellement - une certaine rémunération<br />
2 - en les sortant de leur quartier, par des hébergements offerts à proximité des lieux de formation.<br />
Idéaliste et irréaliste? Cela existe: CPGE militaires<br />
Qui paie? En visant des filières professionnalisantes, il est plus que normal que le monde économique contribue pleinement au financement, comme l&#8217;Administration française l&#8217;a toujours fait, pour son propre personnel. Et il n&#8217;y a rien de vraiment nouveau à inventer puisque les dispositifs de formation en alternance sont une excellente solution tant pour la formation que pour son financement.<br />
Ainsi pourra-t-on remplir les grandes écoles d&#8217;ingénieurs (ou certains IUT) qui manquent d&#8217;étudiants et satisfaire l&#8217;industrie française en mal de personnel qualifié, ayant à leur embauche les connaissances, compétences et savoir-être nécessaires.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Michel Guglielmi</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/#comment-19</link>
		<dc:creator>Michel Guglielmi</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 14:44:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/cthelot/?p=80#comment-19</guid>
		<description>Bien d'accord avec le commentaire de Viviane Micaud.
L'enseignement supérieur n'est pas composé que d’un côté les 2 ou 3 écoles les plus connues, cataloguées comme élitistes et non ouvertes socialement et de l’autre l’Université qui prend tout le monde et donc est démocratique.
Deux compléments pour illustrer que la réalité est bien plus complexe : il existe des grandes écoles qui recrutent au bac (sur dossier et entretien) et qui sans difficulté atteignent les 30 % de boursiers.
Rappelons également qu'à bac + 5, les origines sociales des titulaires de Masters scientifiques d'Université et des Ingénieurs diplômés - d'écoles publiques ou privées - sont quasiment les mêmes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bien d&#8217;accord avec le commentaire de Viviane Micaud.<br />
L&#8217;enseignement supérieur n&#8217;est pas composé que d’un côté les 2 ou 3 écoles les plus connues, cataloguées comme élitistes et non ouvertes socialement et de l’autre l’Université qui prend tout le monde et donc est démocratique.<br />
Deux compléments pour illustrer que la réalité est bien plus complexe : il existe des grandes écoles qui recrutent au bac (sur dossier et entretien) et qui sans difficulté atteignent les 30 % de boursiers.<br />
Rappelons également qu&#8217;à bac + 5, les origines sociales des titulaires de Masters scientifiques d&#8217;Université et des Ingénieurs diplômés - d&#8217;écoles publiques ou privées - sont quasiment les mêmes.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Viviane Micaud</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/07/elargir-lacces-par-concours-aux-grandes-ecoles/#comment-18</link>
		<dc:creator>Viviane Micaud</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 13:15:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/cthelot/?p=80#comment-18</guid>
		<description>L’accusation contre les grandes écoles de vouloir reproduire ses élites est mauvais procès. Depuis des années, certaines très grandes écoles (je pense à une école d'ingénieur) font des recrutements parallèles aux concours. Depuis près d’une dizaine d’années, la conférence des grandes écoles réfléchit et agit pour lutter contre les discriminations sociales. En particulier, elle soutient les actions de tutorat des étudiants en grandes écoles vers les quartiers défavorisés. D'après une étude non publiée,  il semblerait que les biais dus aux épreuves des écoles d’ingénieures existent uniquement sur l'épreuve d'anglais, plus particulièrement sur l’oral d’anglais. L'épreuve de philosophie repose sur un programme très cadré pour lequel la culture générale n'influerait pas. S’il est hors de question de déroger sur le niveau à l’entrée, la réflexion sur les biais discriminants et la recherche de solutions sont réelles et sincères.
Le premier élément discriminant pour les études est la capacité des parents de  limiter la télévision et les jeux vidéo, ainsi que d’inculquer une culture qui lie effort et réussite. Sur cet aspect-là, il me semble difficile d’agir concrètement. Une sensibilisation des parents sur le sujet est importante  mais c’est une action en amont de notre problématique. Pour moi, il faut définir les moyens à mettre à la sensibilisation et considérer ce fait comme une donnée d’entrée.
Ensuite, le deuxième élément discriminant concerne les acquis à la sortie du lycée. Quels que soient les cris d’orfraie de certains membres de l’éducation nationale, les faits sont connus : un élève de la même filière avec les mêmes notes n’a pas les mêmes acquis quand il sort d’un lycée public de Versailles ou d’un lycée public du 94. Les enseignants ne sont pas en cause : ils sont aussi compétents et motivés partout. Le public n’est pas le même. Les critères de passage d’un niveau à l’autre ne sont pas les mêmes. Les modes de fonctionnement des groupes ne sont pas les mêmes. Aussi, les enseignants font se qu’ils peuvent pour faire progresser le maximum d’élèves : ils adaptent les enseignements au niveau de leur classe sans pour autant déroger aux programmes.  Il s’agit d’un problème de fond de l’éducation nationale, pour lesquels il faut chercher des solutions dans les lycées et dans les classes prépas. 
Le troisième élément discriminant provient de méconnaissance du système et de l’autocensure dû à la durée des études et une représentation inconsciente du rôle de chacun dans la société. Sur le schéma de l’ONISEP, licence L2, DUT, BTS, classe prépa conduisent aux grandes écoles, alors pour la plupart des familles autant passer par le DUT qui est le diplôme le mieux reconnu sur le marché du travail à bac+2, puis voir après s’il est possible de continuer. La différence pourtant extrême simple entre « grand corps d’état », école de rang 1, école de rang 2 et autres grandes écoles n’est pas expliquée.  Les enseignants de ZEP sont incapables de renseigner les élèves sur leur potentiel à réussir ce type d’études puisque très peu y vont : hors l’échec est beaucoup plus difficile à assumer pour des foyers pour lesquels la poursuite d’étude d’un enfant correspond à un investissement financier important. Pour ce sujet là, il y a beaucoup plus de personnes qui connaissent le système et qui seraient prêtes à donner un peu de leur temps pour informer les jeunes et leurs parents, si on le leur demandait. C’est sur eux qu’il faut compter en encourageant les associations qui les fédèrent.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L’accusation contre les grandes écoles de vouloir reproduire ses élites est mauvais procès. Depuis des années, certaines très grandes écoles (je pense à une école d&#8217;ingénieur) font des recrutements parallèles aux concours. Depuis près d’une dizaine d’années, la conférence des grandes écoles réfléchit et agit pour lutter contre les discriminations sociales. En particulier, elle soutient les actions de tutorat des étudiants en grandes écoles vers les quartiers défavorisés. D&#8217;après une étude non publiée,  il semblerait que les biais dus aux épreuves des écoles d’ingénieures existent uniquement sur l&#8217;épreuve d&#8217;anglais, plus particulièrement sur l’oral d’anglais. L&#8217;épreuve de philosophie repose sur un programme très cadré pour lequel la culture générale n&#8217;influerait pas. S’il est hors de question de déroger sur le niveau à l’entrée, la réflexion sur les biais discriminants et la recherche de solutions sont réelles et sincères.<br />
Le premier élément discriminant pour les études est la capacité des parents de  limiter la télévision et les jeux vidéo, ainsi que d’inculquer une culture qui lie effort et réussite. Sur cet aspect-là, il me semble difficile d’agir concrètement. Une sensibilisation des parents sur le sujet est importante  mais c’est une action en amont de notre problématique. Pour moi, il faut définir les moyens à mettre à la sensibilisation et considérer ce fait comme une donnée d’entrée.<br />
Ensuite, le deuxième élément discriminant concerne les acquis à la sortie du lycée. Quels que soient les cris d’orfraie de certains membres de l’éducation nationale, les faits sont connus : un élève de la même filière avec les mêmes notes n’a pas les mêmes acquis quand il sort d’un lycée public de Versailles ou d’un lycée public du 94. Les enseignants ne sont pas en cause : ils sont aussi compétents et motivés partout. Le public n’est pas le même. Les critères de passage d’un niveau à l’autre ne sont pas les mêmes. Les modes de fonctionnement des groupes ne sont pas les mêmes. Aussi, les enseignants font se qu’ils peuvent pour faire progresser le maximum d’élèves : ils adaptent les enseignements au niveau de leur classe sans pour autant déroger aux programmes.  Il s’agit d’un problème de fond de l’éducation nationale, pour lesquels il faut chercher des solutions dans les lycées et dans les classes prépas.<br />
Le troisième élément discriminant provient de méconnaissance du système et de l’autocensure dû à la durée des études et une représentation inconsciente du rôle de chacun dans la société. Sur le schéma de l’ONISEP, licence L2, DUT, BTS, classe prépa conduisent aux grandes écoles, alors pour la plupart des familles autant passer par le DUT qui est le diplôme le mieux reconnu sur le marché du travail à bac+2, puis voir après s’il est possible de continuer. La différence pourtant extrême simple entre « grand corps d’état », école de rang 1, école de rang 2 et autres grandes écoles n’est pas expliquée.  Les enseignants de ZEP sont incapables de renseigner les élèves sur leur potentiel à réussir ce type d’études puisque très peu y vont : hors l’échec est beaucoup plus difficile à assumer pour des foyers pour lesquels la poursuite d’étude d’un enfant correspond à un investissement financier important. Pour ce sujet là, il y a beaucoup plus de personnes qui connaissent le système et qui seraient prêtes à donner un peu de leur temps pour informer les jeunes et leurs parents, si on le leur demandait. C’est sur eux qu’il faut compter en encourageant les associations qui les fédèrent.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>

